Aujourd'hui à Amsterdam, dans la galerie Six
3. Voiries Œuvres complètes du Chevalier Josué Reynolds. Paris, 1806.— Voyage en Flandre, en Hollande, à Dusseldorf, t. II, p. 33S.
VAN DER MEER, DE DELFT u
qui fut, comme chacun sait, élève des Van Eyck, si elle décèle un bon naturel, ennemi de toute complication inutile, prouve aussi que l'œuvre mutilée de noire grand artiste avait frappé l'auteur des Musées de Hollande.
Toutefois c'est à Thoré, ou plutôt à W. Bïirger, car c'est sous ce nom de guerre que notre regretté compatriote entreprit sa campagne d'exhumation, c'est à W. BUrger que Johannes Vermeer est redevable de sa réhabilitation posthume. C'est à cet intrépide chercheur, à cet infatigable critique qu'il faut en faire honneur. C'est Bûrger, en effet, qui, avec une conviction, une ardeur, une passion qu'on ne saurait trop louer et trop admirer, s'est attaché à découvrir une à une les œuvres de ce peintre inconnu et à les mettre en lumière. C'est à lui, c'est à ses constantes investigations, que nous devons d'avoir retrouvé une vingtaine de peintures bien authentiques de ce maître si puissant et si fort; c'est à son infatigable dévouement qu'il faut attribuer le légitime et grandissant intérêt, qui s'attache aujourd'hui aux ouvrages de ce maître si rare, de cet ouvrier si parfait. Une seule chose a manqué à Burger, c'est de pouvoir, en fournissant quelques dates certaines, limiter la vie de son peintre de prédilection, de ce « sphinx », comme il aimait à l'appeler. Nous allons essayer de combler cette lacune.