‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 45 sur 184 · UE EP · texte numérisé non relu

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d'huile gaïacolée-iodoformée dans les tuberculoses vésicales après la néphrectomie.

Il n’en est pas moins vrai que les rares observations que nous venons de citer ne permettent nullement d'affirmer la possibilité d’une guérison complète et définitive au sens où nous devons l’entendre. Nous ne voulons pas revenir sur ce que nous avons dit au chapitre précédent ni insister à nouveau sur les « trêves » de la bacillose rénale.

La tuberculinothérapie a une histoire bien plus longue et plus intéressante.

Nous avons vu que, pendant dix ans, ce traitement était tombé dans l'oubli à la suite des essais malheureux du début.

La cause de ces insuccès était due, comme GoETsx Ggor), Wrieur et ses élèves l’ont montré, à de grosses erreurs de posologie; au lieu de commencer le traitement, comme les auteurs actuels (SanLr, DENYs, etc.) le recommandent, avec des doses infinitésimales et progressives de millionièmes, millièmes, centièmes, dixièmes de milligramme, on le fit au début avec des décigrammes, répétés malgré de graves réactions.

Avec l'emploi de faibles doses au début, les cas améliorés deviennent plus nombreux.

Après Rônrie, KrüGEr' publie trois observations où des résultats assez encourageants furent obtenus par l’usage de la tuberculocidine de KLess.

C'est à l'étranger surtout que les premiers travaux

1. KRUGER. Zentralb. f. die Krankh. der Harn uw. Sex. Org., 1903, p. 299.

sur la thérapeutique par la tuberculine ont vu le jour.

En Allemagne, RosenFeL»' (1904), Lennarrz, BIRNBAUM (1907), Prericke (1908) et Karo (1909) s’en montrent partisans enthousiastes. Ils se servent de la tuberculine de Kocx ou de Denys.

En Belgique, Denys, DE KEERSMAECKER, LE CLERcC- Danpoy, D'HAENENS, MoRELLE, vantent beaucoup les qualités du bouillon filtré de Denys; mais il faut remarquer que DE KEERSMAECKER en particulier s’est souvent adressé à des lésions non folliculaires, à des « tuberculo-bacillies », plutôt qu’à des tuberculoses rénales vraies. |

Quelques auteurs anglais se louent aussi de l’emploi de la tuberculine.

Parmi eux, nous citerons WRIGHT, SWINFORD Epwarps et Th. WALkEr qui prirent la parole à ce sujet au Congrès des médecins anglais, à Londres, en 1904; PARDOE” (1905), Rocer LEE° (1908), LEED- HAM-GREEN (1909).

En Suisse, WizpBozz et SaAnzr ont étudié l’action de la tuberculine dans les tuberculoses urinaires. SABLI, qui a utilisé la tuberculine de BERANECK, s’en est montré fort satisfait : « À maintes reprises, ditil, j'ai vu des tuberculoses rénales ou vésicales au début guéries cliniquement et bactériologiquement par la tuberculine, et je considère comme une faute de traiter d'emblée la tuberculose rénale par la né-

1. Pour éviter la multiplication des notes, nous renvoyons pour la bibliographie de ce chapitre à l’Index qui se trouve à la fin de notre travail.

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