‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 60 sur 184 · PORTA TU · texte numérisé non relu

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ScuurriGius'. Les expériences de ZAMBECCARIUS furent reprises par ComnaIRE* en 1803, par PRÉVOST et Dumas en 1823 et, plus récemment, par CL. BER- NARD, Rayer, Meissner, SuEpxARD, etc. Tous constatèrent que la survie était possible avec un seul rein.

Malgré ces résultats encourageants de l’expérimentation, ce n’est qu’en 1869 que fut pratiquée la première néphrectomie et en 1872 la première ablation d’un rein tuberculeux, suivie seulement 8 ans plus tard d’une opération analogue.

Si les néphrectomies, dans des cas de rein mobile, lithiasique hydronéphrotique, cancéreux, elc., se multiplièrent assez rapidement, il n'en fut pas de même dans la tuberculose rénale; malgré l'opinion de quelques auteurs, partisans décidés de la néphrectomie dans cette affection, les observations restèrent relativement rares jusque vers l’année 1896, qui marque la fin de notre seconde période.

Cette réserve de la majorité des chirurgiens tenait à plusieurs causes.

L'une des plus importantes était sa gravité, due en grande partie à l'insuffisance des moyens dont on disposait à cette époque pour déterminer la valeur fonctionnelle. de chaque rein.

« La gravité de la néphrectomie dépend de l'état -dans lequel se trouve le réin du côté opposé et de la difficulté, en clinique, de diagnostiquer l’état de ce rein. » (In thèse de GuiLLaup [loc. cit.], p. 28.)

r. Scmurrieius. Lithol. hist. med., chap. XIII. >. Commarre. Dissertation sur l’extirpation du rein. Thèse de Paris, n° 85.

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Sans doute des expérimentateurs, tels que ROSENsTEIN', PERL*, T1ZZONI et PisenTr, LORENZ*‘, TUFFIER”, Ecxarpr* et d’autres èncore avaient prouvé l'innocuité absolue de la néphrectomie dans le cas où l'autre rein était sain et expliqué ce fait par l’hypertrophie compensatrice de l'organe congénère; bien plus, TUFFIER, puis BraprorT (1892), avaient déterminé la quantité de parenchyme rénal nécessaire au maintien de l'existence et montré que cette quantité correspond approximativement au tiers ou même au quart du poids total des deux reins, ce qui laissait entrevoir la possibilité d’une néphrectomie même dans certains cas de néphropathies bilatérales.

Mais, en pratique, avant d'effectuer cette intervention, il fallait être sûr de s'adresser au rein malade ou au plus malade des deux, l'organe adelphe étant supposé posséder une valeur suffisante pour assurer à lui seul la dépuration urinaire; bien plus, il fallait être assuré de la présence même du second rein.

Or les vieux moyens cliniques, qui constituaient alors la seule ressource des chirurgiens, étaient, dans beaucoup de cas, incapables de donner la solution de

1. RosensteIN. Über complementäre Hypertrophie der Niere. Virchow's: Archiv, Bd: -ETIl; pp 47. r87r.

o. PERL. Anatomische Studien über compensatorische Nierenhypertrophie. Virchows Archiv, Bd. LVI, p. 305, 1872.

3. Tizzon: et Pisenti. Studi sperimentali sull’ accrescimento fisiologico e: patologico del rene. Comunicazione preventiva. Archivo per le Scienze Mediche Torino, vol. VI, n° 13, 188. ;

h. Lorenz. Untersuchungen über compensatorische Hypertrophie der Nieren. Zeitschrift für klin. Medizin, Bd. X, p. 545, 1885.

5. Turrier. De l’hypertrophie et de la régénération compensatrices du rein. Bull. Soc. anat. de Paris, 1888, p. 447 et 1020.

In. Etudes expérimentales sur la chirurgie du rein. Paris, Steinheil, édit., 1889.

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