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repris. son travail sept mois après l'opération. Il a pris aussi
pendant assez longtemps des cachets d’urotropine. Actuellement, il ne suit plus aucun traitement.
Appareil génilal. — Les lésions ont régressé.
État du rein restant. : :
Le rein droit est perceptible à la palpation, il est même assez volumineux, mais nullement douloureux.
Analyse chimique de l'urine de vingt-quatre heures (M. GARNIER). Quantité." "7 42 5 2 SR MERS O0 CT GS Densité à AAA Sue MO MOTS Couleur jaune citrin.
Dépôt assez abondant.
Consistance fluide.
Réaction alcaline.
Urée . . . : .… 5 gr:09 (par litre), 12 gr. 72 (par 24 heures). Chlorures . . . 10 gr. 41 — 926 gr. 02 -- 2 Acide phosphorique en P205. 0 gr. 68 —— 1 gr. 70 — Glucose ON Oicr. 00 —— 0 gr. 00 = Albumine . . . Ogr. 00 0 gr. 00 — Examen histologique (D' Fairise). — Urate de soude et phos-
phate bicalcique en assez grande quantité. Pas de pus. Inoculation négative (cobaye autopsié 3 mois après l’inoculation).
27 avril 1912. — Nous recevons une lettre de l’opéré, qui confirme son bon état de santé.
Observation VIII.
Bacillose rénale droite caverneuse, développée au cours d'une grossesse. Tuberculose pulmonaire. Néphrectomie lombaire deux mois et demi après l'accouchement. Amélioration les trois premiers mois; puis vers le sixième mois, aggravation de l’élat pulmonaire. — Morte 8 mois après l'opération.
MESSE , 90 ans, femme de ménage, entre à la salle VII, lit 11, le 25 mai 1906, pour une affection du rein droit.
Antécédents. — La malade n'a jamais eu de maladie grave antérieurement. Elle à eu quatre grossesses normales. ‘
Maladie actuelle. — La malade à mis au monde son cin-
= ge
quième enfant il y a six semaines, Pendant les quatre derniers mois de sa grossesse, elle a souffert d’une façon presque continuelle de son rein droit. De plus, elle a présenté des symptômes de cystite.
Quinze jours avant l’accouchement, une analyse d'urine fait découvrir de l’albumine et du pus.
Après l’accouchement, elle aurait eu de la fièvre (37° à 38°5) pendant une quinzaine de jours. On s'était demandé s’il n’y avait pas eu infection utérine; en réalité, la température était attribuable à l'affection rénale.
ÉTAT ACTUEL. — État général. — La malade a beaucoup maigri depuis les derniers mois de sa grossesse. Elle est au régime lacté depuis deux mois. Actuellement, l’amaigrissement est très considérable.
Poumons. — Signes nets d’induration des deux sommets, sans ràles toutefois.
Reins. — La malade souffre de son rein droit exclusivement. L'observation ne dit pas si les reins étaient augmentés de volume.
Examen cystoscopique. — L'orifice de l’uretère droit est
extrêmement dilaté, tuméfié, rouge et couvert de pus. Rien de spécial au niveau de l’uretère gauche. Le reste de la vessie est un peu congestionné.
Le cathétérisme de l’uretère droit conduit dans un bassinet distendu contenant 30 cmc. d'urine purulente. On fait un lavage au nitrate d'argent à 2/100°. L’urine retirée, filtrée, contient une proportion de 1 gr. 50 par litre.
26 mai. — Le cathétérisme de l’uretère droit permet de retirer 25 emc. d'urine purulente. On le fait suivre d’un lavage du bassinet au nitrate d'argent à 1/100°. Accès de fièvre le soir : 39°. Pas de température le lendemain.
28 mai. — Rétention de 28 cmc. Urines encore très troubles et contenant en suspension de petits graviers.
La malade souffre beaucoup moins de son rein. Elle commence à manger et les digestions sont bonnes. Lavages avec cinq seringues de r2 eme. de nitrate d'argent à 1/1000°.
30 mai. — La malade a eu hier soir une poussée de température : 38°6. Aujourd'hui on passe dans l’uretère droit et sur mandrin une sonde à bout coupé n° 10, qu'on laissera à de-
ep, meure. Il sort du bassinet la même quantité d'urine purulente. On recueille les urines séparées (celle du rein gauche est recueillie au moyen d’une sonde placée dans la vessie) et on les soumet à l'analyse. Lavage du bassinet avec la solution de nitrate d'argent.
Analyse chimique de l'urine totale de vingt-quatre heures (29 mai) ef des urines séparées (31 mai 1906) (Dr Rogerr).
URINES TOTALES REIN DROIT REIN GAUCHE Quantité mrO0ICme Densité à 150. . 1.012 1.006 1.025 Couleur . . . . n° 3 de l'échelle de nv 1 (presque in- n° 4.
Vogel. colore.
Xéaclion . . . . neutre. neutre. acide.
Dépôts. . . . . abondant, blanc. très abondant très léger. (blane-jaunètre).
