TE
des neurones, de complexité et de répartition (1)de leurs connexions, de morphologie (2) et de constitution chimique (3) cellulaires sont-elles, au moins, d’égale importance (4)? Ce n’est même que dans la mesure où l’on peut supposer ces conditions semblables qu'il est légitime de tenir compte des variations pondérales pour une telle évaluation. : |
Un point qui nous intéresse tout particulièrement, est la manière dont à été envisagée la relation de la portion intellectuelle du cerveau avec la taille du sujet.
« Le cerveau, dit M. Ch. Richet (5), comprend une quantité variable, et une quantité constante qui ne doit pas se modifier avec la taille ou le poids : c’est la quantité de cerveau qui sert à l'intelligence. En effet, qu'il s'agisse d’un grand où d’un petit chien, il s’agit toujours
d’une intelligence égale ou peu s’en faut ; et il est bien
tersuchungen über die normale Anatomie der Hirnrinde; von D' Carl Hammarberg. Upsala, 1895.
1. Flechsig. Gehirn und Seele, Leipsig 1895, et Van Gehuchten- Anatomie du syslème nerveux de l'homme. Louvain, 1897. Centres de projection et centres d’associalion. D. 685.
2. S-R. Cajal. Les nouvelles idées sur la structure du système nerveux (189%), p.52 et 75 à 81. Z. La morphologie de la cellule nerveuse. Rev. Scientif. T décembre 1895. tue s
3. Voir les recherches histochimiques toutes récentes de Nissl, Benda etc. : : :
Nous nous proposons de revenir plus loin sur la partie chimique
Re dite.
. Ge sont là les conditions intrinsèques; il ÿ a aussi les condi-
tions extrinsèques, les conditions de nutrition surtout. - >. Bul. Soc. de Biologie, 30 mai, 1891, p. 413,
1e Re
BA EE permis de faire cette hypothèse que la quantité de substance nécessaire pour les phénomènes intellectuels de lun et de l’autre est la même ». M. Manouvrier (1) a fait des réserves formelles à ce sujet. « La quantité ?, ditil, ne peut être une constante indépendante de la quantité rm» ou de la masse organique générale. J’insiste sur ce fait, que les quantités et m représentent simplement les deux termes d’un rapport abstrait entre les deux grandes influences qui gouvernent les variations régulié-
res du poids de l’encéphale. Aucune de ces deux quanti-
tés n’est isolable anatomiquement ; dans chacune des
deux entre nécessairement une partie du poids des éléments cérébraux de toutes sortes et, a fortiori, de régions cérébrales quelconques, mais dans des proportions
variables, probablement, pour chaque portion de l’encé-
i phale et pour chaque sorte d'éléments >.
Comment ces divergences théoriques s’adaptent-elles aux faits ? C’est ce qui nous reste à examiner.
Nous avons vu que M. Ch. Richet avait trouvé, pour la quantité # (qu’il appelle À) des valeurs variant entre 30 et 56 grammes, c’est-à-dire presque du simple au double ; or, chacun de ces nombres représente le poids moyen de « substance pensante » d’un groupe de chiens que nous devons considérer, par hypothèse, comme aussi bien doué que les autres sous le rapport intellectuel. ‘Dès lors, la thèse qui consisterait à admettre la constance de la quantité :, dans les conditions que nous venons d’indiquer,
nous paraît aussi peu prouvée que possible,