‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 65 sur 184 · In thèse de BroDEUR (I. cit.), p · texte numérisé non relu

In thèse de BroDEUR (I. cit.), p

3. BryanT. Guy's Hospital Rep., in The Lancet, t. II, 1870. 4. Dicxinsow. British med. Journ., mai 1885} p. 894.

Czernny, KüsTER, MAx SCHEDE, SCHUTCHARD, en Allemagne; GERSONY, en Autriche. NEWMANN, G. SMITH et Tnornron! admettaient également cette intervention.

Tous ces chirurgiens avaient constaté, à la suite de l'ouverture du rein pyonéphrotique, une amélioration très nette de l’état général et local de leurs malades. Au bout d’un temps souvent fort long, la fistule lombaire arrivait parfois à se tarir, et l’opéré était « guéri ». Les symptômes vésicaux, si pénibles, devenaient plus tolérables, sans toutefois disparaître complètement.

La vogue de la néphrostomie était due surtout à sa mortalité moindre que celle de la néphrectomie. « Incomplètement armés au point de vue de l’antisepsie, ayant une technique mal réglée, privés d’indications opératoires précises et surtout dépourvus de tous moyens d'apprécier l’état anatomique et fonctionnel du rein opposé, les premiers chirurgiens devaient fatalement perdre un plus grand nombre de malades par l’extirpation du rein que par son incision » (Poussow”).

Ainsi s'explique la grande quantité de néphrostomies pratiquées à cette époque.

Tous les auteurs, cependant, n’admettaient pas que la simple ouverture du rein fût curatrice au même titre que son ablation; même parmi les chirurgiens précités, quelques-uns reconnaissent déjà la nécessité fréquente de recourir ultérieurement à la né-

1. Cités par VieneroN. in thèse (loc. cit.) 2. Pousson. (loc. cit.) Annales génilo-urinaires, 1905, t. XXII, p. 890.

PNEU MN AE ES ME NET ie et D RE T :

phrectomie secondaire; c'était affirmer implicitement la suprématie absolue de cette dernière intervention.

Dès 1884, Mowop!, sans nier la gravité de la néphrectomie à cette époque, écrivait : « Est-ce à dire qu'il faille, en face de ces doutes (difficulté, en clinique, de diagnostiquer l’état du second rein), renoncer à une opération qui a fait ses preuves (la néphrectomie), et qu'on peut considérer comme une des meilleures conquêtes de la chirurgie moderne ? Non... »

Bropeur?, en 1886, concluait dans sa thèse que l’extirpation lombaire paraît être l'opération « rationnelle », lorsque le rein est transformé en une masse caséeuse.

Cette opinion se trouve également exprimée dans la thèse de GurzzauD* : « Nous ajouterons encore, ditil, à l'avantage de la néphrectomie, qu’elle peut être un traitement radical, ne présentant pas, comme la néphrotomie, l'inconvénient de laisser après elle une véritable infirmité, une fistule néphro-cutanée, intarissable le plus souvent. »

Peu à peu les chirurgiens se rendirent compte que la néphrostomie était incapable de procurer la guérison définitive. Si elle améliorait fréquemment les malades, cette amélioration n'était que temporaire, et le plus souvent peu durable.

Les cas de guérison sans fistule étaient tout à fait exceptionnels. Sur 35 cas, rapportés par VIGNERON",

1. Monon. Quatre néphrectomies et remarques. Annales génito-urinaires,

>. Bropeur. Loc. cit., p. 529.

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