‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 101 sur 184 · Braun et, Cruer. Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Braun et, Cruer. Loc. cit., p

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ner la certitude, l'examen clinique doit néanmoins toujours servir de base au diagnostic”.

Le symptôme fonctionnel de début le plus important est la pyurie. Mais elle passe facilement inaperçue lorsqu'elle existe seule.

Le début cystique est de beaucoup le plus fréquent.

Bien que la maladie soit au rein, cet organe reste silencieux, et les malades se plaignent uniquement de pollakiurie (parfois très intense et souvent à prédominance nocturne [Bazy]), d’incontinence d’urie”, de douleurs mictionnelles et parfois spontanées.

Souvent la pyurie, parfois une hématurie terminale, viendront s'ajouter au tableau clinique.

En l’absence d’antécédents blennorragiques et d’amélioration par un traitement local, il faut songer à la possibilité d’une affection tuberculeuse de l'appareil urinaire, et, en particulier, du ou des reins.

Au début, il y a plus souvent cystalgie que cystite vraie (voy. Chap. Il de la première partie); tandis qu'à la période d'état de l'affection, les troubles vésicaux sont habituellement très intenses.

L'hématurie d’origine rénale est un signe capital, mais très inconstant, qu'on peut rencontrer à différents stades de la maladie.

Parfois elle est la première manifestation d’une bacillose rénale (« hémoptysie » de DIEULAFOY).

L'hématurie initiale, rarement menaçante au point de réclamer une intervention d'urgence (TRAUTEN-

1. Nous serons très bref sur cet examen clinique n'ayant rien d’essentiel

à ajouter à l'étude détaillée qu’en ont faite Braun et CruET. 2. Coxsranrinesco. Journal d’urologie, t. 1, n° 5, 15 mai 1912, p. 611-624.

roru*, NicoLicn?), est habituellement « vite oubliée » (L. Bervanp); elle peut parfois cependant déceler une pyurie latente et confirmer une tuberculose rénale jusque-là douteuse, ou encore se reproduire ultérieurement.

Parfois elle constitue le début des formes hématuriques, si bien décrites par TurriER” : formes hématuriques associées, forme hématurique essentielle; celte dernière ne peut parfois, comme dans un cas d'ALBARRAN, être diagnostiquée qu'après une néphrotomie exploratrice suivie de l’inoculation d'un fragment du parenchyme rénal douteux au cobaye.

La douleur spontanée (« néphralgie » de Bazy”) est, en dépit de l'opinion de RovsinG”, assez rare au début de la maladie; cependant TüurFier® a décrit une forme douloureuse de la maladie.

Le symptôme « douleur » peut conduire à des erreurs de diagnostic; on pense surtout à la lithiase rénale (ex. : obs. XIX, dans laquelle la radiographie contribua à faire croire à l'existence d’un calcul). Parfois la néphralgie existe uniquement du côté sain : nouvelle source d'erreurs.

La pyurie présente une grande valeur diagnostique. Elle est constante (sauf dans les tuberculoses « fermées ») à la période d'état. Lorsqu'elle constitue le symptôme initial, elle est latente et demande à être dépistée. La polyurie lui est fréquemment associée.

1. TRaurENrorH. Mill. à. d. Grenzg. d. Med. u. Chir.,t. I, 1896, p. 136. 2e Nicoricn. Folia urologica, juin 1907, P 29-27. Ré 3. Tuüurrier. Ann. gén.-urin., juillet 1803.

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