‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 69 sur 184 · LarocmEe (loc. cil.). Thèse de Bordeaux · texte numérisé non relu

LarocmEe (loc. cil.). Thèse de Bordeaux

>. Friorice. Experimentelle Beiträge zur Kenntnis der chirurgischen Tuberkulose. Deutsche Zeitschr. für Chirurgie, Bd. 53, 1899, p. 512-546.

3. Baumeartex. Ueber experimentelle Urogenitaltuberkulose. Archiv für blin. Chir., t. LXIIL, 1901, p. 1013-1026, et Berl. klin. Wochenschr., 1905, n° 44, p. 1587.

4. Kræemer. Ueber die Ausbreitung und Entstehungsweise der männlichen Urogenitaltuberkulose. Deuische Zeitschr. f. Chir., t. 69, 1903, p. 318-370.

5. Baumearten et Kræxmer. Experimentelle Studien über Histologie und Ausbreitung. der Urogenitaltuberkulose. A rbeilen an dem Gebielen der path. Anat. u. Bakteriotogie, Bd. IV, H. 2.

là, elle progresse, en suivant le cours de l'urine dans le premier cas, celui du sperme dans le second; autrement dit la tuberculose rénale est toujours descendante.

Hansen’, en 1903, exposa, dans un travail resté classique, les résultats d'une série d'expériences entreprises sur des lapins et confirma la très grande fréquence de l’infection hématogène du rein. Il montra de plus que la tuberculose rénale produit, par infection descendante, des lésions tuberculeuses de la prostate et de la vessie.

En 1903 également, Ascx° réalisa expérimentalement la tuberculose du rein par une injection de bacilles de Koch dans l'artère rénale et étudia au inicroscope le mode de propagation des lésions. Selon lui, les bacilles arrivent d’abord dans les capillaires des glomérules pour de là se disséminer par voie sanguine (vas efferens du glomérule), lymphatique et canaliculaire.

Dans une série de travaux importants, BERNARD (L.) et SALOMON* étudièrent l’action du bacille tuberculeux et de ses toxines-sur le rein. Ils parvinrent à créer expérimentalement la tuberculose rénale par inoculation artérielle, veineuse, sous-cutanée et intrapéritonéale; des injections de cultures intra-vésicales

1. Hansen. Recherches expérimentales sur la tuberculose génito-urinaire. Annales des mal. des org. gén.-urin., 1903, p. 1.

Inem. Nord med. Arkiv, t. XXXV, 1902, n° 2, t. XXXVI, 1005, 10.

2. Asom. Ueber das Schicksal der in die Nierenarterien eingebrechten Tuberkelbazillen. Zentrabl. f. die Krankh. der Harn u. Sexualorgane, 1903,

t. 14, p. 183. | 3. BERNARD et SaLomon. Bull. Soc. Biologie, 1903, 1904, 1905, 1906; Société anat., 1906.

Inem. Journal de Physiol. et de Path. gén., 1904, 1905, 1906, 1907. BErNarp. Les affections tuberculeuses des reins. Bulletin médical, 1005.

ou intrapyéliques ne furent suivies d'aucun résullat; tandis que des injections dans le bassinet après ligature de l’uretère produisaient la bacillose rénale, ainsi qu’'AzBarRran l'avait déjà montré. BERNARD et SALOMON montrèrent de plus, à la suite de Jousser”, que la présence du bacille de Koch est suffisante pour expliquer l'existence de lésions néphritiques non spécifiques à côté des lésions tubercuieuses typiques; point n’est besoin d’invoquer les toxines de ce bacille.

Résumant leurs expériences, BERNARD et SALOMON arrivèrent à conclure qu'il existe deux formes de tuberculose rénale expérimentale : une forme descendante, de beaucoup la plus commune, et une forme ascendante qui exige, pour se produire, la ligature préalable de l’uretère.

