‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 168 sur 184 · REIN GAUCHE REIN DROIT · texte numérisé non relu

REIN GAUCHE REIN DROIT

Urée (par litre). : + . - . SAOT 02 19 gr. 93

CHLORURE 8 gr. 10 7 gr. 00

Pro ART ANT el: 0 gr. 50 1 gr. 80

Nine 2 LDC Sete RON dosée 1 gr. 00

Glucose 1. 0 gr. OÙ 0 gr. O0 Examen histologique (Prof. Hoche). — Urine du rein gauche.

— Quelques cellules épithéliales normales, isolées ou en placards; globules blancs, lymphocytes et polynucléaires; globules de pus.

Mrin» du rein droit. — Pas de pus, quelques cellules épithéliales et globules rouges.

L'inoculation au cobaye (D' Thiry) de l'urine totale est suivie de la production d’un abcès local d'apparence tuberculeuse, où les bacilles de Koch ne sont pas mis en évidence au microscope.

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y a également des ganglions inguinaux et lombaires du même côté que l’abcès.

Conclusion. — Présence d'une lésion probablement tuberculeuse. L'épreuve du bleu de méthylène est favorable.

En résumé, le rein gauche paraît atteint dans son fonctionnement et donne du pus, alors que le rein paraît sain. On propose au malade la néphrectomie gauche, qui est acceptée.

20 juin 1910. — INTERVENTION. — Néphrectomie lombaire gauche. — Incision habituelle. Le rein est abordé rapidement et on le dénude complètement. On remarque à ce moment une saillie formée par une caverne sur sa face antérieure. A ce niveau, la substance rénale est amincie et la paroi est molle, fluctuante. On achève rapidement la dénudation du rein. On sectionne l’uretère qui a sa consistance et son volume normaux. Puis le pédicule du rein est pincé et conpé. Le rein est enlevé. Ligature du pédicule au gros catgut. Une artère anormale pénétrait dans l'organe au niveau de son pôle inférieur. On’ nettoie la plaie, en enlevant le plus possible de graisse. Drainage avec deux gros drains. Suture partielle des muscles au gros catgut et de la peau aux crins.

Examen de la pièce. — Le rein enlevé porte en son milieu sur sa face antérieure une caverne du volume d’une noix pleine de pus grumeleux. Cette caverne ne semble pas communiquer avec le bassinet qui paraît normal, de même que l’uretère. C’est ce qui explique pourquoi les urines étaient la plupart du temps presque limpides, ne contenant presque pas de pus.

SUITES OPÉRATOIRES. — 23 juin. — Suites normales du côté de la plaie. Mais le malade tousse et crache beaucoup, et a de la température : 38° à 38°5. Du côté de la plaie, tout va bien. Sécrétion modérée. Les drains ont été enlevés les quatrième et sixième jours et remplacés par une mèche qu'on change tous les jours.

4 juillet. — Commence à se lever. La température est redevenue à peu près normale, Le malade ne tousse plus guère. La plaie est cicatrisée, sauf le trajet du drain qui ne suppure guère.

13 juillet. — État général assez satisfaisant. Toutefois, il persiste tous les soirs de la fièvre aux environs de 3895. Il reste encore un trajet peu profond dans lequel on place tous les jours une mèche de gaze à l’ectogan.

1® août. — Le trajet fistuleux n’a plus que deux centimètres de profondeur. On y met des crayons d’iodoforme. Le malade ne souffre nullement de sa vessie.

Mais tous les soirs il a de la température : 38°5 à 39°. Il tousse et expectore des crachats purulents. Sueurs nocturnes très pénibles.

Les signes stéthoscopiques révèlent des lésions bacillaires nettes des deux sommets. On entend à l’auscultation des râles sous-crépitants très sonores.

En somme, le malade présente des lésions de tuberculose pulmonaire en voie de ramollissement.

29 août. — La plaie est complètement cicatrisée (deux mois après l'intervention). La vessie ne fait plus du tout souffrir le malade, les mictions sont normales, les urines tout à fait claires, mais elles contiennent de l’albumine.

Les lésions pulmonaires semblent évoluer rapidement. L'opéré passe dans le service de M. le Prof. Schmitt (clinique médicale).

Nous le voyons de temps à autre et l’auscultons fréquemment.

Vers le milieu d'octobre apparaissent des signes cavitaires plus marqués au sommet gauche. Le malade est très affaibli, amaigri; fièvre à grandes oscillations.

1% décembre. — L'état général décline très rapidement. Amaigrissement, aucun appétit; fièvre, sueurs nocturnes. Expectoration très abondante. Signes cavitaires.

Le malade meurt de tuberculose pulmonaire, le 30 décembre 1910, six mois après l'opéralion.