Urée. . . . . . 16 gr. 52 (par 24 heure) 4 gr. 05 (parlitre) 26 gr. 46 (par litre) Acide urique . . Ogr. 27 traces. — Ogr. 65 — Chlore deschlorures. 6 or. 54 - 2gr.20 — Tgr. 00 —
Acide phosphori-
que P? OS total. 1 gr. 19 - traces. — tgr. 50 — Glucose 0 gr. 00 — Ogr. 00 — Ogr. 00 — Albumine. . 0 gr. 51 - Lgr. 15 — I gr. 20 —
Examen microscopique du dépit. L URINES TOFALES REIN DROIT REIN GAUCHE Dépôt entièrement Constitué en tota- Quelques globuconstitué par des lité par du pus. les blancs qui globules de pus. proviennent peut-être de l'autre rein.
31 mai. — Épreuve au bleu de méthylène. — Le rein malade n'élimine pas la moindre trace de bleu, tandis que l'élimination du rein gauche paraît normale.
13 juin. — On retire la sonde urétérale.
14 juin. — On n'a plus fait aucun sondage du rein. La malade se trouve mieux depuis que la sonde urétérale est retirée. Elle s’alimente assez bien et reprend un peu de force. Urines encore purulentes. Tous les soirs : 38° de fièvre.
Le rein droit étant très malade, tandis que le gauche paraît fonctionner d’une façon normale, on décide de pratiquer une néphrectomie droite dès que la malade sera un peu remontée.
20 juin. — État général meilleur. Cependant, tous les soirs le thermomètre accuse 38°.
me
25 juin. — On pratique le cathélérisme des deux urelères et on soumet de nouveau les urines séparées à l’analyse.
Les résultats de cette analyse sont à peu près les mêmes que précédemment, sauf que cette fois l’urine du rein gauche ne contient pas de dépôt : ce qui semble prouver que celui qu'on avait obtenu lors du premier examen provenait de l’autre rein. De plus, l’urine du rein gauche ne renferme plus que o gr. 70 d’albumine au lieu de 1 gr. 20.
2 juillet 1906. — INTERVENTION. — Néphreclomie lombaire droite. — Accident opératoire : ouveriure du péritoine. — Incision oblique habituelle. La malade ayant glissé sur la table sans qu’on sans aperçoive, on se trouve amené à inciser trop haut et on ouvre le péritoine au niveau du bord postérieur du foie. On referme aussitôt la brèche avec un surjet de catgut.
Le rein est ensuite rapidement mis à nu. Il est gros, bosselé, blanchâtre, couvert extérieurement d’un semis de granulations d'aspect tuberculeux. Pendant la dénudation du rein, luretère, très friable, se rompt à sa sortie du bassinet, et il s'écoule de celui-ci un peu de liquide purulent qu'on éponge soigneusement. On résèque ensuite une certaine longueur d’uretère, on le lie, et on le coupe au thermo. Les vaisseaux rénaux sont liés au catgut, et le rein est enlevé.
La plaie est drainée avec un gros drain. On suture les muscles au catgut et la peau au crin. Bandage compressif. Sérum artificiel.
Examen de la pièce. — Le rein enlevé est parsemé de nombreuses et grosses cavernes. La substance rénale normale à complètement disparu. Ce qui en reste entre les cavernes esf absolument infiltré de tubercules solides plus récents. En somme, tuberculose rénale typique (forme ulcéro-caverneuse).
SUITES OPÉRATOIRES. — Pendant les trois premiers jours, injections de sérum, matin et soir. Peu de fièvre. La malade, quoique affaiblie, a bien supporté l'intervention. Les urines restent encore un peu troubles.
6 juillet. — Pansement. Peu de sécrétion. On raceourcit un peu le drain.
9 juillet. — On supprime les sutures et on remplace le gros drain par un drain plus petit. Etat assez satisfaisant.
— hi —
16 juillet. — Localement la plaie est réunie dans toute sa partie suturée. Fréquents accès de fièvre le soir.
23 juillet. — On remet un drain plus gros qui évacue une certaine quantité de pus par la plaie. État général médiocre.
1 août. — Trajet profond suppurant.
3 août. — On débride largement la cicatrice cutanée de façon à mettre à découvert la cavité sous-jacente encore profonde qui va jusqu'au pédicule du rein et qui continue à suppurer. On bourre toute cette cavité avec des mèches en partie iodoformées.
6 août. — Pansement. Lavage à l’eau oxygénée et tamponnement iodoformé.
8 août. — Suppression des mèches. Lavages à l’eau oxygénée. Le soir il y a encore de la fièvre.
22 août. — Amélioration. La plaie suppure beaucoup moins et tend déjà à se combler, Il y à encore de temps en temps des poussées de fièvre. La malade mange bien.
1° septembre. — La plaie suppure moins. L'appétit est bon. L'état général s'améliore. 8 septembre. — La plaie est en grande partie comblée et sup-
pure peu. La température se rapproche de la normale. La malade se lève et a bon appétit.
