Scène IV
henri, Valérie, conduite par ambroise.
Valérie. Henri, êtes-vous là ?
Henri. Oui, sans doute ; et je désirais bien vous voir.
Valérie. Eh ! vite, Ambroise, conduis-moi de ce côté! ( Tendant la main à Henri.) Bonjour, mon ami, je vous ai fait attendre, ce n’est pas ma faute ; je ne vais pas aussi vite que je le voudrais !
Ambroise. Oh ! vous allez encore un bon pas,1 surtout pour moi! Qui m’aurait jamais dit qu’à soixante-six ans je serais le conducteur d’une jeune et jolie fille telle que vous ?
Valérie, gaiement . Comme ma cousine me le lisait l’autre jour dans cet opéra français de Richard ... tu es mon Antonio.
Ambroise. Oui, un Antonio caduc.2
Valérie. Tant mieux. Ta vieillesse me permet de m’acquitter envers toi. Tu me guides, et je te soutiens.