‹ Van Dyck et ses élèvesChapitre 4 sur 75 · XII NOTE SUR LA SECONDE ÉDITION · texte numérisé non relu

XII NOTE SUR LA SECONDE ÉDITION

produit des chapitres entiers, d'abord parce gue le manuscrit n'est pas divisé en chapitres, et ensuite parce que f ai seulement tiré du texte les renseignements nouveaux qu'il contient, pour les classer et les disséminer dans toute féleiulue de mon ouvrage; il est complètement faux de dire que j'ai suivi pus à pas fauteur inconnu et réimprimé servilement ses phrases. Le plus long passage relaté par moi n'a que trente et une lignes, et j'en ai modifié, épuré le style incorrect [pages \'iQ et 171).

J'éteins ici les foudres de ma logique. Elles ne pourraient me servir, si elles grondaient plus longtemps, qu'à réfuter des imposturet et châtier des impertinences. C'est ime tâche que je dédaigne. Mes prétendus concur~ rents, dont je n'accepte pas la rivalité, affectent beaucoup de mépris pour mes travaux : ce mépris ne saurait entrer en comparaison avec celui que niont toujours inspiré leur aveugle suffisance, leur incapacité solide, profonde, exemplaire et invariable. Pourquoi ni occuper ais-je de rabâcheurs qui n'ont pas plus d idées que de style, pas plus de jugement et de modestie que de respect pour la vérité? Mieux vaut les laisser croupir dans leur malveillance et leur insigni(iance. A leurs diatribes j'opposerais, si je voulais m'en donner la peine, les témoignages les plus prédeux : on ven'ait combien de ministres et même de présidents du Conseil, combien de directeurs des Beaux-Arts, en France, o?it approuvé mes publications historiques, depuis M. Guizot jusqu'à M. Jules Ferry; la liste serait plus longue encore des ministres qui m'ont prêté leur appui en Belgique ; deux souverains même, le roi de Hollande Guillaume II, le roi des Belges fjopold II, ont eu la haute courtoisie de m'exprimer leurs sentiments favorables dans des entretiens particuliers . Je ne me soucie donc nullement de ce que peuvent ânonner des infirmes desprit et de cœur. Je leur notifierai seulement tme dernière appréciation, qui ne laisse pas d avoir son importani-e : un expert et critique bruxellois, M. Arthur Stevens, frère du célèbre peintre Alfred Stevens, me dit vnjour simplement, comme la chose la plus naturelle du monde, oprès avoir lu mon travail sur l'Ecole d Anvers : « Écrire ainsi t histoire, c'est créer une seconde fois. » Je m^en tiens à celte opinion.

lo septembre 1881.

Page 1