‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 166 sur 184 · URINE URINE · texte numérisé non relu

URINE URINE

du rein droit 1.500 cmc.

no 6

acide acidule

faible, blaus abondant dépot rouge

globules depus globules rouges;

URINE du rein gauche

no 3 acidule faible dépôt blanc

rares globules rouges ;

nombreux globules de pus

pas de pus

Uiée (par litre. . . 15 gr. 47 920 gr. 60 12 gr. 17 D par 24 heures: 12397. 20

: ar litre . DOI 2e 8 gr. 60 3 gr. 50

A re D REP e CPS IE a SE: 9

Re {par 24 heures. 7 gr. 81

Phosphates (par litre. : … Ogr.8s 0 gr. 15 O'gr: 12 SPAS Dar 24 heures. 1 gr. 23

Glucose RE RASE. OST 00 0 gr. 00 0 gr. 00

; ar litre . 0 gr. 10 0 gr. 60 1 gr. 10

Albumine . P® o cn Fee par 24 heures. 0 gr. 15

Inoculation au cobaye. — L'urine totale inoculée à un cobaye

est suivie de la reproduction expérimentale d'une tuberculose typique, avec réaction à la tuberculine et avec présence du bacille de Koch (D° Thiry).

Conclusions. — Le rein gauche donne nne urine contenant du pus et présente un fonctionnement chimique moindre que celui du rein droit. Diagnostic : tuberculose rénale gauche.

L'épreuve du bleu de méthylène est satisfaisante. Le bleu est éliminé dès la première demi-heure et l'élimination, se continue normalement pendant vingt-quatre heures.

28 janvier 1910. — INTERVENTION. — Néphrectomie lombaire gauche. — Incision oblique habituelle assez longue. On arrive rapidement sur le rein qui est énucléé sans difficultés. L’uretère qui est gros et épaissi es coupé au thermo-cautère à dix centimètres environ au-dessous du rein et sa section est fortement cautérisée. Le pédicule rénal est ensuite pincé et coupé, et lié avec un gros catgut ainsi que l'uretère. On met deux drains dans la plaie qui est suturée, les muscles au catgut fort et la peau aux crins. ,

Examen de la pièce. — Le rein enlevé est gros et porte à son pôle supérieur trois grosses cavernes faisant saillie à la surface du rein. A leur niveau, la substance rénale est très amincie.

SUITES OPÉRATOIRES normales. Pas de fièvre. Dès les premiers Jours, l’urine redevient limpide.

On enlève les drains après quarante-huit heures. Il y aseu un écoulement séro-sanguinolent modéré. Le deuxième drain est enlevé le quatrième jour. Il n’a plus rien donné.

Le huitième jour, on enlève la moitié des sutures. La réunion par première intention est complète.

7 février. — Dixième jour. On enlève les dernières sutures. Réunion par première intention. Les urines sont claires.

11 février. — Le malade commence à se lever, complètement cicatrisé.

14 février. — Repart chez lui complètement guéri. Urines claires. |

20 mai. — Revu. Excellent état général et local. Urines claires.

SUITES ÉLOIGNÉES

Le malade ne pouvant revenir à Nancy, répond à un questionnaire que nous lui avons adressé à la date du 25 avril 1917, Soit quinze mois après l'opération.

Cicatrice souple, non douloureuse. Cicatrisation définitive de la plaie au bout de quinze jours.

VEssie complètement guérie trente Jours après l'opération.

Nombre des mictions. — Cinq mictions par jour: se relève une fois la nuit pour uriner (avant l'opération : dix à douze mictions quotidiennes).

Douleur des mictions nulle.

Les urines, un mois environ après la néphrectomie, étaient redevenues complètement claires. Elles le sont toujours restées depuis.

Quantilé des urines des vingt-quatre heures : 1.500 eme.

Poids du malade. —— Avant l'opération : 54 kilos: 60 kilos actuellement.

ÉTAT GÉNÉRAL bon.

Appareil respiratoire. — Le malade dit ne jamais tousser. {n'a ni fièvre ni sueurs nocturnes

Traitement suivi après l'opération. — L’opéré n’a plus suivi aucun traitement.

Con — ÉTAT DU REIN RESTANT.

