‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 158 sur 184 · AGREE · texte numérisé non relu

AGREE

On y met chaque jour une mèche à l’ectogan. Les urines sont redevenues presques complètement claires.

ue. chez lui le 28 mai en bonne voie de guérison.

h juin. — Revu. Il ne persiste qu ‘un petit trajet peu prorot entouré de bourgeons un peu suspects qu’on cautérise au thermo-cautère. Bon étàt général. La vessie va bien,

2Q juin 1909. — Revu. Il persiste un trajet peu profond, mais assez large qui suppure. Bourgeons blafards sur le bord de la plaie. On caulérise énergiquement au thermo-cautère.

SUITES ÉLOIGNÉES

‘Le malade envoie de ses urines et donne de ses nouvelles le 1S mai 1911 (2 ans après la néphrectomie).

Cicatrice solide, non douloureuse. — Cicatrisalion de la plaie opératoire en neuf mois.

Vessie. — L'état de la vessie s’est nettement amélioré au bout de trois mois environ, le symptôme « pollakiurie » étant le plus persistant.

Nombre des mictions. — Urine le jour toutes les deux heures et demie, la nuit un peu plus fréquemment. Ce résultat n’a été obtenu qu'au bout d'un temps assez long.

Les douleurs mictionnelles ont disparu rapidement après l'intervention.

Urines. — Les urines sont la plupart du temps claires, parfois un peu louches. Il y a un an, elles ont contenu un peu de sang pendant quelques jours. Ce phénomène ne s'est plus reproduit depuis (sang dû probablement à la vessie).

Quantité des urines des vingt-quatre heures. — 1.850 centimètres cubes.

Poids du malade. — Poids actuel : 59 kilos. Ne peut préciser son poids peu de temps avant l'opération; pesait habituellement Go kilos, alors qu'il était bien portant.

ÉTAT GÉNÉRAL bon (n'avait jamais été très atteint du reste). — Le malade travaille beaucoup.

Appareil génital. — À eu une épididymile droite à la fin de l’année 1909. Guérison spontanée, rapide. Actuellement il persisterail une légère induration.

La nature bacillaire ou blennorragique de cette épididymite

est difficile à établir, étant donné que nous n'avons pas vu le malade. Il ne parle pas d’un écoulement urétral.

Poumons. — Ne tousse pas habituellement, sauf un peu en hiver.

Traitement suivi après la néphrectomie. — Régime spécial,

urotropine, huile de foie de morue en hiver. Pas de traitement vésical. x

Maladies après la néphrectomie. — À part l’épididymite signalée plus haut, le malade a eu il ÿ a huit mois une grippe OCCasionnée, dit-il, par le surmenage, Maux de tête, toux, courbature. Le docteur Grosjean trouva alors dans son urine une très faible quantité d'albumine. S'est rapidement remis de cette affection.

ÉTAT DU REIN RESTANT

Rein droit non douloureux.

Analyse chimique de l'urine des vingt-quatre heures (Dr HERBIER).

GUN RENE METRE TENUE M 1.850 cmc.

Densité à 150 . Art SR MEUTO Couleur n° 3 de l'échelle de Vogel.

er él ir Alt che PARLER RSS acidule Ur EN NT 00 (par litre), 25 gr. 19 (par 24 heures) Chlorures . . . . 3gr.0 — » gr. Do — Phosphates . . . {gr.5 — el — Albumine . . . . Ogr 0 GLS DT 0

Examen histologique (D' Fairise). —— Globules de pus peu

abondants. Granulations de phosphates amorphes.

Inoculalion posilive (cobaye autopsié 6 semaines après l’inoculation).

14 mai 1912. — L'opéré nous écrit qu'il est en bonne santé, sans donner d’autres détails.

Observation XXIX.

Tuberculose rénale gauche (caverneuse). Malade ayant subi antérieurement l’épididymectomie droite (3 mois auparavant) et gauche (1 mois auparavant). Induration non évOlutive du sommet droit. Néphrectomie lombaire gauche. — Revu 22 mois après : bon état général et vésical, sauf que la pollakiurie persiste. Cystoscopie montrant la régression des lésions. Rein restant excellent. Inoculation négative. — Trois ans après la néphrectomie, nouvelles du malade qui est en bonne santé; amélioration du symptôme pollakiurie.

Albert C....., 45 ans, vigneron, entre au service le 19 mai

Antécédents héréditaires. — Néant.

Antécédents collatéraux. — Une sœur morte bacillaire. Antécédents personnels. — Étant au régiment, il a contracté

une blennorragie qui a rapidement et complètement guéri. A cette époque, il faisait aussi de très féquents excès de boisson. Assez sujet aux bronchites en hiver.

I y a deux ans, il fut atteint d’une épididymile bacillaire droite. Cette affection resta stationnaire pendant de longs mois.

En novembre 1908, il commence à présenter de la pollakiurie et de la douleur des mictions, sans pyurie.

Il vint alors consulter au service pour sa vessie (février 1909) el y fit un premier séjour pendant lequel il suivit un traitement consistant en injections d'huile gaïacolée-iodoformée intravésicales.

De plus, le 8 février, il subit l’épididymectomie droite.

Rentré chez lui, il continua ses injections d'huile.

Il revient de nouveau au service le 1Q mai pour sa cystite qui ne fait qu'augmenter et aussi parce que son épididyme gauche le fait souffrir.

A son entrée au service, on constate que cet épididyme est atteint à son tour de tuberculose. Aussi, le 24 mai, pratique-ton l'épididymeclomie gauche. Quelques jours après, on est obligé d'intervenir à nouveau du côté droit, pour guérir

une fistule qui persistait depuis la première opération. Cette petite intervention consiste à réséquer très haut le canal déférent droit. Guérison rapide peu de jours après.

5 juin. — Érar acruEL. — L'{at général a beaucoup décliné depuis quelques semaines. Le malade est pâle, amaigri, affaibli. Il ne présente cependant pas de température.

Vessie. — Les douleurs vésicales n'existent qu’à la miction, inais elles sont très vives à ce moment. Mictions environ loutes les heures.

Les urines sont très troubles à l'émission et ne se clarifient pas par le repos. Elles sont parfois légèrement teintées de sang.

Reins. — Le rein droit n’est pas douloureux et n’est pas perçu à la palpation. Le rein gauche, au contraire, sans être augmenté de volume, est douloureux à la p&lpation et le malade souffre aussi spontanément de ce rein.

L'urelère laisse facilement passer un explorateur n° 22.

La cysloscopie révèle une vessie très congestionnée avec des placards rouges au voisinage de l’uretère gauche. Pas d’ulcérations.

Le cathétérisme uréléral est pratiqué des deux côtés à deux jours d'intervalle et les urines séparées sont analysées.

Analyse chimique des urines (Dr HERBIER).

Page 1