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lement; c'est, du reste, une lésion très rare (Mourarp, MARTIN, DE TAPRET).
De même que pour les lésions des voies urinaires supérieures, le rôle des infections secondaires! est très important à considérer quant au pronostic de la tuberculose vésicale; elles constituent toujours un facteur notable d’aggravation. Izzyès” attribue aux affections antérieures de la vessie, à la cystite blennorragique par exemple, une grande influence sur la diffusion des lésions vésicales tuberculeuses.
Il est très fréquent de trouver chez l’homme, associées à la tuberculose réno-vésicale, des lésions de même nature des organes génitaux : prostate, vésicules séminales, testicules et épididymes; beaucoup moins souvent l’urètre est atteint. Dans la thèse de Packs (statistique de RariN) ces lésions existaient dans 63,90 p. 100 des cas. Nous étudierons ultérieurement leurs rapports avec la tuberculose rénale (voy. Pathogénie).
Nous ne voudrions pas omettre toutefois de citer dès à présent un cas publié tout dernièrement par Rocner et Murarpn* dans lequel la tuberculose était généralisée à tout l'arbre urinaire (du rein au méat urétral) et aux organes génitaux.
Dans le service de notre Maître, M. le Prof. Gross, nous avons eu l’occasion d'observer un malheureux malade dont les lésions étaient identiques (cas inédit).
Au musée de l'hôpital Necker, on peut voir une
1. SüTer. Ueber Secundärinfection bei der Tuberculose der Harnorgane. Centralb. f. d. Krankh. der Harn u. Seæ. org., 1901, vol. XII, p. 657.
>. Izzyes (von). Über die Nierentub. Folia urologica, t. IT, 1908, p. 4o-64. 3. Rocner et Muranrp. Lyon Chirurgical, 17 août, 1910, p. 109-119.
pièce intéressante, recueillie par M: Quénu, représentant l'appareil urinaire d’une fillette de 14 ans les deux reins, les deux uretères et la vessie sont envahis en totalité par le processus tuberculeux.
Les complications générales de la tuberculose rénale sont moins habituelles que celles de l'appareil uro-génital. Toutes les localisations de la bacillose ont été cependant observées. Parmi elles, les lésions pulmonaires viennent en première ligne; souvent, du reste, elles préexistaient à l'infection rénale, mais se trouvaient à l’état latent. Les tuberculoses osseuses, articulaires, péritonéales, viscérales, méningées, etc., ont aussi été notées, quoique moins fréquemment. Parfois enfin la bacillose se généralise à tout l’organisme.
Maintenant que nous venons de suivre pas à pas les désordres provoqués par la fixation du bacille de Koch dans l'appareil urinaire, nous ne pourrions mieux terminer cette étude qu’en citant ces paroles de BRONGERSMA : « La progression ininterrompue du processus tuberculeux dans le rein représente sous plusieurs rapports un danger continuel qui menacera le malade tant que le rein n’aura pas été extirpé. »
ITest à prévoir que les résultats de la néphrectomie seront en général très satisfaisants dans les cas de tuberculose encore limitée au rein, autrement dit dans les cas de tuberculose simple. Ils seront d'autant meilleurs dans les cas de tuberculose compliquée (com-
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plications urinaires, complications générales) que les lésions secondaires seront peu étendues.
Ces faits découlent logiquement de l'étude que nous venons de faire. Nous prouverons plus loin, lorsque nous traiterons des suites de la néphrectomie, leur exactitude absolue.
« La néphrectomie précoce, pratiquée aussi hâtivement que possible, semble donc la plus capable d'assurer l'avenir des néphrectomisés » (GÉRARD)".
1. GÉérarpr. L'avenir des néphrectomisés pour tuberculose rénale. Thèse de
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