L'opéré envoie un flacon de ses urines que nous faisons analyser et dont un échantillon est inoculé à un cobaye.

Analyse chimique de l'urine des vingt-quatre heures (D' HeRBIER). OTANUE ES Re MAN R 1.500 cuic.

DÉDSTC AMOR SERRE LEONE EN 1.023 Couleur n° 4 de l'échelle de Vogel.

Réaction acide.

Phosphates , . . 2gr. 50 — 3 gr. 75 — Albumine . . . . 0 gr. 00 — 0 gr. 00 — Sédiments. . . . Ogr. 00 — 0 gr. 00 — Examen histologique (D' Fairise). — Cette urine ne contient

aucun élément pathologique, ni pus, ni sang, ni cylindres. Inoculation au cobaye (femelle en lactation). Inoculation intra-mammaire.

Résultat négalif (autopsie 3 mois après).

7 Mai 1912. — L'opéré écrit que son état de santé ne laisse rien à désirer.

Observation XLI.

Tuberculose rénale droile (caverneuse). Néphrectomie lombaire. Fistule persistante, après 7 mois, larie grâce à 3 injections de pâte bismuthée pratiquées dans l’espace de 7 semaines. — Malade revue 13 mois après l'intervention. Etat local parfait. Disparition de tous les symplômes morbides. Régression des lésions vésicales (cystoscopie). Etat général très bon. Le rein restant fonctionne bien. Inoculalion négative. — Deux ans et 2 mois après la néphrectomie, la quérison se

maintient parfaite.

Mr G....., ho ans, cultivatrice, entre au service le 1°* fé. ATier 1910.

Antécédents. — Angines fréquentes dans l’enfance. Depuis 5 ans, elle a eu plusieurs crises de rhumatisme articulaire aigu sans troubles cardiaques.

La malade est mariée: son mari est bien portant; elle n’a jamais eu d'enfants ni fait de fausses couches.

Les antécédents héréditaires et personnels sont absolument négatifs au point de vue bacillaire.

Maladie actuelle. — En janvier 1909, elle a éprouvé pour la première fois des douleurs en urinant et des envies fréquentes d'uriner. Les urines sont devenues froubles seulement quelques mois plus tard. La malade a consulté un médecin qui l’a soignée pendant deux mois pour cystite au moyen d’un traitement interne qui l’a un peu soulagée.

En juillet dernier, elle a eu deux ou trois hémaluries terminoloe, À ce moment elle est venue consulter à Nancy M. André, qui diagnostiqua une cystite chronique sans caractère spécial et une pyélonéphrite du rein droit. On lui fit alors une série de lavages du bassinet au nitrate d'argent sans grand succès.

En novembre dernier, les phénomènes de cystite se sont beaucoup accentués. Finalement la malade revient de nouveau consulter, et elle est admise le 1% février 1910.

ÉTAT ACTUEL. — État général assez atteint, la malade ayant maigri et perdu l'appétit.

Néanmoins elle n’a ni fièvre ni sueurs nocturnes,

Les poumons ne semblent pas touchés par la tuberculose.

Vessie. — Mictions douloureuses, tous les quarts d’heure Île jour, quatre à cinq fois la nuit.

Les urines sont troubles, « absinthiques », elles ne se clarifient pas par le repos et forment un dépôt peu abondant au fond du vase.

Reins. — Pas de symptômes rénaux, ni objectifs ni subjectifs. Cystoscopie. — La cystoscopie révèle un bas-fond vésical normal.

L'orifice de l’uretère gauche, nettement visible, paraît sain. lui aussi. Quant à l’orifice droit, il est boursouflé, œdémateux, très congestionné. Pas d’ulcérations.

Le cathélérisme uréléral est pratiqué successivement de chaque côté et les urines séparées sont envoyées à l’analyse.

Analyse chimique (D' HERBIER).

URINES URINES de rein droit du rein gauche Urée, (par litre). 7 gr: 27 15 gr. 62 Chlorures — . .. 4 gr.-50 ; 9 gr. 50

ds.

Ù — 603 — Phosphates (par litre) . non dosés; trop peu d'urine remise non dosés Albumine — : 4 gr. 00 1 gr. 00 CIUCOSO RASE ET. 0 gr. 00 0 gr. 00 Examen histologique (Prof. Hoche), — Urines du rein droit.

