REIN GAUCHE REIN DROIT DORSILCAAL TOC RE ARE
Couleur «+ . . . . , . . . . no % de l'échelle de Vogel no 3 rosé RéAGUON ER EC acide acide DÉDOIS er 0 très léger dépôt blanc très léger dépot rosé Examen micr oscopique de dépoi, globules de pus globules rouges, cellules
du bassinet et de Puretère, pas de pus
UTC (parité) 3 gr. 86 6 gr. 29 Chlore des chlorures — 3 gr. 05 2 gi. 85 Acide phosphorique
Pi Otolal. .. — 0 gr. 21 0 gr. 42 GUCOSC ARMOR. — 0 gr. 00 0 gr. 00 Albumine . = — traces 0 gr. 40 Conclusion. -- Le fonctionnement du rein est bon à droite,
défectueux à gauche. On décide de faire la néphrectomie du rein gaucne.
Ajoutons que, bien que la malade ait un peu maigri depuis le début de son affection, l’éfat général ne laisse cependant pas
trop à désirer.
4 février 1910. — INTÉRVENTION. -— Néphreclomie lombaire gauche. — Incision courbe habituelle. Le rein est rapidement abordé et libéré sans difficulté de ses attaches et de la graisse périrénale.
On coupe l’uretère à environ dix centimètres au-dessous du rein. Il est lié et fortement cautérisé. On met un clamp sur le pédicule vasculaire et le rein est enlevé. À ce moment un incident se produit. Le clamp du pédicule glisse et les vaisseaux se mettent à saigner. On pince de suite à nouveau tout ce qui saigne avec plusieurs pinces et on met de solides ligatures au catgut. Gros drain debout dans la plaie. Suture des muscles au gros catgut. La peau est suturée aux crins.
Examen de la pièce. — Le rein enlevé est beaucoup plus pe Lit
qu'un rein normal. Il est lobulé. I1 semble qu'il s'agisse là d’une disposilion congénitale. En le fendant, on trouve dans son pôle supérieur une caverne tuberculeuse du volume d’une petite noix. En outre il porte, disséminés en plusiers endroits, des tubercules du volume d’un grain de chènevis à un pois dont les plus gros commençaient à devenir caverneux.
L'uretère n'est altéré que dans ses deux ou trois premiers centimètres.
SUITES OPÉRATOIRES normales. On renouvelle après quarantehuit heures le pansement. Suintement séro-sanguin assez abondant.
Le quatrième jour, on supprime le drain qui ne donnait plus rien. Le taux des urines est rapidement redevenu normal (1.100 eme. le quatrième jour). État général très bon.
21 février. — On enlève les fils sauf trois. Réunion par première intention. Excellent état général.
23 février. — On enlève les deux derniers fils. Rien d’anormal.
24 février. — Le malade ayant eu de nouveau de la tempé-
rature le soir depuis quelques jours, on ouvre le pansement et par l’ancien trajet du drain on introduit un stylet en désunissant légèrement les tissus. Il s’'évacue une collection séro-purulente assez abondante. On remet un petit drain.
25 février. — Peu de suppuration. Lavage à l’eau oxygénée.
26 février. — Peu de sécrétion. On supprime le drain.
28 février. Presque pas de sécrétion. On autorise la malade à se lever.
5 mars. — Complètement cicatrisée. Se lève tous les jours. 25 mars. — Il y a quelques jours, la malade est revenue
parce qu'un abcès s’élail formé et ouvert dans la cicatrice. On ÿ à d’abord mis un petit drain puis une mèche de gaze et cautérisé plusieurs fois au chlorure de zinc au 1/10°. Aujourd'hui, on se contente de panser à plat.
18 mai. — Il avait persisté jusqu’à ces derniers jours deux petites fistulettes donnant un peu de pus. Aujourd’hui, tout est parfailement cicatrisé. État général très bon. Les urines sont bien claires et la malade ne souffre plus du tout de la vessie.
—"6i3è— SUITES ÉLOIGNÉES.
L'opérée est revue par M. le professeur André, à la fin de mars 1911 (treize mois après l'intervention).
Cicatrice non douloureuse. Cicatrisation définilive au bout de trois mois.
VESSIE. — L'état de la vessie s’est amélioré très rapidement après la néphrectomie.
Nombre des mictions. — N'urine pas plus souvent qu'une personne normale.
Aucune douleur vésicale.
Les urines sont très claires depuis un ou deux mois environ après l'opération.
Pas revue au cystoscope.
Quantité des urines des vingt-quatre heures. — Un litre et demi à deux litres en moyenne.
