‹ Valeur de la Néphrectomie: Dans la Tuberculose RénaleChapitre 85 sur 184 · Paucuer. La Clinique, 1908, p · texte numérisé non relu

Paucuer. La Clinique, 1908, p

fois par l'anatomie pathologique et la clinique, ou bien elles l'utilisent pour combattre les autres.

La note juste, en cette matière, a été, ce nous semble, donnée par Carnkuiw” : «Je pense qu'il ne peut être ni utile ni raisonnable de chercher la raison de la fréquence incontestable de l'infection unilatérale primitive. S'évertuer à chercher ce pourquoi est perdre son temps et serait aussi vain que si un chirurgien d'enfants, par exemple, discutait à perte de vue sur le pourquoi d’une tumeur blanche au genou droit plutôt qu’au genou gauche, ou encore sur le pourquoi d'infection des vertèbres dorsales plutôt que lombaires. »

« Ce pourquoi, actuellement, nous échappe. Incriminer avec OrTx et BernarD « le petit nombre de bacilles en circulation dans le sang » n'est pas une explication et ne prouve rien du tout, car on ne voit pas, non seulement la raison d'infection d'un seul rein, plutôt même que l'infection d’une articulation ou d’une autre glande. On peut évidemment invoquer un grand nombre de causes occasionnelles ou adjuvantes, mais elles n'ont pas de valeur plus orande. »

Sj l’unilatéralité de la tuberculose rénale n’est pas une preuve contre la voie urétérogène, nous croyons néanmoins en avoir fourni d’autres, en nombre suffisant, qui établissent le peu de fréquence du processus ascendant.

Ce fait ne doit pas étonner, car le bacille tuberculeux, dépourvu de mouvements propres n'ayant pas

1. Carneun (loc. cit.). XV® session Ass. franç. Urologie, Paris, 1911, P. bon

la force de pullulation des simples pyogènes, ne peut habituellement se déplacer dans un organe contrairement au sens de l’excrétion.

De plus, la tuberculose est une affection dans laquelle la rétention ne se rencontre qu’exceptionnellement, aussi bien la rétention rénale que la rétention vésicale. L. BERNARD, ALBARRAN, CARLIER, CATHELIN ont souvent insisté dans ces derniers temps sur cette notion importante, signalée il y a longtemps déjà par le professeur Guyon.

Aussi ne peut-on comparer la tuberculose rénale avec les infections non spécifiques des reins : leur analogie n’est qu'apparente, « car, pour celles-ci, qui d'habitude remontent de la vessie aux reins, l’ascension de l'infection est préparée par une distension uréléro-rénale. Celle-ci n'existe pas dans la tuberculose, et cette seule circonstance suffit à rendre très différentes les conditions dans lesquelles peut se faire l'infection tuberculeuse » (LecuEu!).

De l'exposé critique que nous venons de présenter, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

1° La tuberculose rénale ascendante est difficile à réaliser expérimentalement. Elle exige, pour se produire, un ensemble de conditions qui se trouve rarement réalisé en clinique:

2° Les faits anatomiques démontrent que l’infection ascendante est possible, mais aussi qu'elle est très rare si on la compare aux nombreux cas de tuberculose indiscutablement descendante;

3° Beaucoup d'observations cliniques de tubercu-

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