Globules blancs et globules de pus. Cellules épithéliales. Globules rouges.

Urines du rein gauche. Pas de globules de pus. Cellules épithéliales. Globules rouges.

Inoculation au cobaye (D' Thiry). — Inoculation nettement positive.

Conclusions. — Le rein droit présente, contrairement au

rein gauche, un fonctionnement défectueux et donne une urine pyurique. C'est donc lui qu’il faut enlever.

11 février 1910. — INTERVENTION. — Néphrectomie lombaire droite. — Incision oblique habituelle. Le rein est rapidement mis à nu. Il est situé très haut. On le libère assez facilement de la graisse périrénale. On dénude et on sectionne l’uretère au thermo-cautère, à environ dix centimètres au-dessous du rein. I n'est guère augmenté de volume, paraît souple et peu atteint. Ses deux extrémités sont cautérisées au thermo-cautère. On achève ensuite de libérer le pédicule vasculaire. Le pédicule est court; le rein, haut situé, ne peut être attiré hors de la plaie. On est obligé de mettre les pinces dans-la profondeur en se guidant sur les doigts. Le pédicule est coupé et le rein enlevé. On fait ensuite les ligatures du pédicule et de l’uretère au gros caigut. On met deux mèches pour tamponner la partie supérieure de la plaie qui est très vaste et un gros drain. Suture des muscles au gros catgut et de la peau aux crins.

Examen de la pièce. — Le rein enlevé est plus gros que normalement. Il se laisse très facilement décapsuler. Fendu en deux, il montre une caverne tuberculeuse du volume d’une noix siégeant vers le milieu de l'organe et contenant un magma blanchâtre épais. Le bassinet et les deux ou trois premiers centimètres de l’uretère sont atteints de lésions tuberculeuses. La muqueuse est épaissie et granuleuse.

SUITES OPÉRATOIRES. — 12 février. — On renouvelle le pansement qui était imbibé de sérosité sanglante.

. 15 février. — On supprime le drain qui ne donnait presque

plus rien.

17 février. — Va bien. Un peu de température. 38° le soir depuis quelques jours. La malade a beaucoup toussé depuis l'opération, moins maintenant.

19 février. — Comme il y a un peu de suintement on remel deux petits drains, un à la place de l’ancien et un autre à la partie moyenne de la cicatrice. On a enlevé hier moitié des fils.

or février. — Peu de sécrétion. Suppression des deux petits drains.

oh février. — Il n'y a pour ainsi dire plus de sécrétion.

28 février. — Se lève depuis deux jours. Plaie presque complètement cicatrisée.

9 mars. — Quitte le service complètement guérie.

20 mai. — Il y a quelque temps il s’est produil sur la cicatrice une petite fistule qu'on cautérise au chlorure de zinc.

4 juin. — Revue. On continue les cautérisations au chlorure de zine, car les dimensions de la fistule ont plutôt augmenté.

11 juillet. — On pratique sous chloroforme un curettage du

trajet fistuleux. Quelques jours après, la malade repart chez elle où elle continue ses pansements.

17 septembre. — La malade est revue. La fistule lombaire donne encore lieu à une sécrétion purulente très abondante. Aussi injecte-t-on dans le trajet 6 eme. de pâte bismuthée de Beck. 5

14 octobre. — Ecoulement moins abondant, moins purulent par la fistule qui a diminué de dimensions. Deuxième injection de pâte bismuthée.

2 novembre 1910. — Fistule réduite à des dimensions insignifiantes et sécrétant fort peu. Troisième injection de pâte bismulhée.

12 novembre 1410. — La malade écrit que sa fistule est complètement cicatrisée.

SUITES ÉLOIGNÉES

La malade est revue au mois de mars r911 (1 an et 1 mois après l’opéralion).

Cicatrice non douloureuse, pas d’éventration. Cicatrisation définitive neuf mois après la néphrectomie. Les injections de pâte bismuthée ont beaucoup contribué à la guérison de la fistule.

Vessie. — Les symptômes vésicaux ont rétrocédé très rapidement.

