Guisy (loc. cit
2. HÉRESCO et Crarrc. Quelques considérations sur la pathogénie de la
tuberculose rénale d’après deux autopsies. Annales génilo-urin., r911, vol. I, n° 16, août (2°), P. 1441-1446.
— 207 = moindre lésion tuberculeuse, même au microscope.
En outre, dans le premier cas, il existait des lésions bacillaires disséminées dans d’autres organes. Ces constatations sont tout à fait défavorables aux idées de BRONGERSMA.
Les arguments cliniques de cet auteur n'ont qu'une valeur très relative. Souvent, en effet, on trouve des lésions pleurales ou pulmonaires uniquement du CÔLÉ opposé à la lésion rénale; il en était ainsi dans les 2 cas de Héresco que nous venons de relater; de mème dans les observations XXII, XXXIX et XLVIT de M. ANDRÉ.
BroNGERsMA croit que la théorie lymphatique explique l’unilatéralité de la tuberculose rénale, le rein malade occupant une « position beaucoup plus favorable que l’autre pour recevoir le virus infectieux. » Mais il reconnaît aussi que la progression du processus tuberculeux de l’un à l’autre rein s'explique facilement par l'existence des « voies anastomotiques qui relient les ganglions para- aortiques des deux côtés ». Cet argument ébranle sa théorie, car, ainsi que le fait remarquer M. Gérarp!, chaque fois que la perturbation de la circulation lymphatique serait intense, il y aurait facilement bilatéralité des lésions rénales et l’on sait que cette occurrence se rencontre assez rarement.
Quant à la prédilection de la néphrobacillose pour le rein droit et pour le sexe féminin, elle n’est pas bien démontrée: toutes les statistiques ne concordent pas sur ces points; dans celle de M. Anpré, par exemple,