Mémigux. Lyon médical, mars
h. Braun et CrRugr. Loc. cil., p. 1550.
inguinaux (BLocu'); enfin les méthodes d'OPPENHEI- MER (inoculation intra-hépatique), de BLocn (procédé ancien amélioré), NECKER et BAGHRACH, ASCu, eXposées au Congrès d’urologie de Vienne, en 1911°.
Tout récemment, Herrz-Boyer”, puis CHEvASSU* ont apporté des résultats très encourageants, obtenus avec un nouveau procédé de diagnostic, basé sur la recherche de l’antigène tuberculeuse dans l'urine, procédé imaginé par DEBré et Parar”. Nous renvoyons aux publications de ces auteurs, élant incapable de nous prononcer sur la valeur de ce procédé que nous n'avons pas expérimenté. Bien qu'un peu compliqué, il méritera d'être utilisé lorsque sa valeur aura été confirmée par de nouvelles recherches; il s'agit d'un procédé en tout cas très rapide et qui a non seulement l'avantage de fournir le diagnostic positif de tuberculose, mais qui donne encore la certitude sur la non tuberculose du rein adelphe, point essentiel en cas de néphrectomie (CHEVASSU).
Lorsque la présence du bacille de Koch dans les urines à été établie, que peut-on en conclure?
S'il s’agit d'un malade atteint de troubles urinaires et en particulier de pyurie, on a affaire, d’une façon
1. BLocn. Berl. klin. Wochenschr., 1907, n° 17. 2. Voy. aussi : Hirsou. Mediz. Klinik, n° 50, 1911, p. 1936. 3. Herrz-Boyer. Diagn. rapide de la tub. urinaire par une nouvelle méthode (réaction de l’antigène dans les urines). Journal d'Urologie, t. I, n° 1, 15 janvier 191», p. 71-84.
4. Cuevassu. Valeur de la réaction de l’antigène de MM. Desré et Parar
pour le diagn. rapide de la tub. urin. Presse Médicale, 28 février 1912, p. 173-155; :
5. DEesré et Parar. Soc. de Biologie, séances des 8, 90. 29 juillet et du
28 octobre 1977.
à peu près certaine, à une tuberculose urinaire, c'està-dire presque toujours à une bacillose du rein, l’urétrite tuberculeuse et la cystite tuberculeuse primitive ou génitale étant exceptionnelles.
Lorsque les urines ne contiennent pas de pus et que le malade souffre de troubles urinaires légers, la présence du bacille indique habituellement une luberculose rénale extrêmement précoce ou encore une néphrite tuberculeuse lorsque le malade présente des signes de néphrite, avec albumine, œdèmes, etc.
Mais la bactériurie ou bacillurie simple, sans lésions rénales, bien qu'assez rare, doit être au jourd'hui admise’. Nous avons déjà signalé cette notion, et nous y revenons uniquement pœur dire, avec Braun et Cruer, qu'il ne faut conclure « qu'avec prudence à l'existence d’une lésion rénale tuberculeuse en se basant seulement sur la présence de bacilles dans les urines ».
L'examen bactériologique devra toujours être complété par la recherche des autres Microorganismes possibles.
Lorsqu'on ne décèle aucun autre microbe, ce signe négatif prend une grande valeur, s’il y a en même temps de la pyurie. Une pyurie aseptique, même en l'absence du bacille de Koch, doit être considérée com-
1. Une observation de LoumEau (Gaz. hebd. des sc. méd. de Bordeaur, 1903) mérite toutefois d’être signalée, car elle démontre une erreur possible : Le malade en question, tuberculeux avéré, avait un cancer rénal; la brèche ouverte dans le rein laissait passer dans l'urine des bacilles de Koch qui disparurent après l'opération.
>. Tnévenor et Barier. De la bacillurie tuberculeuse. Province Médicale, 1907, N° 06,,p-.07-
BoLocenesi. Tuberculose rénale et bactériurie tuberculeuse, Annales génilourinaires, 19 avril 1911, Pp: 709-721.
me tuberculeuse. L'exactitude de cette proposition de MELcHioR' élait affirmée en 1899 par NoGuës au IV° Congrès d’urologie, puis peu après par RovsixG et nombre d’autres urologistés. RAFIN? vient d'y insister à nouveau dans un récent article.
La présence de microbes banaux n'a de valeur que recherchée dans l'urine fraiche. Ces microbes, qui démontrent une infection, vésicale ou rénale, sura- Joutée, gènent la recherche du bacille de Koch et ajoutent ainsi aux difficultés du diagnostic.
c. Examen physico-chimique des urines totales
IL faut toujours examiner les urines à l'émission et se souvenir que les urines tuberculeuses restent acides pendant un temps assez long.
L'analyse chimique des urines totales ne donne guère de renseignements sur le siège et la nature de l'affection, sauf à une période avancée, et surtout lorsque les deux reins sont touchés.
En effet, l’urée et les chlorures sont assez bien éliminés tant que l'hypertrophie du rein sain supplée au mauvais fonctionnement du rein malade.
Aussi l'examen de l'urine totale est-il] souvent peu utile lorsqu'on a pu pratiquer le cathétérisme urétéral bilatéral et analyser les urines séparées, examen des plus importants, nous le verrons.
L'asalyse chimique devra loujours être accompa-