Nombre des mictions. — Un mois après l'intervention, le malade n’urinait plus que toutes les heures (au lieu de tous les quarts d'heure). Actuellement trois à quatre miclions par jour. Ne se relève pas la nuit pour uriner. Aucune douleur vésicale en urinant ni en dehors des mictions. Les douleurs ont disparu trois semaines après l'opération. Les urines se sont clarifiées presque aussitôt après la néphrectomie. Au bout de six semaines, elles étaient tout à fait claires. Les hématuries ne se sont plus jamais reproduites.

Capacité vésicale : 300 grammes.

Cystoscopie. — Vessie en parfait état. L'œdème et la congestion qu'on constatait autrefois au niveau du méat urétéral droit ont complètement disparu.

Quantité des urines des vingt-quatre heures. — Un litre en moyenne. >

Poids de l’opéré. — 62 kilos avant la néphrectomie. À rapidement engraissé ensuite. Actuellement : 69 kilos.

ÉTAT GÉNÉRAL très bon. — A repris son travail depuis six mois. Appétit normal.

Appareil respiratoire. — Ne tousse jamais. Pas de signes de bacillose pulmonaire à l’auscultation.

La malade n’a plus suivi aucun lrailement vésical après son opération.

ÉTAT DU REIN RESTANT

Aucune douleur dans le rein unique de l’opérée qui paraît un peu augmenté de volume à la palpation.

Analyse chimique de l'urine des vingt-quatre heures (Dr HERBIER).

OUR MEN LC EN ENT. 2 1.000 eme.

DSC RUN PRES PE LES 1.019 Couleur n° 3 dé l'échelle de Vogel.

Réaction acide.

Urée (par litre et par 24 heures) . : . . . . 26 gr. 20

Chlorures — TDR Le LL 6 gr. 85

Phosphates — RAR dr 2 gr. 50

Albumine — ARMES 0 gr. 00

Sédiments — TN 0 gr. 00

Glucose — ee Ben 0 gr. 00 Examen histologique (D' Fairise). — Aucun élément patho-

logique.

Inoculation négative (autopsie du cobaye 3 mois après l’inoculation).

13 avril 1912. — L’opérée est en bonne santé (lettre).

Observation XLII.

Tuberculose rénale droite à forme pyonéphrotique. Néphrectomie lombaire droile. Guérison. — Nouvelles du malade 15 mois après l'intervention : disparition des symptômes morbides. Etat général assez bon. Le rein restant fonctionne bien. Résultat nul de l’inoculation (cobaye mort 10 jours après l’inoculation).

Le jeune P....., âgé de 17 ans, entre à la Pension Bon- Secours au commencement de février 1910.

Antécédents pathologiques. — Néant.

Maladie actuelle. — Les symptômes ont commencé il ÿ a un an, en février 1909, par de la fréquence des mictions. En juillet, hématuries terminales pendant un mois.

Le malade a du pus dans les urines depuis plusieurs mois. I a suivi divers traitements inefficaces. Il ne souffre pas des reins. Il n'y à pas, à proprement parler, de cystite, mais simplement irrilalion vésicale par le pus. Le rein droit est volumineux et ballotte facilement.

EXAMEN DU MALADE. — Au cystoscope on voit s’écouler de l’uretère droit un filet de pus épais. L'uretère gauche paraît sain. La vessie est peu altérée. Un peu de rougeur seulement; pas d’ulcérations.

On porte le diagnostic de tuberculose rénale droite.

En vue d’une néphrectomie, le rein gauche est étudié par le cathélérisme de l’uretère.

L'examen histologique de cette urine montre qu’elle ne contient pas de pus (Prof. Hoche).

En

k février. — Analyse chimique de l'urine du rein gauche (Prof. agrégé Robert).

Couleur n° 7 de l'échelle de Vogel.

Réaction acidule.

Dépôt assez abondant, brun foncé.

Examen microscopique du dépôt : nombreux globules rouges, quelques globules blancs assez rares.

