‹ Vade-mecum du typographieChapitre 193 sur 269 · ANGLAIS · texte numérisé non relu

ANGLAIS

L’alpliabet anglais se compose de vingt-six lettres minuscules et majuscules, comme en français. Il n’y a aucune lettre accentuée dans le langage courant.

Les signes de ponctuation sont les mêmes qu’en français.

On met un cadratin après chaque point marquant la fin d’une phrase; la virgule se colle au mot qui la précède; le point-virgule en est séparé par une esjiace fine et du mot suivant par un demi-cadratin ; il en est de même pour le deuxpoints, qui ne se met jamais au milieu du blanc. Ainsi que pour le point, cet espacement lient être diminué ou augmenté suivant les circonstances, mais il faut toujours faire en sorte de marquer ces deux ponctuations par une espace plus forte que les autres.

Le tiret, dont on se sert beaucoup dans la composition anglaise, ne prend d’espace ni avant ni après ; quand on l’emploie à la fin d’une phrase pour marquer une suspension, il se colle également au mot, mais on met une espace après quand le mot qui suit n’est qu’une continuation de la phrase interrompue, et un cadratin lorsque l’on commence une phrase nouvelle.

L’apostrophe sert à exprimer le génitif; elle se place, dans ce cas, à la fin des mots et est presque toujours suivie d’un s :

My father’s house.

Après un mot déjà terminé par un s, on met simplement l’apostrophe sans la faire suivre d’un autre s :

The enemies’ vessels.

En poésie l’apostrophe est, comme en français, le signe de l’élision.

Le guillemet anglais se compose de deux virgules mises ensemble et tournées cran dessus pour l’ouverture d’une citation (“) et de deux apostrophes jointes (”) pour la fermeture de

la même citation. Mais quand il s’agit d’une citation dans une citation, on n’emploie qu’une virgule (‘) et une apostrophe (’). Afin de mieux faire comprendre la façon anglaise d’employer les guillemets, nous reproduisons une phrase guillemetée en double :

“ Will vou please tell me if the lady is in who writes the ‘ Mother’s ‘ ‘ Column ’ in your paper every week ? I want to tell her how much “ pleasure I had in perusing lier articles on ‘ The baby in the cradle.’ ”

On voit que l’alinéa commence avec deux virgules tournées et finit avec trois apostrophes, parce que l’apostrophe simple termine la citation dans une autre citation ; c’est là l’avantage de cette façon de guillemeter, qui évite toute confusion.

Entre le guillemet ouvert et la lettre qui le suit, et entre le guillemet fermé et la lettre qui le précède, on met une espace moyenne.

La ponctuation se met toujours avant le guillemet.

Un I seul exprime le pronom de la première personne du singulier. C’est toujours une grande capitale :

You are the person I was looking for.

Il est d’usage de mettre une capitale aux noms propres (personnes, pays, villes), ainsi qu’aux mois et jours de la semaine. Sous ce rapport, les Anglais sont moins généreux que nous.

Les indications des tomaisons, des livres, les grandes capitales après un nom propre sont suivies d’un point :

Vol. II., p. 25. Henry VIII. James VI. William III.

On ne se sert pas de lettres supérieures pour les abréviations, mais de lettres bas de casse suivies d’un point :

Mr. Mrs. No. Co. Dr. St.

On ne met pas d’espace entre les lettres initiales désignant le nom d’un quartier :

Le signe î est employé comme appel de note.

Une des principales difficultés est de savoir comment il faut diviser les mots.

COMPOSITION DE LANGUES ÉTRANGÈRES

En général, les mots anglais se divisent par syllabes, mais comme la prononciation de ces mots pourrait donner lieu à une division impropre, la méthode suivante est d’un usage courant.

La terminaison able est toujours isolée, ainsi, par exemple, les mots perform-able, remark-able, notice-able ; de même les terminaisons en ance, tels perform-ance, import-ance (aussi exist-ence) ; puis celles en ing, comme follow-ing, feel-ing , meaning', Print-ing, et celles en cal : grammat-ical (ici un i est ordinairement intercalé entre la racine du mot et sa terminaison).

Les exemples qui précèdent montrent, que la racine du mot reste toujours seule, et on commettrait une erreur en la divisant. En cas de doute, il est facile de se reporter au dictionnaire qui lèvera la difficulté. Par suite de cette remarque, les mots suivants se diviseront ainsi : develop-ment, natural-ise, allit-eration, immed-iate.

La même règle s’applique aussi aux préfixes ab, ac, dis, down, euer, for, gain, mis, oui, some, un, under, up, with, etc. Nous diviserons donc ab-use, ac-knowledge, dis-ordinate, disoblige, down-right, ever-sleep, fov-give, mis-take, mis-advice, out-line, some-wbere, un-able, under-stand, with-out.

La division se fait avant les suffixes tels quedom, fui, less, ness, etc. : King-dom, pain- fui, joy-less, good-ness.

Les mots terminés par -ed, -ly, -ty peuvent se diviser avant ces syllabes, mais seulement dans des justifications réduites.

Le ck se sépare fort rarement et reste à la fin de la ligne. Il en est de même du sh.

Le th ne se sépare jamais, — sauf dans knight-hood , — mais il se reporte presque toujours au commencement de la ligne, à part quelques exceptions ( with-out , par exemple).

Page 1