‹ Valeur sémiéologique de la flexion combinée de la cuisse et du troncChapitre 21 sur 29 · TOO · texte numérisé non relu

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spasme des muscles du cou, avec contractions fasciculaires très apparentes au niveau du sterno-cléido-mastoïdien ; la tête s’incline sur l’épaule gauche, et, si le trouble est très accentué, le sujet faisant effort, par exemple, pour conserver l'index sur le nez, les contractions gagnent le grand pectoral, qui se durcit, comme les muscles de la racine de l'épaule et du cou.

Au membre inférieur, le sujet adopte, quand il marche, une attitude caractéristique, pour éviter l’apparition de troubles analogues, bien que sensiblement différents. Il porte le pied, la jambe et la cuisse gauches en rotation externe. Les mouvements actifs des orteils et du pied sont possibles : on ne provoque aucun trouble, si on demande au sujet de les fléchir ou de les étendre. Mais si on essaie de porter le pied dans son attitude normale, en rectifiant l’abduction plus haut signalée, apparaissent, non plus un tremblement mais de véritables secousses cloniques, intéressant la jambe et la cuisse, avec une sensation très accusée de douleur et de gêne. Le sujet, qui est très émotif, perd complètement la notion de ce qui se passe autour de lui, quand ces mouvements épileptiformes sont très accentués et on peut, en répétant l’épreuve, finir par obtenir la perte totale de la connaissance.

L'étude des variations du tonus musculaire chez ce malade, à l’occasion des mouvements volontaires, offre un grand intérêt. Nous avons déjà dit qu’au repos il n’y avait à peu près aucun trouble du tonus, à peine une légère hypertonie, et que la mobilisation passive des divers segments du membre, à condition qu’elle ne provoque pas les phénomènes spasmodiques dont il a été plus haut question, se faisait aussi facilement du côté gauche que du côté droit. Mais dès que le sujet veut ébaucher un mouvement actif, lorsqu'il marche, par exemple, apparaît au niveau des membres inférieurs et supérieurs gauches une grosse hyperspasticité, qui s’accentue très rapidement, si le mouvement devient plus rapide. Cette hyperpasticité détermine une très grosse impotence fonctionnelle ; les muscles du membre inférieur droit se durcissent comme un morceau de bois, de sorte que la marche devient

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extrêmement difficile, sinon impossible, dès que le sujet accélère un peu le pas.

La force musculaire est, d’autre part, entièrement conservée.

2° Réflexes = Tous les réflexes tendineux et ostéo-périostés sont un peu plus vifs du côté gauche que du côté droit, le rotulien et le stylo-radial en particulier. Réflexes cutanés

conservés. nt |

Il n'existe pas de flexion combinée de la cuisse et du tronc; c’est peut-être en se basant sur l’absence de ce signe qu’on à cru pouvoir affirmer qu’il s’agissait de troubles d’origine purement fonctionnelle ou pithiatique, bien qu’il soit depuis longtemps admis par tous les neurologistes que l’hystérie ne peut reproduire l’exagération des réflexes tendineux.

Hypoesthésie avec troubles de la discrimination tactile et douloureuse à gauche. Pas d’exagération des réflexes de posture ; pas de signe de roue dentée.

Rien du côté des nerfs craniens. Pas de troubles trophiques ou vasomoteurs. Le signe du biceps est nettement positif du côté gauche, si on le cherche par comparaison avec le droit. La contraction du biceps provoquée en portant l’avantbras de la position de pronation forcée en supination forcée est plus marquée, plus rapide et plus apparente du côté gauche que du côté droit.

A noter une hyperémotivité extrême, symptôme habituel chez les malades atteints d’une affection du corps strié. Le sujet a refusé la ponction lombaire.

I1 s’agit, en somme, d’un malade présentant des spasmes d’action, susceptibles de s’accentuer jusqu’au point de devenir de véritables mouvements cloniques, et de se transformer en une sorte d’épilepsie sous-corticale ou d’origine striée. La rigidité musculaire n’apparaît guère qu’au moment où le sujet effectue un mouvement volontaire et le tremblement, comme les spasmes, est provoqué par certaines attitudes ou certains mouvements. Si l’on veut faire entrer le malade dans un cadre nosologique déterminé, c’est surtout des Wilsoniens qu’il se rapproche le plus, avec épilepsie d’origine striée surajoutée ; le diagnostic d’hémiplégie pithiatique ou d’association organico-pithiatique ne saurait être envisagé un seul

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instant et la seule exagération des réflexes tendineux du côté malade aurait dû le faire éliminer, quand le sujet a été réformé avec une pension dont le taux ne correspondait pas à la diminution réelle de sa capacité de travail.

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