TRAVAUX DE CONSCIENCE
On entend par travaux de conscience les ouvrages trop compliqués pour pouvoir être confiés aux typographes chargés des compositions courantes. Ces dernières sont généralement tarifées aux pièces, tandis que les ouvriers en conscience sont payés à l’heure. Ils doivent employer religieusement leur temps, dit M. Brun : c’est sans doute pour cette raison qu’on leur a donné le nom de conscience.
La composition de l’algèbre, des formules chimiques, textes accoladés, tableaux, titres et couvertures de livres, actions, obligations et affiches, sont des travaux de conscience.
Sont aussi rangés dans cette catégorie : les prospectus, factures, carnets de bal, bordereaux, circulaires, cartes, en-têtes de lettres, mémorandums, lettres de faire part, menus, etc., mais ces divers modèles sont plus communément désignés sous le nom de travaux de ville.
Les compositeurs qui travaillent en conscience ont aussi pour mission :
De faire la mise en pages des ouvrages qui leur sont confiés;
De veiller à ce que l’outillage et les caractères soient rangés avec soin ;
D’imposer et de désimposer les formes;
De faire les corrections en seconde et en bon à tirer.
Dans toute imprimerie d’une certaine importance, il y a un chef de matériel, chargé de fournir aux compositeurs la distribution, les interlignes et tous les signes ou mots étrangers qui doivent figurer dans le texte, lia aussi pour devoir de tenir la main à la conservation du matériel de composition.
g 1er. — Composition de l’algèbre.