DOVE
c) Enfin, inséré et développé au niveau de la muqueuse du corps, le polype possède un épithélium de revêtement prismatique et des formations glandulaires tubulaires sans cellules muqueuses.
Nous avons rencontré une majorité de polypes correspondant à cette forme, et histologiquement parlant, un certain nombre de polypes classés cliniquement comme
polypes du col sont en réalité des polypes du corps.
2° Le tissu conjonctif qui constitue le stroma est comme celui de la muqueuse, riche en fibres et assez pauvre en cellules. Très fréquemment il prend un aspect lâche et œdémateux, qui s'accompagne d’ectasie vasculaire. Quelques rares pinceaux de fibres lisses se Hissocient au milieu de ce tissu à allure de tissu conjonctif muqueux.
Dans d’autres cas, notamment au niveau du fond, l’axe conjonctif de la formation polypeuse est très grêle et la consistance est très molle, presque diffluente (franges,
végétations polypeuses).
3° Enfin, dans la totalité des cas, les formations polypeuses sont le siège d'infection chronique. Celle-ci se manieste parfois par une infiltration cellulaire tellement intense que l’on a pu décrire des polypes comme sarcomes ou adéno-sarcomes (Veit et Ruge). En général on note d’une part l'existence d’une infiltration plus discrête mais très nette (nodules inflammatoires ou traînées leucocytaires, constituées en proportions variables par des polynucléaires, des lymphocytes, des éosinophiles et des plasmocytes) ; d'autre part des manifestations d’hyperplasie glandulaire (exagération de l'aspect papillaire de lépithélium ou tendance à la prolifération lobulée).
D'ailleurs ces phénomènes inflammatoires ne sont pas, en règle générale, limités au polype lui-même, mais existent de façon diffuse sur toute la muqueuse qui est le point de départ du polype.
. En somme, les polypes muqueux de l’utérus nous apparaissent soit comme de simples végétations exubérantes, soit comme des formations adénomateuses plus précises accompagnant des processus inflammatoires, et des rapports évidents existent entre ces deux manifestations.
Ceci n'est d’ailleurs point une exception pathologique, et au niveau de bien d’autres organes, la mamelle, les glandes salivaires, etc., la doctrine de l’origine infectieuse de la nature des adénomes paraît la plus probable (Ménétrier).
La structure que nous venons de voir au niveau des polypes muqueux utérins se retrouve très analogue quand on étudie les polypes muqueux des autres organes.
Au niveau du nez, de l'oreille, l’épithélium de revête-* ment et le stroma rappellent ceux de la muqueuse normale, et on constate à côté des signes de transsudation séreuse et leucocytaire abondante, la preuve de l’hyperplasie glandulaire du type, soit papillaire, soit lobulée.
Ainsi s'accuse l’analogie que nous voulons voir entre
les différents polypes muqueux de l'organisme.