IsraËL. Congrès d'Urologie, Vienne
récents ne sembleraient l'indiquer. « Ce qui, à mon avis, a dit MARION dans une de ses cliniques, contreindique toute tentative de traitement médical, c'est l'impossibilité de dire, en présence de la plupart des malades, si le rein est peu ou beaucoup atteint. » KümmeLz a exprimé la même opinion; cependant chez les enfants il serait assez tenté, ainsi que RoTxscxiLn et LEEDHAM-GREEN, d'essayer la tuberculine lorsque les lésions paraissent être au début.
Cet essai du traitement spécifique dans les tuberculoses peu avancées n’est pas seulement inutile, il est nuisible. En effet, la guérison étant impossible, si l’essai est suivi d'échec, on a perdu un temps précieux pendant lequel le processus infectieux a eu le temps de s'étendre aux voies urinaires inférieures, au second rein ou à d’autres organes; l'opération sera devenue plus grave ou même impossible. Les partisans de la tuberculine objectent bien qu'ils abandonneront les malades au chirurgien avant celte éventualité; il n’en reste pas moins qu’ils auront laissé passer le moment le plus opportun pour l'opération.
S'il se produit au contraire une amélioration, le malade risque d'y perdre une guérison définitive que lui aurait procurée la néphrectomie; le mal n’en continuera pas moins à évoluer silencieusement après cette amélioration toujours trompeuse.
« Le jour où l'intervention précoce sera unanimement acceptée et pratiquée, on verra moins de lésions bilatérales, moins de pyonéphroses tuberculeuses,
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moins de tuberculoses généralisées à l’appareil urinaire » (BERNARD).
Les mêmes critiques que nous avons adressées à la tuberculinothérapie sont applicables à la sérothérapie antituberculeuse et à l'emploi des Immun-Kôürper de SPENGLER, capables seulement de procurer des améliorations.
Ajoutons que l'emploi de ces derniers peut donner lieu parfois à des accidents anaphylactiques graves, comme TourNIER* l’a signalé tout récemment.
À plus forte raison les autres traitements médicaux ne peuvent-ils être opposés à la néphrectomie. Par contre, ils seront fort utiles, associés ou non au traitement dit spécifique, dans les cas inopérables ou après l'intervention. Comme le disait le Professeur Guyon dans ses cliniques : « Le rôle du chirurgien terminé, c'est au médecin de commencer le sien. »
Nous n'avons pas l'intention de donner ici les détails de cette thérapeutique médicale comprenant des prescriptions hygiéniques, diététiques, médicamenieuses et physiques. Nous en dirons quelques mots plus loin à propos du traitement consécutif à la néphrectomie, renvoyant le lecteur pour plus de détails
. I. Dans certains cas au début, avec intégrité absolue des voies urinaires inférieures el bon état général, on pourrait peut-être, disent quelques auteurs, même « interventionnistes », tenter une cure de tuberculine, en surveillant attentivement le malade, l'opération n'étant pas aussi « urgente » que dans les cas habituels.
Nous ne sommes pas de cet avis, car la tuberculine demande toujours plusieurs mois avant de pouvoir exercer une action favorable (?) sur les lésions du rein, et pendant tout ce temps, si on peut surveiller l’état général et Ja vessie (par la cystoscopie), il est plus difficile de « surveiller » l'état du rein adelphe qui peut, sous l'influence du rein malade, devenir également tuberculeux pendant la période de temporisation. {
Ds TouRMER. Accidents anaphylactiques graves à la suite d'injection de GOTpS immunisants. Bulletin médical, 15 juin 1912, p. 599.
aux travaux de CASTAIGNE et GourAUD, de LE Fur et à la thèse récente de BRisser.
A joutons que RozrreR et BUSCARLET ont publié des cas dans lesquels l’héliothérapie (préconisée en premier lieu par BERNHARD [de Samaden]) semble avoir donné d'excellents résultats, associée ou non à la tuberculinothérapie. Nous avons eu l’occasion de visiter la clinique de RorrrER, à Leysin, et avons pu constater les heureux effets des bains de soleil dans nombre de bacilloses chirurgicales. Inutile de dire que nous recommanderions à l’occasion l’héliothérapie, non pas comme antagoniste, mais seulement comme adjuvant de la néphrectomie, seul traitement qui amène la guérison.
La radiothérapie aurait également exercé une action heureuse chez 3 malades de Brrcuer” (in rapport de WizpBorz).
Si nous avons tant insisté sur le traitement spécifique de la tuberculose rénale, c’est parce que depuis quelque temps beaucoup de médecins ont une tendance à vouloir étendre les indications de la tuberculine, au détriment de celles de la néphrectomie. Nous ne saurions trop nous élever contre cette doctrine qui mène sinon à l’abstention opératoire, du moins à une temporisation des plus nuisibles pour les malades.
La guérison spontanée et la guérison par ‘les moyens médicaux actuels étant également impos-