ACTE II, SCÈNE VI
LE COMTE
Et si rien n'était plus facile... Si ce miracle ne dépendait que de vous... de votre courage!
De moi!... Parlez, j'exposerais ma Vie oour être digne de partager la vôtre!
LE COMTE
Eh bien, j'ai un ami... qui vous est dévoué... et si le ciel ne trompe point mes espérances... il saura vous rendre à la lumière... Daignez vous confier à ses soins, à son zèle, et dès ce soir je vous mène auprès de lui. Quoi, vous hésitez ! I
Non ; mais l'idée seule me rend toute tremblante. Songez bien, Ernest, à ce que je vous ai dit! Rien ne pourra changer ma résolution, et, si ce projet ne réussit pas, il faut renoncer à jamais à l'espoir d'être à vous!
LE COMTE
N'achevez pas; ne m'offrez pas une pareille idée. Dites-moi seulement que vous acceptez.
Mon ami, ayez pitié de moi; laissez-moi quelques instants... jusqu'à ce soir...
LE COMTE
Eh bien!... à ce soir. Valérie, vous rappelez-vous le château de Rinsberg, et me donnerez-vous encore votre bouquet?
Quoi! vous n'avez point oublié notre ancien gage d'amitié?
LE COMTE
Aujourd'hui, si je le reçois, je le regarderai comme un gage d'amour, comme un consentement à notre union... Mais on vient. Adieu, adieu, Valérie.
Vous me quitlez?...
LE COMTE
Pour quelques instants .. Je vais tout préparer ; à ce soir.Vous consentirez, n'est-ce pas?
( Il sort rn saluant Henri qu'ii rencontre à la perle du fond; 11 disparaît, côté droit, parle fond ; Hemi vient prendre le n. 1.)
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