UTC RAREMENT DA Enr litre). 25:86/48 Chlore-des CHIORUrES En 6 gr. 55 Acide phosphorique total. . . . . . . . . — 1 gr. OÙ CIUCOS CL MN MEET IEEE PEU — 0 gr. 00 AIDE Fraude 2 Mn Te AE — 0 gr. 00

En résumé, comme éléments anormaux : du sang (probablement dû au cathétérisme) et de l’albumine (provenant sans doute, en grande partie tout au moins, du sang). Le fonctionnement chimique de ce rein semble satisfaisant.

L'épreuve du bleu de méthylène est satisfaisante, elle aussi; l2 bleu est éliminé dès la première demi-heure et d’une façon régulière et intense pendant environ vingt-quatre heures.

L'inoculation au cobaye de l'urine totale est positive. Elle est suivie de la reproduction d'une tuberculose expérimentale typique (D° Thiry).

9 février 1910. — INTERVENTION. — Néphrectomie lombaire droite. — Incision habituelle. Le rein rapidement mis à découvert est gros et bosselé; on le dénude sans trop de difficultés et sans ouvrir les poches purulentes. L'uretère, très gros, est dénudé, lié et coupé à environ dix centimètres au-dessous du rein.

On pince ensuite et on coupe le pédicule vasculaire. Le rein est enlevé. Puis on lie au gros catgut le pédicule et diverses adhérences. Gros drain dans la plaie. Sutures des muscles au gros catgut et de la peau aux crins.

Examen de la pièce. — Le rein enlevé est, très gros, très bosselé. Toutes ces bosselures correspondent à autant de cavernes pleines de pus. À la coupe, il s'écoule une assez grande quantité de pus et on constate que tout l'organe est transformé en une série de poches purulentes qui sont autant de cavernes. Ii ne reste plus de substance rénale intacte.

SuITES OPÉRATOIRES normales. On change au bout de deux jours le pansement qui est assez abondamment imbibé de séro-

sité sanglante.

Le quatrième jour, le drain, qui ne donne plus rien, est retiré

Le huitième jour, on enlève moitié des fils. Réunion par première intention.

Dès les premiers jours après l’opéralion, les urines sont redevenues claires. État général très bon.

19 février. — On enlève le restant des fils.

21 février. — Le malade se plaint de souffrir encore un peu en urinant.

23 février. — En faisant le pansement, on s'aperçoit qu'il s'est évacué une collection séro-purulente assez abondante vers la partie antérieure de la cicatrice.

On commence à faire des injections d'huile goménolée intravésicales quotidiennes.

25 février. — Peu de suppuration par un très petit trajet. Le reste de la cicatrice est en parfait état. Commence à se lever.

26 février. — On met un crayon d'iodoforme. dans le frajet qui paraît superficiel mais est assez long sous la cicatrice.

28 février. — Toujours un peu d'écoulement séro-purulent par la fistulette. On y met un crayon d'iodofornie.

8 mars. — Il persiste encore deux petits trajets très étroits

qui suppurent un peu. On y met des crayons d'iodoforme. L'état général est bon; le malade se promène et sort depuis quelques jours

11 mars. — [1 persiste deux fistules qui continuent à sécréter du pus. On a fait, il y a quelques jours, nn curettage des trajets fisiuleux, puis ceux-ci ont été lamponnés avec des mèches de gaze et tous les deux jours caulérisés au chlorure de zinc au 1/10. Aujourd'hui, on supprime les mèches et on panse à plat.

$1 mars, — Les trajets se sont beaucoup rétrécis. Très peu de suppuration.

8 avril. — Très peu de sécrélion. Les fistules sont en bonne voie de cicatrisation. Repart chez lui.

Revu dans les premiers jours de mai 1910, il persiste encore une petite fistule qui donne un peu de pus. L'état général est excellent. Ses urines très claires.

SUITES ÉLOIGNÉES

Le malade envoie un flacon d’urines et répond à notre ques-

lionnaire le 17 mai 1911 (quinze mois après la néphrectomie).

Cicatrice lombaire non douloureuse; pas d’éventration. Cicatrisation définitive au bout de six mois.

VESSIE. — L'état de la vessie, peu malade en somme, s’est amélioré dès les premières semaines après l'intervention.

Nombre des mictions. — Quatre fois par jour, une ou deux fois la nuit.

Douleurs. — L'émission des dernières gouttes d'urine est actuellement encore accompagnée d’une sensation de brûlure; mais ces douleurs sont beaucoup moins intenses qu’il ÿ a quelque temps.

