Tome VII, livre 111, titre II, acte IV
L’an IV de la République.
Léopold II, Léon XIII, Louis Elzevier Ier, le comte Vilain X1III.
Chapitre III. — - Article IV. (L’adjectif numéral premier se compose en toutes lettres avec une grande capitale, sauf lorsqu’il désigne le quantième du mois : Chapitre Premier. — Article Premier.)
Lamartine, dans son Entretien LXXXV.
XVe Arrondissement.
XIXe siècle (si l’on est embarrassé pour la division, on peut, au besoin, composer XIX en toutes lettres).
Planche III.
Ier et IIe trimestres.
36° Aux mots Monsieur, Madame, Monseigneur.
Remarque. — Ces mots se composent en toutes lettres et avec la grande capitale, qu’ils soient ou non suivis d’un qualificatif ou d’un nom propre, lorsqu’on s’adresse directement à la personne :
Irez-vous à ce concert, Madame?
Je vous en prie, Monsieur.
Merci, Mademoiselle.
Mademoiselle Jeanne, vous êtes bien aimable.
Prendrez-vous part à la discussion, Monsieur le sénateur?
Agréez, Monseigneur, l’assurance...
(1) On trouvera peut-être singulier que nous avons changé d’avis depuis la publication de notre première édition, où nous conseillions de composer : xixe siècle. L’explication en est fort simple : Pourquoi XVe arrondissement et pas XIXe siècle? Et puis les grandes capitales se distinguent mieux dans le texte que les petites capitales ; on peut en juger par l’exemple suivant : « Que de progrès se sont réalisés dans le cours du xixe siècle! »
De même, si le nom propre est sons-entendu :
Madame, je désire parler à Monsieur.
Ils se mettent en abrégé quand on parle de la personne ; dans ce cas, le nom propre ou la qualité doivent suivre immédiatement l’abréviation :
Le discours de M. David était d'une éloquence...
J’ai eu le plaisir d’entendre M. le sénateur Thibaut.
On attend M. le ministre de l’intérieur.
Mme Derville et Mlie Marie, sa fille, assistaient au concert.
La messe sera dite par M§r l’archevêque de Malines.
Monsieur, employé dans un sens indéfini ou ironique, s’écrit en toutes lettres et sans capitale :
J’ai vu ce monsieur à la soirée de Mnie Lefèvre.
Ne dirait-on pas, en voyant ce beau monsieur...
On ne met généralement pas de grande capitale :
1° Aux noms de fêtes païennes :
les bacchanales, les saturnales, etc.
2° Aux noms de divinités des mers et des bois : dryade, faune, naïade, satyre, syrène, etc.
3° Aux noms de prêtres païens : augure, druide, mage, pontife.
4° Aux noms des membres des ordres monastiques : bénédictin, carme, chartreux, dominicain, templier, trappiste.
5° Aux noms des diverses parties de l’office divin : matines, laudes, tierce, vêpres, complies.
6° Aux noms de religions :
calvinisme, catholicisme, judaïsme, mahométisme.
Et conséquemment on ne met pas de capitale aux noms des partisans de ces doctrines religieuses, ni aux noms des membres des partis politiques :
calviniste, catholique, libéral, légitimiste, républicain.
DES GRANDES CAPITALES