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REMANIEMENT

Remanier, c’est repasser la composition dans le composteur. On mouille légèrement la partie à remanier et on la retourne sur la galée, le cran en avant, c’est-à-dire contrairement à la

Comment on remanie (première phase).

position qu’elle occupait. Par petites pincées on replace les mots dans le composteur, le cran en dessous, et on rejustifie

Comment on remanie (deuxième phase).

chaque ligne. On est iiarfois obligé de remanier pour n’introduire qu’une seule lettre dans une ligne. Les remaniements doivent toujours se faire dans le composteur. En remaniant, il

faut éviter de laisser à l'intérieur d’une ligne la division qui précédemment se trouvait au bout, ou de réunir sans espace le dernier mot d’une ligne avec le premier mot de la ligne suivante, ce qui se produit très fréquemment.

Lorsque la correction se fait dans la forme, on donne un peu de jeu — pas trop — aux coins de serrage, pour que les lettres puissent être facilement retirées et remplacées.

Toutes les corrections indiquées sur l’épreuve doivent être levées et classées par ordre sur un composteur en bois, que l’on place devant soi.

On se munit d’un petit casseau contenant des blancs assortis du caractère qu’il s'agit de corriger, afin de n’avoir pas à se déplacer constamment.

Les corrections terminées, on en fait soi-même la révision d’après l’épreuve, et on abaisse les espaces qui se seraient levées.

On remet ensuite soigneusement en place tout le matériel dont on s’est servi, en jetant à la fonte les lettres cassées ou défectueuses.

La correction dans les italiques et les caractères d’écriture exige une grande attention à cause des lettres crénées. Le cas échéant, on retirera de la forme tout le mot contenant la lettre à remplacer.

On agira de même pour les caractères de fantaisie.

Le corrigeur devra veiller à 11e jamais déposer ses pinces ou tout autre corps dur sur l’œil de la lettre. Il aura soin, par exemple, de ne pas corriger avec une bague au petit doigt de l’une ou de l’autre main. Ainsi que nous l’avons dit dans les considérations générales du présent volume, la coquetterie doit être laissée à la porte de l’atelier.

Corriger en bon à tirer. — Il importe que le bon à tirer soit corrigé par un ouvrier soigneux, tant au point de vue des corrections diverses que des remaniements que ces corrections peuvent occasionner à la mise en pages. Le metteur doit donc surveiller particulièrement l’exécution de la correction sur plomb des bons à tirer, car il est responsable du travail dont il a la direction effective.

Une dernière épreuve — la tierce provisoire — est tirée pour

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