Urines. — Les urines sont tout à fait claires depuis environ ‘trois mois après la néphrectomie.

Quantité des urines des vingt-quatre heures : 2.000 emc.

Poids de l’opéré. — Avant l'opération : 55 kilos. Actuellement : 67 kilos. Le malade a donc gagné 12 kilos; mais n’oublions pas qu'il n'avait que 17 ans lors de son entrée à l'hôpital; il ne faut donc pas attribuer toute l'augmentation de poids à la seule néphrectomie.

ÉTAT GÉNÉRAL assez bon. Cependant le malade ressent encore une certaine faiblesse dans les membres.

Poumons. — Ne tousse pas.

Trailement suivi après la néphrectomie. — Au début, injections intra-vésicales d'huile goménolée. Puis uraseptine et hsanes diurétiques.

Maladies après l'opération. — Quelques mois après, angine grippale. N’a pas eu d’albumine dans ses urines à cette époque.

ÉTAT DU REIN RESTANT

Ne souffre pas de son rein unique.

Analyse chimique de l'urine des vingt-quatre heures (D° HERBIER). DARCOS er et sens us de 2 DU CC:

DÉS PNA AR OS LE RE tres ce OTD Couleur n° 3 de l'échelle de Vogel.

Réaction acide.

Urée. . .. . . A{6gr. 16 (par litre), 32 gr. 32 (par 24 heures) Chlorares:u. 20. mn 3gr:00 ne — 1 gr. OÙ — Phosphates or, 21) - 2 gr. 40 Albumime. "07. 00

Glucose re cor gr.00

Sédiment, . . . . Ogr. 00

Examen histologique (D' Fairise). — Pas de pus. Quelques hématies. Débris l’épithélium.

Inoculation. — Elle ne donne aucun résultat valable; en effet, le cobaye meurt 10 jours après l’inoculation (non tuberculeux). Nous n’avons pu nous procurer à nouveau de l’urine du malade et nous n'avons plus eu de ses nouvelles depuis.

Observation XLIII.

Tuberculose rénale caverneuse. Néphrectomie lombaire gauche. Guérison « per primam »; petit abcès consécutif sous la cicatrice. — Opérée revue 13 mois après l'intervention. Etat local et général excellent. Bon fonctionnement du rein restant. Inoculation négative. — Bonne santé 2 ans après la néphrectomie.

M de C....., 20 ans, sans profession, entre à la Pension Bon-Secours au commencement de février 1910, pour des symptômes rénaux et vésicaux.

Antécédents héréditaires. — Néant. Pas de bacillose familiale.

Antécédents personnels. — N'a jamais fait de graves maladies.

Maladie actuelle. — Depuis au moins un an, la malade

souffrait de temps en temps de crises douloureuses dans la région urétérale gauche. Ces crises, analogues à des crises néphrétiques, duraient un ou plusieurs jours, puis cessaient pour un laps de temps souvent long (une fois six mois). Depuis quelques mois, les urines sont devenues, en outre, troubles et par moment la malade a présenté des symptômes de cystite, mictions fréquentes et douloureuses. Pas d’hématuries.

ÉTar ACTUEL. — A l'examen cystoscopique, on constate une vessie irritée, dont la région urétérale gauche est fortement enflammée, boursouflée. L’orifice de l’uretère est très difficile à voir. L'autre paraît normal. On peut une ou deux fois cathétériser l’uretère gauche à l’aide d’une fine sonde à bout olivaire. D'autres fois on échoue. L'urine retirée du rein gauche est trouble et contient du pus. |

Une radiographie faite dans l'hypothèse d’un caleul est hégative. k

(HULL Le RTS

Gr

L'inoculation au cobaye (inoculation pratiquée dans la mamelle d'une femelle en lactation) est positive. Le cobaye devient rapidement tuberculeux, en dix-sept jours, sans injection de tuberculine (D° Thiry).

L'examen histologique (Prof. Hoche) de l’urine du rein droit retirée par cathélérisme uréléral, montre que cette urine ne renferme pas de pus. À gauche : globules de pus.

Analyse chimique des urines (Professeur agrégé ROBERT!

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