PREMI ÈRE SECTION
ou toutes autres subdivisions; mais on n’en mettra pas entre le titre de la subdivision et le sommaire, s’il y en a un, pas plus qu’entre le sommaire et le texte.
On ne peut commencer une page par une demi-ligne — à moins que celle-ci ne forme un alinéa distinct — ni par une citation en vers dans un texte courant.
Dans la mise en pages d’un journal, on 11e commencera pas une colonne par un bout de ligne, une ligne d’astérisques ou un filet de séparation.
Il faut éviter autant que possible les divisions de syllabes muettes au bas des pages, et les pages courtes ou longues.
Quand il n’y a pas moyen de se tirer d’embarras, le metteur place la ligne de pied entre les deux dernières lignes pour attirer l’attention du correcteur. Celui-ci indiquera à l’épreuve en seconde la ligne à gagner ou à faire en plus, selon que la page sera courte ou longue.
Lorsqu’un ouvrage est composé en deux langues, 011 doit donner une justification plus large à la traduction, le texte de celle-ci étant généralement plus étendu que l’original.
Les alinéas des deux textes seront exactement mis en regard les uns des autres. Si, à la fin d’une page, la partie traduite ne pouvait se placer, alors que l’original s’y trouverait tout entier en laissant même du blanc, il faudrait composer la fin de cette partie sur la justification totale.
Voici un exemple :
Minime quoque silentio prætereunda Biblia Gennunica, ut typo rudiori, sic et idiomate, dice ante Lutlierum Noribergæ anno 1483, cum iîguris ligno incicis édita, quæ sequenti mox anno in Saxoniæ inferioris dialectum translata, Lubecœ in vicino Maris Balthici emperio, aperta per Stephanum Arnoldi typorum ibidem officina, récusa sunt.
Eadem typis descripta prodierunt Augustæ Vindelicorum anno 1493, quæ alii ad annum 1449, sed erronea et contra annorum seriem opinione referunt.
Je ne dois nullement passer sous silence la Bible allemande qui, étant d’un langage fort grossier, a été imprimée en l’année mil quatre cent quatre-vingt-trois, en caractères aussi fort grossiers et gothiques, avec des figures gravées grossièrement sur du bois, longtemps avant que Luther ait paru, et qui, l’année suivante, fut traduite en langage de la Saxe inférieure à Lubeck, dans la place voisine de la mer Baltique, où elle fut derechef imprimée par Étienne Arnould, qui avait élevé une imprimerie. La même
Bible a paru imprimée à Augsbourg, en l’année mil quatre cent quatre-vingttreize, ce que d’autres rapportent à l’année mil quatre cent quarante-neuf; mais ils se trompent, et leur sentiment est tout à fait contraire à la suite des temps.
DE LA MISE EN PAGES
Dans les ouvrages à deux ou plusieurs colonnes, il faut employer des colombelles ou des réglettes de séparation d’une seule pièce. Outre que la page aura ainsi plus de consistance, le coup d’œil ne pourra qu’y gagner, et le travail sera de beaucoup facilité.
Dans les poésies, il n’est lias permis de couper la page entre deux rimes. Si, par suite d’un vers qui a doublé, on se trouvait dans l’impossibilité de faire autrement, on cherchera à doubler une autre ligne, ou l’on empiétera sur la garniture. Il est aussi permis de faire une page courte ou une page longue, quand il y a impossibilité absolue de pratiquer autrement.
Le blanc séparant deux strophes doit avoir la valeur d’une ou de deux lignes : cela dépend de la force d’œil du caractère employé.
La mise en pages d’une feuille ne peut se terminer brusquement : il faut faire la réclame, c’est-à-dire réunir quelques lignes de texte au premier folio de la feuille à continuer, et la signature; de cette manière, lorsqu’on reprend la mise en pages, on sait immédiatement où l’on en est resté.
Pour savoir quelle est la signature à mettre, il suffit de consulter le tableau que nous donnons plus loin, et dont on peut faire des reproductions pour le service des ateliers.
DÉDICACE, PRÉFACE, AVANT-PROPOS, INTRODUCTION, ERRATA, TABLE DES MATIÈRES.
En général, ces diverses parties du livre se composent en caractères différant les uns des autres, et d’un autre œil que le texte courant du volume.
On peut aussi employer le même caractère pour la préface ou l’avant-propos et le texte, mais en interlignant différemment, ce qui change beaucoup l’aspect du caractère.
La dédicace se place immédiatement après le grand titre; on la compose généralement en caractères italiques. Le nom de celui à qui l’ouvrage est dédié se compose en grandes ou petites capitales.
Viennent ensuite l’avant-propos ou l’introduction, la préface, et enfin le texte.
Toutes ces subdivisions doivent commencer en belle page.
L 'errata est une liste rectificative des erreurs ou omissions qui se sont glissées dans la composition d’un livre. Quand les rectifications ne portent pas sur des phrases d’une certaine importance, on disposera la composition comme ceci :
Page Ligne 2 5
Au lieu de
échevin
église Saint-Jean
je suis au bout de mes farces
Lisez
éclusier.
église Saint-Joseph.
je suis au bout de mes forces.
Lorsque les rectifications sont assez longues, on observera l’exemple suivant :
Page 7, ligne 18, au lieu de : notre ville est dans la désolation; les pauvres ont pendu leur meilleur ami, lisez : notre ville est dans la désolation; les pauvres ont perdu leur meilleur ami.
Page 10, ligne o...
L’errata et la table des matières se placent ordinairement à la fin du volume, quoique la vraie place de l’errata nous paraisse être en tête de ce que l’on va lire, soit après le grand titre, soit après la dédicace.
Quant à la table des matières, nous ne voyons pas d’inconvénient à la mettre en tête du volume, si tel est le désir de l’auteur.