VAN DYCR. — SES AHOURR AVEC MISS LEHON. ■ LE ROI VEUT LE HABIEB
Il semble qu'un astre funeste s'était levé sur l'horizon de Van Dyck, depuis son retour en Angleterre à la fin du mois d'avril 1635. Nous venons de voir quelles déviations avait subies sa facture, même dans le portrait. Son talent, comme peintre d'histoire, éprouva une défaillance non moins grave.
Le travail continuel d'efiigiateur, que lui imposaient l'empressement du public et sa vie somptueuse, ne lui laissait guères le temps de traiter, ni même de préparer les scènes de fantaisie ou les graves motifs qu'il aimait autrefois. Son imagination était prisonnière : elle ne pouvait sortir de l'étroit espace où on la confinait, pour aller au dehors chercher des sujets plus libres, plus variés, plus étendus. Chaque œuvre est précédée d'un rêve, d'une gestation intellectuelle : l'esprit se complaît à en réunir les éléments, dessiner les formes, grouper l'ensemble et les détails; puis à un certain moment, lorsque ce travail préparatoire est fini, la main exécute avec amour, avec passion, le