‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 31 sur 184 · AUPÉRIN. Thèse de Paris · texte numérisé non relu

AUPÉRIN. Thèse de Paris

2. Larocne. Tuberculose primitive du rein. Thèse de Bordeaux, 1896.

3. Macarene et Vanverts. Bull. Soc. anatomique, 1898, p. 173; obs. CXII des autopsies.

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En 1903, à la VII° session de l'Association française d'urologie, Le Fur affirme avoir observé dans trois cas la transformation crétacée de tubercules du rein.

A la même session (et déjà à celle de 1902) ALBAR- RAN s'élève vivement contre les conceptions anciennes, et nie formellement tous les modes de guérison invoqués jusqu'alors, en dehors des cas où l’uretère est oblitéré. Mais le rein est alors supprimé fonctionnellement par une sorte de « néphrectomie naturelle ».

Depuis cette époque, une tendance se manifeste parmi la majorité des auteurs à réagir contre les idées anciennes et à nier la possibilité de la curabilité spontanée de la tuberculose rénale.

BERNARD et SALOMON, puis SALOMON dans sa thèse, démontrent expérimentalement la quasi-impossibilité de cette guérison.

P. DELBET, RAFIN, POUSSON, ORAISON, PASTEAU en France, KROENLEIN, CAsPER, KüsTEr, DuxoT, BLuM, Rovsine, EKEHORN à l'étranger et beaucoup d’autres auteurs que nous ne pouvons tous citer ici, s’efforcent, à la suite d'ALBARRAN, de prouver la fausseté des théories admises autrefois. Les communications se succèdent, les publications sur ce sujet se multiplient.

Certains auteurs, sans nier absolument la guérison de la bacillose du rein, la déclarent si exceptionnelle qu'en pratique elle est négligeable (BRONGERSMA).

D'autres, tels que B. von RinmEr', ont observé

1 RIHMER (von). Beiträge z. Frage der Spontanheilung bei Nierentuberkulose. Folia urologica, t. IT, 1909, p. 419-432. ?

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des guérisons spontanées, mais toujours imparfaites; si bien que ce dernier auteur conclut que « cette guérison spontanée avance très lentement et reste toujours incomplète » et que si on n'intervient pas, « on laisse passer le moment le plus opportun pour obtenir des chances de guérison radicale ».

Nous ne voulons pas prolonger outre mesure l’énumération de tous les auteurs qui ont pris part à ce débat.

Étudions plutôt quels ont été les différents procédés de guérison invoqués, et voyons si nous arriverons à la solution de ce problème d’un si grand intérêt pratique.

Tous les modes de guérison peuvent se ramener à quatre, selon DELBET : 1° la transformation crétaeée des tubercules; 2° le ramollissement des cavernes avec évacuation complète du contenu caséeux; 3° la transformation scléreuse; 4° la guérison par oblitération de l’uretère.

1° La transformation crétacée des tubercules (nous entendons par là la transformation de tous les tubercules d’un rein) est excessivement rare et en tout cas insuffisamment prouvée. Les seuls cas connus sont eeux que Le Für a rapportés, en 1903, à l'Association française d’Urologie.

Nous y avons déjà fait allusion. « Trois fois », ditil, « des autopsies m'ont démontré des tubercules crétacés entourés d’une coque fibreuse épaisse. L'examen histologique a permis d'affirmer qu'il s'agissait de noyaux tuberculeux ayant évolué vers la guérison. » Mais Le Fur, qui est du reste un des rares

BARS Le urologistes français défendant encore, aujourd'hui, la curabilité spontanée de la tuberculose rénale, ne donne aucun détail sur l'étendue de la crétification et sur l'état du parenchyme rénal périphérique: ce qui enlève tout leur ‘intérêt à ses observations: car il faudrait établir que la crétification est générale pour prouver la guérison. En tout cas, ce processus est exceptionnel, puisque P. DELBET, sur 230 observations, n'en a pas rencontré un seul cas’.

2° Le ramollissement des cavernes avec évacuation complète du contenu caséeux. D'après ce processus, les cavernes s'ouvrent dans le bassinet et deviennent des cavités pseudo-kystiques à parois lisses entièrement détergées, limitées par une bande fibreuse d'enkystement.

La cavité est définitive: mais le processus tuberculeux est éteint.

Parfois même, les parois des cavernes s’accolent après évacuation du contenu, et il ne persiste qu'une cicatrice linéaire ou étoilée.

SUTER aurait observé un cas de la première variété.

Pousson en rapporte un autre dans les Annales génito-urinaires de 1905, se rapportant à la seconde variéte; mais ce chirurgien avait pratiqué au préalable ane néphrotomie suivie de curettage des cavernes. Or, lorsque Poussox fit, quelque temps après, la néphrectomie secondaire, le microscope décela

1. Quelques auteurs ont émis l'hypothèse que la transformation créticée ne serait que le premier stade du rein mastic dans lequel un stade très ivancé se trouvent des portions calcaires.

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