LES VAGABONDS CRIMINELS
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Il y ;i, en France, au moins de cent cinquante a deux cent mille roulants, peut-être t(uafre cent mille.
Voilà bien une effrayante constatation de ce mode de parasitisme social.
Le vagabondage, accompagné de mendicité (1), tient le milieu entre l'oisiveté et la criminalité. Les vagabonds sont des gens désœuvrés, n'ayant pas de domicile fixe, manquant de subsistances, vivant ce[)endant sans travailler, dans les conditions prédisposantes les plus marquées n commettre toutes les infractions à la loi.
Les vagabonds recherchent les deux satisfactions primordiales des natures animales : la faim et le plaisir sexuel. Manger et coïter. D'oii les délits et les crimes les plus fréquents : les vols et les attentais aux mœurs, les assassinats et les viols.
Il faut tenir compte aussi de rc'/?/?/^. L'ennui est une insulFisance du fonctionnement de notre instinct d'activité.
Ce défaut d'activité est aujourd'hui avec le doute et l'Irrésolution une des maladies sociales les plus fréquentes.
C'est le besoin d'activité qui crée cette disposition ii se déplacer propre à certaines natures. Il y a des individus qui ne peuvent rester en place : riches, ils deviennent aventureux, éprouvent le besoin de voyager ou d'explorer les pays lointains, ils ont comme la frayeur du foyer domestique.
Pour d'autres, l'horizon est plus limité. C'est, d'après la condition sociale, les déplacements pour causes quelconques, ou bien le vagabondage avec la mendicité.
Des peuplades — cela s'observe même de nos jours — ont vécu longtemps à l'état nomade. Actuellement, aux champs ou ;i la ville,
(l)Fi.ouiAN ET GAVAGLiiiiii : / VagaboiuH, Turin 1897. E.nuico Ficnni. — La Justice pénale, etc., Bruxelles, 1808, p. o3.