Herrz-Boyer et Moréno. Presse médicale, 19117, pop
3. Guisy. Sur les indicat. opératoires dans la tuberculose rénale. Rapport présenté au I Congrès international d’urologie, Paris, 1908, P. 477-532
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maturie du début de la bacillose rénale proviendrait peut-être non pas du rein tuberculeux, mais du rein Opposé. La cystoscopie et le cathétérisme urétéral n'ont cependant pas encore démontré la réalité de celte hypothèse.
4° La cylindrurie. Lorsque dans l’urine du rein opposé se trouvent des cylindres hyalins et granuleux avec des cellules épithéliales rénales et une forte albuminurie, il s’agit d’une néphrite avancée. La néphrectomie est absolument contre-indiquée. Pau- CHET’, ayant passé outre dans un cas senrblable, vit sa malade mourir d’anurie.
5° La bacillurie. Elle est admise aujourd'hui en dehors de la tuberculose rénale (voy. plus loin).Et le rein « sain » peut laisser filtrer des bacilles de Koch sans présenter forcément pour cela des lésions spécifiques.
6° La leucocyturie et la pyurie n’ont aucune importance lorsqu'elles sont légères.
Quand les leucocytes se trouvent en grand nombre, ils proviennent parfois de l'entraînement de Furine de la vessie par le cathéter urétéral.
Lorsque le fonctionnement chimique du rein «sain» est bon, et qu'il existe de la pyurie de ce côté, la réphrectomie la fera souvent disparaître.
Tels sont les troubles fonctionnels que peut présenter le rein « sain ».
Il faut y joindre des phénomènes douloureux, consistant en sensations de pesanteur ou en crises
T. PAUGHET: LOC. Cit.
6 de douloureuses absolument analogues à des coliques néphrétiques. GaurniER, RAFIN, etc., en ont rapporté plusieurs exemples; ces cas sont, du reste, loin d’être exceptionnels.
Si la plupart du temps les lésions du rein Opposé au rein luberculeux sont légères, se manifestant le plus souvent par de l’albuminurie simple avec un bon fonctionnement chimique, elles peuvent aussi être plus sérieuses (néphrite desquamative avec cylindrurie, néphrite hématurique). Rarement elles vont Jusqu'à la néphrite hydropigène (type Lanpouzy-BEr- NARD) avec œdème et signes de brightisme. ALBARRAN cependant en a relaté quelques faits: Guisy en cite un autre dans son rapport (loc. cit.). Dans certains Cas: la maladie évolue comme une néphrite parenchymateuse double.
L'urémie comme terminaison de la tuberculose rénale est notée dans certaines observations (Gar- NIER', BoiNET et Poésy, TxiRoLoix et JAcoB*). Le Fur, au XI Congrès français d'urologie, en a rapporté deux cas personnels, MOULONGUET, une autre observation très intéressante.
Quelle est la Pathogénie de ces effets nocifs qu'exerce un rein tuberculeux sur le rein adelphe ?
Plusieurs théories ont été invoquées : 1° l’action réflexe: 2° la surcharge de travail: 3° les cytotoxines: 4° les microbes, par infection sanguine: 5° l'état
1. GARMER. Tuberculose rénale latente unilatérale avec dégén. caséense Massive; néphrite interstitielle de l'autre rein. Mort par urémie (Soc. méd. Nancy). Revue médicale de l'Est, 1903, p. 68.
2. Tninoroix et Jacor. Bull. Soc. médic. des Hôpitaux, 1910, p. 415-418.
M TT général de l’économie modifié par l’état défectueux d'un rein et agissant sur l’autre.
La théorie du réflexe réno-rénal formulée par Guyon et défendue par ALBARRAN, la théorie de la néphrite sympathique soutenue par Pousson" peuvent s'appliquer à des troubles fonctionnels transitoires, mais non à des troubles anatomiques, à des lésions dont l’évolution est essentiellement chronique.
La surcharge de travail que subit le rein sain, invoquée par ALBARRAN, à son importance, mais elle n’est pas suffisante à elle seule; TurFIER, CASTAIGNE ont pu enlever à un chien un rein entier, puis les deux tiers du rein restant sans que la sécrétion urinaire s’en ressentit. Leurs expériences démontrent qu'un rein s'adapte parfaitement à une augmentation de fonction lorsqu'il n’est pas lésé par les produits toxiques élaborés par l’autre rein.
Pour CASTAIGNE et Rarnery?, les lésions du second rein seraient uniquement produites par la résorption de déchets épithéliaux du rein malade doués d’une action toxique élective; dans le rein tuberculeux se formeraient des produits de dégénérescence toxiques (néphrotoxines) qui, repris par la circulation, passeraient, en l'endommageant, dans l’autre rein.
L'électivité, la spécificité de ces toxines, admises aussi par CHATEAU, sont niées par d'autres auteurs tels que BERNARD, ÂLBARRAN, PRENANT, ANTONIOU*.
1. Pousson. Chirurgie des néphrites, Paris, 1909, Doin, édit.
>. CasrTarene et Rarnery. Toxicité de la substance rénale et néphrotoxines. Presse Médic., 13 août 1902.
In. Semaine médicale, 20 août 1902; v. Arch. de méd. expériment., 190%.
3. Anronou. Contribution à l'étude des cytotoxines en général. Recherches
Selon eux, le rein est atteint au même titre que les autres parenchymes. Aussi MAUGEAIS, se basant sur les travaux de Lænericn' et DARRÉ?, d'IeNATOwskY, admet-il que « les lésions du rein ne retentissent pas seulement sur le rein du côté opposé, mais qu’elles ont une action beaucoup plus générale et impressionnent tous les organes de l'individu ». La précocité du retentissement sur la fonction du rein sain s'explique aisément : bien qu'une portion des toxines soit neutralisée ou éliminée par l'intestin, la majeure partie doit repasser par le rein; celui-ci a une tâche très lourde, puisqu'il doit assurer à lui seul la dépuration urinaire et en plus évacuer des poisons qui arrivent constamment à son contact.
Un jour viendra où il ne pourra plus lutter avanlageusement. Alors se constituera la lésion néphrélique avec toutes ses conséquences.
De plus, au niveau du foyer tuberculeux se feront des décharges microbiennes qui passeront par le rein « sain » et ajouteront l’action de leurs poisons locaux à l’action générale de leurs toxines diffusibles. Ces décharges microbiennes contribueront à accroître la néphrite et constitueront un danger permanent d'inoculation spécifique tuberculeuse du rein primilivement sain.
En résumé les lésions précoces du rein « sain »
sur la lésion de la cellule rénale produite par la néphrotoxine. Thèse de Nancy, 1904-05.
Voy. aussi PRENANT et Anrontou. Sociélé de biologie de Nancy, 11 juillet
Prenanr. Action des néphrotoxines sur le rein. Soc. de biologie, 1904.
1. Laëbericn. Action des lésions du rein sur le foie. Thèse de Paris, 1907.
2. Darré. Action des lésions du rein sur Jes surrénales, Thèse de Paris,
Po = dans la tuberculose rénale proviennent d’un surcroît de travail imposé à ce rein, et de l'élimination de toxines et plus tardivement de bacilles tuberculeux en circulation dans le sang.
« Ces notions montrent l'intérêt qu'il y a à supprimer le foyer d'élaboration des toxines tuberculeuses, le foyer de germination des colonies microbiennes » (GérARD!), eu d’autres termes, de faire la néphrectomie précoce pour préserver le rein « sain » de la néphrite et de l'infection bacillaire.