VALSAIS
Ici finissait le journal , et yoiis senl pcmvei imaginer ce qu'il me fit souffrir par les terribles rapprochemens que je faisais. Gea brillantes ^ espérances qni venaient se briser contre nn I cercueil ; cette mère si aimable, qui semblait j pressentir le malheur qae nous avons sous les yeux , et ee caractère si pur, si noble, si sensible , qui a tenu toutes les promesses de l'enfance : il n'est pas d'expression pour tout ce que j'éprouvais. Pour lui, il m'éeoutait ayee un calme que j'aurais cru impossible. Vingt fois je voulus m'arréter, me repentant de n'avoir pas assez prévu ce qu'il y avait de trop douloureux dans cet écrit; il me eoigurait, mais avec calme , de continuer.
Quelquefois il semblait qu'il cherchait i se rappeler ces scènes de son jeune âge ; il écartait , en rêvant , de dessus son front ses cheveux, qui paraissaient l'embarrasser, et la pâleur de son front alors me faiioit $i nuU!
Quand je lui lus ce passage où il est parle d'Homère, il s'est soûle vë, il a joint ses mains sans rien dire; une joie encore belle» malgré ses traits flétris, était sur son visage; il a prononcé longuement votre nom ; puis il a ajouté :
Oh I comme je me rappelle bien cela 1 0 doux plaisirs de mon enfiince ! vous venex donc encore vous asseoir sur ma tombe I
Au moment où il est parlé de la botanique ,