MrinerTz? montra, en 1908, que l’hyperémie veineuse du rein favorise la localisation dans cet organe des bacilles injectés dans le sang; si la ligature de l'uretère favorise la tuberculose rénale expérimentale, c'est beaucoup moins par le fait de la stase de l'urine que de la congestion passive du rein.

Bervarp (L.)° fit, en 1909, une importante communication au XII° Congrès d’urologie, dans laquelle il exposa à nouveau l’ensemble de ses recherches expérimentales avec SALOMON. Voici ses conclusions :

« Le bacille de Koch est seul responsable de toutes

r. Jousser. Rein et bacille de Koch. Archives de méd. expérimentale et d'anatomie pathologique, 1904, t. XVI, p. 521.

>. Mewerrz. Tuberkulose und Blutstromung. Unters. über experiment. Nierentub., Virchows Archiv, t. 192, 1908, p. 393.

3. BerNarr. Anatomie pathologique et pathogénie de la tuberculose rénale expérimentale, XII session de l'Ass. franç. d'Urologie, Paris, octobre 1909, p. 470-184.

PSE les lésions observées dans la tuberculose rénale, lésions folliculaires et non folliculaires; lui seul en donne la signature spécifique; toutes sont l'effet de ses poisons à action locale.

« Mais selon le nombre des bacilles opérants et leur voie d'apport, la disposition des lésions est différente, et les formes que nous montre la clinique humaine reçoivent de ce fait une explication satisfaisante. Il convient de distinguer :

« 1° Une forme primitive, le plus souvent unilatérale, au moins au début, caractérisée par l’évolution habituelle et chronique de follicules: elle répond à une inoculation accidentelle, pauvre, hématogène, comme dans les injections intra-veineuses expérimentales; c’est elle qui relève de la chirurgie, que la lésion soit au stade miliaire, nodulaire ou caverneux :

« 2° Des formes secondaires, dont il convient de distinguer les néphrites folliculaires et les néphrites non folliculaires, à lésions bilatérales, qui répondent à des inoculations plus riches comme dans les injections artérielles expérimentales: elles s'observent ordinairement chez des tuberculeux, consécutivement aux bacillémies, et relèvent de la médecine.

« 3° Enfin des rétentions rénales tuberculeuses, uronéphrose où pyonéphrose : expérimentalement, elles peuvent être déterminées soit par l’inoculation artérielle, soit par l’inoculation canaliculaire, mais toujours et nécessairement à la faveur d’un obstacle urétéral ; elles exigent un ensemble de conditions qui explique leur rareté en clinique et l’inconstance de leur production en expérimentation. »

Pecs-LEUSDEN”, qui avait déjà produit les résultats de ses travaux expérimentaux sur la tuberculose rénale au Congrès allemand de chirurgie de 1905”, les a repris au dernier Congrès (1911). En injectant directement dans l'artère rénale des émulsions très délayées de bacilles de Koch peu virulents, il a réussi à provoquer des lésions tuberculeuses exclusivement locales des deux reins, voire même d’un seul rein. Pour réussir à coup sûr, il croit indispensable de n’expérimenter que sur de grands animaux, d'injec-

. ter l’'émulsion directement dans la circulation rénale,

de n’employer que des bacilles peu virulents, et enfin d’incorporer dans l'émulsion des substances, comme la poudre de Iycopode, qui s'arrêtent dans les canalicules du rein et y fixent l'agent virulent. C'est pourquoi l’auteur pense que l'infection se fait par la voie sanguine, grâce à des embolies microscopiques, à des parcelles de tissu, à des embolies graisseuses, qui ont traversé les capillaires du poumon et qui, imprégnées de bacilles, se fixent plus aisément dans le rein que le bacille à l’état isolé, qui peut traverser les vaisseaux rénaux sans provoquer de lésions.

Telles sont les principales publications ayant trait à la production de la tuberculose rénale expérimentale par voie sanguine”.

1. Pers-Leuspen. La pathogénie de la tuberculose rénale. XLe Congrès de la Soc. allemande de Chirurgie, Berlin, 19-22 avril 1911 (voir aussi Congrès de 1905).

