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Conclusions. — En somme, il s’agit d'une hémiplégie gauche avec une légère atteinte du facial supérieur et inférieur, présentant tous les symptômes classiques de perturbation pyramidale et dont la cause paraît être une spécificité non traitée. Quoique remontant à plus de quatre mois, cette hémiplégie ne s'accompagne pas de grosse contracture. L'étude de la flexion combinée de la cuisse et tronc par les deux procédés de recherche décrits par M. Babinski ne nous donne aucun résultat pouvant augmenter les preuves d'organicité qui ne saurait être mise en doute, étant donné l’ensemble des signes pyramidaux que nous avons trouvé. Le défaut de grosse contracture explique seul et suffisamment l'absence de ce phénomène.
OBSERVATION III Recueillie à l'hospice du Perron dans le service de M. le Professeur Devic
B.…. M. lingère, âgée de 60 ans, entre aux Hospices du Perron le 10 janvier 1928, pour « hémiplégie droite ». La malade n’a pas d'antécédents pathologiques ; elle nie l'éthylisme et la spécificité. Elle aurait été opérée en mai 1921 d’un cancer au sein. Elle nous raconte qu’à la suite d'un ictus qui remonte à octobre 1927, s'est installée une hémiplégie droite. Ce sont tous les renseignements que nous pouvons obtenir.
Nous l'examinons le 25 juin 1929.
Les mouvements passifs des divers segments des membres offrent plus de résistance à droite qu'à gauche. Cette contracture est beaucoup plus marquée au niveau du membre supérieur que du membre inférieur ; il n'y a pas cependant d'attitudes vicieuses.
Le réflexe rotulien et le médio-plantaire sont exagérés à droite. On obtient facilement de ce même côté la trépidation épileptoïde du pied et le clonus de la rotule. Le réflexe cutané plantaire se fait faiblement en extension le long äu bord
externe du pied droit ; cependant, l’extension du gros orteil est continue et s’accompagne du phénomène de l'éventail. On ne trouve aucun autre signe de perturbation pyramidale : pas de signe d’Oppenheim, pas de réflexes de défense.
Pas de flexion combinée de la cuisse et du tronc.
On ne trouve aucun signe d’affection labyrinthique ou cérébelleuse. Les réflexes de posture n’existent pas. Aucun tremblement, aucun trouble de type parkinsonien.
La malade ne présente pas de troubles subjectifs. On constate une hypoesthésie au tact, à la piqûre, au chaud et au froid de toute la moitié droite du corps.
Le facial supérieur et inférieur sont atteints : il existe une asymétrie faciale, la pointe de la langue est déviée; léger ptosis de la paupière gauche, Les pupilles sont égales et réagissent bien à la lumière et à l’accommodation.
Conclusions. — En résumé on se trouve en présence d’une malade présentant une hémiplëégie pyramidale droite, sans grosse contracture avec exagération des réflexes rotulien et médio-plantaire droits, cutané-plantaire en extension et chez qui on ne trouve pas de flexion combinée de la cuisse et du tronc, absence expliquée par la faible hyperspasticité que nous avons signalée.