AUTOPsiE (31 décembre 1910).

Appareil urinaire.

Le rein droit est légèrement hypertrophié. Ses dimensions sont les suivantes : hauteur, 14 centimètres et demi; largeur, 7 centimètres et demi; épaisseur, 4 centimètres; poids, 245 grammes. Décortication facile. À la coupe : lésions légères de néphrite épithéliale, augmentation de la substance corticale. Pas de lésions tuberculeuses.

Uretère droit indemne.

Uretère gauche. — Gros, induré, lésions légères de périurétérite. A la coupe, on aperçoit des granulations tuberculeuses en grande quantité, étendues à tout le conduit jusqu’à un centimètre au-dessus de la vessie.

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Vessie. — Pas de lésions tuberculeuses de la muqueuse qui est légèrement congestionnée. La paroi vésicale est un peu épaissie; sa Capacité, un peu réduite. Péricystite peu accusée.

Appareil respiratoire. — Cavernes tuberculeuses aux deux sommets. 4

Appareil digeslif. — Dégénérescence graisseuse du foie.

Appareil génital. — Prostate et épididymes indemnes. Les

deux vésicules séminales présentent des lésions de tuberculose caséeuse.

Observation XLV.

Tuberculose rénale droite (caverneuse). Induration ancienne des deux sommets. Néphrectomie lombaire droite. Des injeclions de pâte de Beck (2? en un mois) dans la fistule résultant de la plaie opératoire hâtent la guérison. — Revu 10 mois après la néphrectomie : grande amélioration des symptômes locaux (cystoscopie). Reprise du travail au bout de 6 mois. Elat général bon. La bacillose pulmonaire reste stationnaire. Le rein restant fonclionne bien. Inoculation positive. — Bon état général et local 2? ans après la néphrectomie. L'urine n'a plus été inoculée.

Ernest W....., 29 ans, employé de chemin de fer, entre à la clinique des voies urinaires le 1* mars 1910.

Antécédents. — Etant au service militaire il a eu une laryngite, puis des hémoptysies pendant huit jours. Il fut envoyé à l'hôpital et peu après réformé pour bacillose pulmonaire.

Deux ans après, à l’âge de 24 ans, il a été atteint d’épididymite droile qui a suppuré pendant un mois environ (épididymite bacillaire).

L'an dernier, il a été alité pendant un mois pour une congeslion pulmonaire.

Au mois de février dernier, il a eu de nouveau deux hémoptysies, dont l’une très abondante.

Maladie actuelle. — C’est'au mois d'août 1909 qu'ont apparu des phénomènes de cystite. En même temps il a commencé à

éprouver des douleurs passagères, mais violentes dans la région lombaire droite et dans l’aine.

Depuis, les symptômes de cystite ont augmenté au point de le décider à venir consulter.

ÉTAT ACTUEL. — Vessie. — Mictions chaque dix ou quinze minutes. Douleurs lors de l'émission des dernières gouttes.

Les urines sont très troubles et forment un dépôt abondant. Jamais d’hématuries.

Cystoscopie. — Vessie très congestionnée, principalement au niveau de l’uretère droit. Pas d’ulcération. Capacilé vésicale très réduite.

Le cathétérisme uréléral est pratiqué successivement de chaque côté, et les urines séparées sont envoyées à l'analyse.

Analyse chimique (D' HERBIER).

URINE URINE du rein droit du rein gauche Urée (par litre) . Homo 13 gr. 47 Chlorures”. — 2 gr. 30 4 gr. 60 Phosphates — 0 gr 35 0 gr. 90 Albumine — 1 gr! 20 0 gr. 75 Glicose — 0 gr. OÙ 0 gr. OÙ Examen histologique (Prof. Hoche). — Urine du rein droit.

Dans le culot de centrifugation on trouve des globules de pus peu abondants, des globules rouges et quelques cellules épithéliales.

Urine du rein gauche. Pas de globules de pus.

Conclusion : Rein droit malade, rein gauche sain.

Inoculation au cobaye positive; donc bacillose rénale droite.

Reins. — Symptômes objectifs absolument négatifs.

Érar GÉNÉRAL relativement bon, sauf que le malade a un peu maigri ces derniers temps. Pas de fièvre actuellement.

Poumons. — Induration ancienne des deux sommels; mais pas de râles. :

27 mai 1910. — INTERVENTION. — Néphrectomie lombaire droite. — Incision oblique habituelle. On arrive rapidement sur le rein qui extérieurement paraît sain. La décortication est facile, il n’y a pas de périnéphrite. L'uretère est augmenté de volume et induré. On le coupe au thermo-cautère, el la surface de section est cautérisée. Puis on pince le pédicule rénal qui est très court; le rein ne se laisse pas attirer au dehors. On

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