18 septembre. — La malade reprend des forces. Elle se lève tous les jours. La cicatrisation est très avancée: il n'y à presque plus de suppuration.
1® octobre. — État général toujours meilleur. La malade est moins amaigrie. Elle mange bien. La plaie continue à bien se cicatriser.
28 novembre. — La plaie suppure peu, mais n’est pas encore guérie. Depuis quelques jours, nouvelles poussées de fièvre. L'opérée commence à tousser. Signes nets de bacillose pulmonaire aux deux sommets.
SUITES ÉLOIGNÉES
20 janvier 1907. — La malade va quitter l'hôpital pour rentrer chez elle. La plaie est cicatrisée, Mais l’état général est mauvais. Elle est très amaigrie, ne mange plus, ne se lève plus et se cachectise.
Mars 1907. — La malade succombe chez elle, huit mois après l'opération.
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Observation IX.
Tuberculose rénale droite (forme pyonéphrotique). Néphrotomie lombaire; néphrectomie secondaire sous-capsulaire sept semaines plus tard. Guérison. — Inoculation négalive au bout de 4 ans et 8 mois. Excellent état général et local 5 ans et 9 mois après la néphrectomie.
MOST. , 39 ans, sans profession, entre à la Pension Bon- Secours le 10 juillet 1906.
Depuis six mois, la malade a remarqué dans son côté droit une tumeur d'abord petite, qui avait augmenté jusqu'à acquérir dans ces derniers temps le volume d'une tête de fœtus. Cette tumeur est douloureuse à la pression.
Depuis quinze jours la malade a constaté du pus dans ses urines, en quantité variable selon les moments. Tantôt les urines sont constituées par du pus presque franc, tantôt au contraire elles en contiennent très peu, lorsque l’uretère du côté malade est bouché par un grumeau plus épais et que l’urine vient de l’autre rein. Mictions fréquentes et douloureuses.
La tumeur, manifestement rénale, ballotte. Elle fait saillie surtout en avant entre le rebord costal et la fosse iliaque et semble plus abdominale que lombaire.
L'état général est assez affecté. La malade a beaucoup maigri. Elle mange à peine. Elle a souvent la fièvre le soir, a les pommettes rouges.
18 juillet. — Cystoscopie. — On voit le pus sortir à flots de l’uretère droit. À gauche, l’urine semble limpide.
On fait l'épreuve du bleu de méthylène qui est bonne. Le bleu s’élimine d’une façon normale.
On diagnostique une pyonéphrose droite.
19 juillet. — 1° INTERVENTION, — Néphrotomie lombaire droite. — Rien de spécial à signaler. On aborde facilement le rein. À l’incision de la poche, il s'écoule une abondante quantité de pus. Lavage de la cavité à l’eau oxygénée. Pas de calculs. La poche, très vaste, est unique. On draine avec trois gros drains. Sutures partielles des muscles et de la peau.
Suites très favorables. Tous les jours pansement et un lavage de la poche, d’abord à l’eau oxygénée puis au cyanure
aie
de mercure. Suppuration modérée. Le septième jour, on enlève les sutures cutanées; deux ou trois jours après, les drains étant sorts, on en supprime deux. On n’en laisse plus qu’un seul. Rapidement l'état général se remonte. La malade se remet à manger de très bon appétit et reprend bonne mine. Elle n'a plus de fièvre après l'opération. Ses urines, très troubles et faisant un fort dépôt pendant les premiers jours, deviennent de moins en moins troubles et font de moins en moins de dépôt. Vers le dixième jour, la malade se lève une bonne partie de la journée.
6 août. — La suppuration est peu abondante. État général excellent.
10 août. — Continue à aller très bien. On met un drain moins volumineux.
13 août. — État général excellent. La malade se remonte,
elle mange avec appétit.
17 août. — État général très bon. Le rein continue à suppurer. Il reste toujours gros à la palpation. Il sera nécessaire de l'enlever. L'urine est tantôt claire, tantôt trouble.
20 a0ût. — Même état. Urines toujours troubles. 22 août. — La malade repart quelques jours chez elle. 5 septembre. — La malade est revue. Son état général est
toujours très bon. Mais le rein reste gros, la fistule continue à suppurer, et en pressant sur le rein on fait sortir par la fistule un flot de pus. On conseille la néphrectomie. Épreuve au bleu de méthylène normale.
8 septembre 1906. — 92° INTERVENTION. — Néphrectomie secondaire sous-capsulaire. — On fait une incision parcourant l’ancienne cicatrice mais qu'on agrandit progressivement jusqu'à l’amener au delà de l’épine iliaque antérieure, à mi-chemin de l’arcade crurale, On résèque aussi complètement que possible le trajet musculaire Suppurant, induré, fibreux. Le rein de très gros volume est extrêmement adhérent à la capsule graisseuse et même au péritoine qu’on déchire une première fois sur sa face antérieure. On le suture, On incise la capsule propre du rein, de façon à faire une néphrectomie sous-Capsulaire.
Toutefois le périloine a encore été déchiré une deuxième fois assez largement, en avant du rein, à la fin de l'opération;