Poids. — Augmentation de poids, sans que la malade puisse indiquer de chiffre.
ÉTAT GÉNÉRAL très bon.
ÉTAT DU REIN RESTANT
L'opérée ne souffre nullement de son rein droit. 2 avril. — Analyse chimique de l'urine des vingt-quatre heures (D' Herbier).
CAD LORS CT ne EE idea nie cut, LOU GC:
DES TO PATES RER RE ES Me OT Couleur n° 3 de l'échelle de Vogel.
Xéaclion acide.
Urée . . . . . . 22 gr. 09 (par litre), 38 gr. 65 (par 24 heures) Chlorures. . . . .. 4gr. 35 — Tgr.61 — Phosphates. . . . 1{gr. 95 — 3 gr. #1 — Albumine….. ""Osr0Ù DÉPORE ES LO ET 00 Examen histologique (D' Fairise). — Pas de pus. Inoculation négative (cobaye sacrifié 3 mois après l’inoculation).
Avril 1912. — M. André nous dit que la malade va bien; il a
eu de ses nouvelles il y a peu de temps.
Or
Observation XLIV.
Tuberculose rénale gauche (caverneuse). Induration bacillaire des deux sommels. Néphrectomie lombaire. Guérison opératoire. Puis, aggravation de l’état général au bout d’un mois. Symptômes de tuberculose pulmonaire en voie de ramollissement. — Mort de bacillose pulmonaire, 6 mois après la néphrectomie. Autopsie : néphrile légère, mais pas de tuberculose du rein restant. Granulations tuberculeuses dans l’uretère gauche. Pas de lésions tuberculeuses de la vessie. Cavernes luberculeuses au sommet des deux poumons.
Jules GC... , 35 ans, carrier, entre le 28 avril r910 au service de M. le Prof. agrégé André, pour des symptômes douloureux qu'il présente dans la région lombaire gauche.
Antécédents héréditaires. — L'observation est muette sur ce point. Antécédents personnels. — À l’âge de 20 ans, pneumonie qui
paraît avoir été bénigne. I] y a trois ans, il a été soigné pendant un mois pour une congestion pulmonaire.
Maladie actuelle. — Il y a dix-huit mois, il a ressenti pour la première fois des douleurs dans la région lombaire gauche, douleurs violentes ressemblant à des coliques néphrétiques ef se manifestant sous forme de crise durant quatre à cinq heures.
Ces douleurs se sont reproduites pendant les mois de janvier et avril 1909.
Au mois de mai 1909, le malade à vu apparaître un abcès au niveau de la fesse gauche, ayant tous les caractères d’un abcès froid. Au bout de trois semaines, il a été incisé et a donné issue à une très grande quantité de pus. Il est resté de cet abcès, près de la région anale, une fistule qui actuellement donne encore du pus.
De mai à août 1909, les douleurs lombaires ne se sont plus reproduites; mais les urines sont devenues troubles, chargées. Puis les douleurs ont reparu en septembre pour devenir de plus en plus fréquentes; deux, trois et même quatre crises par semaines. Le malade a dû cesser tout travail en janvier dernier (1910). Depuis qu'il s’est présenté pour la première fois à l’hôpital (26 février 1910) il a eu deux crises douloureuses.
Le malade est examiné à la Consultation externe des Voies Urinaires où l’on pratique le cathétérisme urétéral successivement de chaque côté. Comme le résultat des analyses des urines séparées a montré qu'il s'agissait d’une tuberculose rénale unilatérale, qu’il y avait donc lieu d'opérer le malade, il est admis au Service le 28 avril 1910.
Érar acruez. — L'état général du malade ne présente pas d’altération notable. Cependant il y a des symptômes nets d’induralion bacillaire des deux sommets.
Vessie. — Le malade présente quelques symptômes de cystite assez peu marqués, légères douleurs à la fin des mictions, pollakiurie, urines un peu troubles ne contenant pas de sang, mais formant un dépôt pulvérulent jaunâtre. Certains jours, les urines sont plus limpides.
Reins. — La palpation de la région lombaire ne donne pas de renseignements appréciables. Les reins ne sont pas perceptibles ni douloureux à la pression.
Examen cystoscopique. — La capacité vésicale est presque normale. Au cystoscope, la vessie apparaît congestionnée au niveau du bas-fond et au voisinage du méat urétéral gauche qui est un peu œdématié. Pas de granvlations bacillaires.
Le cathétérisme urétéral est pratiqué du côté gauche le 3 mars; à droite, le 13 mars 1910, et les urines sont analysées.
Analyse chimique (D HERBIER).