OBSERVATION VIII
Ja... Bo... ex-sergent au 98° R. I., est examiné dans le service de neuro-psychiatrie de l'Hôpital Desgenettes, le 22 juillet 1929. È à
En 1924- 1925, le, UE aurait présenté une névraxite fruste caractérisée par de l’hypersomnie diurne mais qui ne se serait jamais accompagnée de diplopie. Depuis lors, s’est progressivement installé un syndrome parkinsonien à topographie hémiplégique. -
La mobilisation passive des divers segments ds membres met en évidence une certaine rigidité musculaire plus accentuée à droite qu’à gauche et beaucoup plus apparente au niveau du membre supérieur droit où l’hypertonie provoque la flexion de l’avant-bras sur le bras. Les mouvements actifs se font plus lentement à droite.
Les réflexes tendineux sont vifs. Le réflexe cutané plantaire se fait en flexion le long du bord interne comme du bord externe du pied ; il n’y a pas de réflexes de défense ; pas de flexion combinée de la cuisse et du tronc.
Le réflexe de posture du jambier antérieur et le signe de la roue dentée font défaut. Par contre il existe, au repos, un tremblement de type parkinsonien, dystasique, non intentionnel, surtout marqué à la main et au pied droits et se généralisant à l’avant-bras, à la jambe et à la cuisse. Le malade ne souffre pas, perçoit les sensations tactiles et douloureuses et a conservé la notion des attitudes segmentaires.
Conclusions. — Il s’agit d’un syndrome parkinsonien avec
troubles prédominant à droite, sans signes pyramidaux, sans
flexion combinée. L'hypertonie, la bradykinésie, le tremblement dystasique, prouvent incontestablement l’organicité de.
ces troubles,