LA PL
on
tre, jaunâtre vers la périphérie, qui se relève doucement : c’est une ulcération « en cupule ». Dans certains cas rares, ont voit d’une fente mince située habituellement sur le fond de l’ulcération, s'écouler un petit suintement sanguin continu, ou s'élever un petit panache sanglant, comme une fumée rougeûtre (Pas- PEAU OC PCT)
L'ulcération elle-même. ordinairement cyclique, parfois en coup d’ongle, peut être polveycelique, formée de petites ulcérations confluentes. Au niveau des bords de l’ulcération. réguliers et bien dessinés, existe un étroit liséré blanc limité en dehors par une petite couronne rouge, qui tranche sur le reste de la muqueuse avoisinante, et qui est constituée par un lacis de très fins vaisseaux sanguins.
Un des caractères les plus importants des ulcérations vésicales tuberculeuses est leur localisation toute particulière : elles siègent de préférence dans la partie inférieure de la vessie. PASTEAU distingue quatre zones : 1° le trigone; 2° la zone du col vésical: 3314 zone urétérale: 4° les cornes vésicales latérales, dépressions normales qui se continuent en arrière de la zone urétérale avec une dépression transversale située derrière la saillie du muscle interurétéral.
Au cours de la tuberculose réno-vésicale, conime dans toutes les pyélites en général, c’est au niveau de la zone urétérale correspondant au rein malade que se localisent le plus fréquemment les ulcérations tuberculeuses (ex. : fig. FT de la PI. cystoscopique À). Tous les auteurs sont aujourd'hui d'accord sur ce point
que les travaux de Fexwick’, CATHELIN”, KLOTZ', Poisson’, Dunor*, ete., ont bien mis en lumière. L'examen des méats urétéraux (méatoscopie), facilité dans les cas difficiles par la chromocystoscopie de VorLker et Josepn®, est donc capital au cours d’une cystoscopie.
Parfois les lésions ulcéreuses s'étendent du côté des cornes latérales de sorte que « tout ce coin de la vessie peut former une vaste surface ulcérée” » (voy. fig. V et fig. VI de la PI. cystoscopique B). Par contre, les ulcérations sont plutôt rares sur le trigone, malgré l'opinion de Saxrorpr (loc. cit.).
La méatoscopie, dans le cas de tuberculose méatique ou péri-méatique permet habituellement de constater une certaine rigidité de l’uretère sur laquelle Fexwick* et plus récemment, BARRINGER” et MourcuE ” ont insisté avec raison; cette rigidité se manifeste par la modification de l’éjaculation normale, dont le mécanisme a été si bien étudié par CATHE- LIN.
Lorsqu'une ulcération entoure inimédiatement l'orifice urétéral (« ulcération en bordure » de PAs-
1. FeNwick. The value of ureteric Meatoscopy in obscure Diseases of the Kidney. Londres, 1903, Churchill, édit.
>. CArHErIN. La pathologie du méat urétéral. Bull. Médical, 1905, :
DADT0 0 T0
3. KLiorz. Méatoscopie urétérale. New-York (Académie de Méd. de), 6 janvier 1909.
h. Poisson. Loc. cit.
5. Dunor. Annales de la Policlinique centrale de Bruxelles, 1906.
6. Voœrker et Josepn. Müchn. Med. Wochenschr., 1903, p. 2081. 7. PasrEau. Loc. cit.
S. Fexwick. Brilish Med. Journal, 27 janvier 1906.