Voy. aussi : Pezs-Leusnenx. Exp. Unters. z. Path. der Nierentub., Trauma und Nierentub. Trauma u. Organtub. Arch. f. klin. Chir., 8 juin 1911, p. 245-297.

>. In, Zur Frage der experimentellen Erzeugung der Nierentuberkulose, Zentralblatt für Chirurgie, 1905.

3. Voyez aussi Bupax. Experim. histol. Studien über die Genese des Nierentuberkels. Virchows Archiv, 1906, t. 186, p. 145.

Si nous considérons les résultats obtenus par leurs auteurs, nous croyons pouvoir conclure à la réalité de l'infection tuberculeuse du rein par voie hématogène, basée sur l’expérimentation.

2° Preuves anatomo-pathologiques

L'anatomie pathologique a apporté un appoint plus précoce que l’expérimentation à la théorie hématogène.

Après LANCEREAUx (loc. cit.), CounNuEim", CoLrr- NET”, STEINTHAL*, etc., DURAND-FARDEL (loc. cit.) a montré, en 1886, dans sa thèse, la possibilité de l’infection tuberculeuse du rein par la voie circulatoire; dans un cas de tuberculose aiguë, il trouva des bacilles de Koch dans le bouquet vasculaire du glomérule, alors que les lésions anatomiques n’y étaient pas encore apparentes. Il a démontré que, lorsque les lésions sont peu avancées, les bacilles se montrent à la surface des anses glomérulaires; lorsque les lésions sont plus vieilles, on les trouve dans les infiltrations tuberculeuses péri-glomérulaires en même temps que dans le glomérule. Le transport des bacilles par la voie artérielle était ainsi nettement établi.

L'année d’après, Cayra (loc. cit.) concluait, en se basant sur plus de cent rapports d’autopsies, que l’infection tuberculeuse, dans l'arbre urinaire, débute au niveau du rein, pour envahir secondairement l'uretère et la vessie.

1. Connnerm. Die Tuberkulose vom Standpunkt der Infektionskrank., 188r.

. Corriner. Thèse de Paris, 1889-83 (loc. cit).

3. STEINTHAL. Ueber die tub. Erkrankungen der Niere.…. Arch. f. path. Anal. u. Phys., 1885, t. roo, fase, 1, n® Sr.

1 Togfoubt di ON ft RER SEE es

Ce fait fut confirmé à plusieurs reprises par Küs- TER!, TILDEN-BROWN*, ALBARRAN*, ISRAËL*, Sax- TORPH , Pousson”, enfin, dans ces dernières années, par un très grand nombre d’anatomistes et de chirurgiens.

Les preuves anatomiques invoquées par ces auteurs pour étayer la théorie de l'infection sanguine sont nombreuses et probantes.

On ne compte plus, en effet, les autopsies ou les opérations au cours desquelles, en dehors des lésions bacillaires du rein, on ne trouve aucune autre atteinte tuberculeuse de l'appareil génito-urinaire.

L'observation LXVI de M. Annré en est un exemple des plus typiques.

De plus, on a pu constater sur des pièces nécropsiques fort nombreuses que, lorsque tout l'appareil urinaire est envahi par la tuberculose, les lésions rénales sont plus profondes, plus anciennes que les lésions urétérales et vésicales. Alors que le rein est parsemé de cavernes, l'uretère est beaucoup moins atteint, et les lésions de ce conduit sont plus accusées à sa partie supérieure.

est indemne. Il en est de même, la plupart du temps, dans les cas de tuberculose rénale fermée; on est bien obligé alors d'admettre l'infection descendante, puis-

ouvent, dans les cas observés au début, la vessie

1. Küsrer. Berl. klin. Wochenschr., 1890 et Congrès allemand de Médecine interne, 1896.

>. Tizpex-Broww. Tuberculose rénale. Ann. génito-urin., 1898, n°5 5 et 6.

3. Argarmax et Corter. Tuhereulose descendante primitive du rein. Annales génito-urin., 1899, n° 8.

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