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Lorsque la couleur devient plus foncée, d’un jaune plus marqué, on continue l'aspiration, mais en recueillant
cette bile dans un autre récipient stérile. L’écoulement
devient alors intermittent, semblable à l'écoulement de l'urine dans la vessie. Cet écoulement intermittent de-
vient très évident, lorsque après avoir recueilli la bile des
conduits biliaires et de la vésicule, on aspire la bile récemment sécrétée par le foie.
Nous considérons la première bile recueillie comme
provenant des canaux biliaires (probablement unique-
ment du cholédoque) à cause de sa teinte jaune très clair, de sa transparence et parce qu’elle est beaucoup moins
visqueuse (muqueuse) que celle que l’on aspire après elle.
Cette première portion peut atteindre un volume variant
de 10 à 20 cmc et peut nécessiter de 1-3 minutes pour son extraction.
Après cette bile cholédocienne ou bile A, on aspire une bile d’un jaune très foncé, d’une consistance très visqueuse et au cas de vésicule biliarre saine; d’une limpidité parfaite. Cette seconde portion provient de la vésicule. Le contenu de la vésicule biliaire varie de 30-100 emc; dans un cas, elle atteignit 166 eme; la moyenne ne dépasse pas 75 cme.
Les variations de la capacité de la vésicule biliaire, dépendent :
soit du temps qui s’est écoulé depuis que la vésicule s’est vidée, en partie ou totalement pour la dernière fois, évacuation qui est en rapport avec les besoins de
la digestion &
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soil de l’existencb de facteurs mécaniques tels qu’adhérences inflammatoires ;
soit de l'existence d’une bile très épaisse, visqueuse, s’écoulant difficilement, telle qu’on en rencontre dans les états catarrhaux de la vésicule biliaire ; |
soit enfin d’un défaut de tonicité des Lau de la : vésicule, dû à leur distension exCESsIve. 2
« Nous croyons pouvoir ainsi différencier la bile provenant des différentes parties de l'appareil biliaire et soumettre chacune des portions recueillies à un examen
chimique, bactériologique et cytologique ».
Caractères de la bile dans les états pathologiques
. À. Dans les cholédocites, la bile correspondante est plus visqueuse; élle présente un excès de grumeaux de mucus; elle est habituellement trouble et incolore; . L'examen cytologique montre qu’elle contfnt des cellules de pus mêlées au mucus, des cellules épithéliales et parfois des hématies: les cultures peuvent révéler la présence de microbes pathogènes
Ce type a été rencontré dans les cas de cholédocite avec cholécystite. Dans l’ictère catarrhal simple on peut voir une cholédocyte pure, se traduisant par une infection plus atténuée que dans le cas précédent.
B. Dans les cholécystiles sans cholédocyte la 1'e bile recueillie est presque normale, macroscopiquement et
cytologiquement ; les cultures ne donnent rien.
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Mais la 2 bile recueillie est plus visqueuse que la bile normale provenant de la vésicule biliaire ; elle est trouble, contenant des filaments ou des grumeaux de mucus; l’examen cytologique montrera des éléments inflamma- Loires : cellules de pus, parfois des globules rouges, des cellules épithéliales desquamées ; les cultures révèleront des organismes pathogènes. Jusqu'ici nous avons rencontré des streptocoques de diverses variétés, des staphylocoques, du bacille pyocyanique, du bacille typhique et le micrococcus catarrahalis.
Dans quelques cas, les cultures n’ont rien donné, mais l’élément catarrhal était très prononcé. La viscosité. la couleur et l’ aspect général de la bile dans les conditions pathologiques de la vésicule suggèreront seules le diagnostic. La couleur de la bile aspirée varie du jaune d’or foncé, au jaune « mélasse » foncé. La bile peut être transparente ou trouble; elle contient parfois des filaments de mucus de couleur verte et dans un cas était d’une consistance telle qu’elle rendait l'aspiration dif-
ficile.
C. Dans les cholélithiases on trouve les éléments caractéristiques des cholécystites, mais dans deux cas, Lyon dit avoir trouvé, en outre, un sédiment d'apparence sableuse (gritty) que le microscope montrait être constitué par des cristaux de sels biliaires.
Lyon dit n'avoir jamais pu trouver dans la bile qui s’écoule après celle de la vésicule, quoi que ce soit pouvant suggérer un processus pathologique siégeant au niveau du foie,
FEINSTMIN
LS
Dans un article publié par DR dans V'Hospilalstende du 24 mars 1920 on peut lire :
« L° étude du contenu duodénal est importante p pour trancher le diagnostie entre les affections biliaire, rénale et appendiculaire, dans les cas douteux. Dans 10 cas
de cholécystite l’auteur rencontre dans le contenu duo-
dénal, de la leucocytose, alors qu’à l’état normal il n’en à
jamais vu.
Dans 4 cas sur 5, il a vu le colibacille aussi bien dans
le contenu duodénal que dans la vésicule biliaire. L'in-
jection d’une solution de peptone produit la contraction de la vésicule. Dans 18 cas où il employa ce procédé, le diagnostic a pu être vérifié 11 fois à l’opération ».
Dans le Journal A. M. A., 2 août 1920, le Dr Frank
Smithies, s'exprime ainsi : « Le sondage duodénal dimi-
nuera de plus de 50 %, la proportion des interventions chirurgicales dans les affections de la vésicule biliaire ».
Dans les Bulletins el mémoires de la Société de chirurgie de Paris, du 21 février 1922, MM. Ge et Georges Lœæwy terminent leur communication par ces mots : Ç Il nous paraît donc y avoir dans cette exploration des voies biliaires par le Lubage duodénal (technique de B. B. V. Lyon) un moyen de diagnostic qui peut être intéressant sans parler du moyen thérapeutique »
Dans un article du Journal de médecine el de chirurgie praliques, du 10-4-22 intitulé : « De quelques applica-
Lions pratiques du Lubage duodénal au diagnostic et au
traitement » le Pr Carnot écrit : « mais les résultats que
nous avons obtenus ne sont pas conformes à cette théorie,
car le suc recueilli est riche en ferments pancréatiques,
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RECETES