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les résultats du dosagene sont pas sensiblement modifiés. Cest cette méthode qui a été adoptée par M. Lapicque. La matière cérébrale desséchée à poids constant au-dessous de 80° est pulvérisée, puis soumise à l’action de l’éther ‘dans un appareil de Soxhlet ; l’épuisement est complet, en général, au bout de quatre fois vingt-quatre heures; lextrait est desséché à 110° (ce quile fait brunir davantage, mais n’altère pas sensiblement son poids) puis pesé.
M. Lapicque a obtenu les proportions suivantes, en 0/0
du poids sec : ee ;
ÉTAT nr A CR EE
OO Re me AR ISU Ou BURN Nes phares: A7 Ébommme 1 + Li, 45
Si nous comparons au bœuf, le chien, et surtout le mouton, qui est plus semblable, nous trouvons une augmentation notable de lextrait éthéré, ce qui est conforme aux considérations géométriques exposées ci-dessus ; lorsqu'on compare, d’ailleurs, l’aspect de ces cerveaux, sur des coupes faites suivant des plans diversement orientés, on voit une grande différence dans la proportion de substance blanche.
Mais passant du cerveau de bœuf (encéphale pesant 425 grammes), au cerveau de l’homme (encéphale pesant 4,540 grammes), au “eu Cetrorver une augmentation pro-
gressive, nous trouvons, au contraire, une diminution de
la proportion d’extrait éthéré; c’est qu’en effet, chez
l’homme, la couche corticale est plus épaisse, les gan-
gliois cérébraux plus volumineux, les scissures plus
SERRES profondes, toutes conditions qui ont pour résultats de diminuer relativement la substance blanche.
Les indications fournies par la pesée de l’extrait éthéré semblent donc bien s’adapter à ce que- nous pouvons concevoir de la valeur relative des cerveaux; et il semble qu'il y a lieu de tenir compte d’une évaluation de ce genre pour toute appréciation comparative de la quan— tité dans l’encéphale d'espèce à espèce.
Nous nous sommes demandé si l’on observerait des variations du même ordre en comparant des encéphales de chiens adultes (1) de différents "poids.
L’on ne pouvait répondre a priori, puisque la forme de cet organe et, jusqu’à un certain point, le degré de plissement de l’écorce cérébrale se modifient systématiquement avec la taille de l’animal.
Ayant trouvé sensiblement la même expression pour la relation des diverses parties constitutives de l’encéphale au poids du corps, nous avons fait porter nos analyses sur la totalité de lencéphale, et nous avons évalué les variations proportionnelles de la myéline d’après les quan-
tités de substance sèche et d'extrait ethéré obtenues dans
chaque cas.
Nous croyons préférable de faire cette double détermination lorsqu'il s’agit, comme dans le cas actuel, de sai. sir des différences que l’on peut supposer assez faibles. Les données fournies par chacun des deux procédés en
1. Il est très important de n’opérer que surdes sujets adultes, car la richesse en myéline du cerveau augmente rendanttoute la période
de croissance de l'organisme (Schlossherger, Annal. Chem. LXXXVI).-s