Op. cit., (1897), passim
rides
M. Manouvrier échappe en partie à cette difficulté en rattachant les variations systématiques de la quantité c à l'influence de la taille ; mais il se trouve ainsi entraîné à enlever toute signification précise à sa quantité C
Une dernière remarque. On donne un poidsde 50 gr. à la quantité de substance cérébrale servant à l'intelligence d’un chien, qu'il soit grand ou petit. Nous ne voyons pas comment l’on peut concilier cette valeur avec le poids de l’encéphale chez les tout petits chiens adultes ou il tombe,
précisément, à une cinquantaine de grammes (1).
Quoiqu'il en soit, de la discussion précédente nous voulons retenir simplement ce fait ; c’est que l'interprétation, au profit de l'intelligence, des variations de l’encéphale suppose la connaissance exacte de l'influence exercée par la taille sur ces mêmes variations. Sur ce point particulier
voici, à peu près, ce que nous savionsavant le remarqua-
1. Dans tout cet exposé nous nous en sommes tenu exclusivement au point de vue de MM. Richet et Manouvrier, mais nous devons dire que ce point de vue constitue un véritable postulat, et qui n’est peut-être pas le bon. MM. Richet et Manouvrier considèrent l’encéphale comme une somme de deux quantités plus ou moins hétérogènes. En l’état présent de nos connaissances, il ne nous semble pas que l’on soit autorisé à scinder ainsi la masse encéphalique : et l’on pourrait, tout aussi bien admeitre que, dans sa double relation avec la taille et avec l'intelligence, l’encéphale reste un toutnaturel. Dans cette deruière hypothèse l’encéphale serait, au sens strictement mathématique, fonction de l'intelligence de même qu’il est fonction du poids du corps, comme nous le démontrerons.
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ble mémoire d'Eugène Dubois (1). L'on avait fait les trois comparaisons suivantes, fort instructive chacune. En rapprochant, d’abord, de l’encéphale de l’homme ceux des plus grands mammifères, l'éléphant et la baleine, un premier résultat s'était dégagé : sous l’action d’une masse organique considérable, l’encéphale des animaux peut surpasser en poids celui de l’homme. En étudiant, ensuite larelation du volume encéphalique à la grandeur du corps chez,des animaux apparentés et d'organisation cérébrale analogue, mais très différents par la taille, on vit les plus grandes espèces présenter constamment la plus forte quantité d’encéphale. Enfin, grâce aux statistiques de M. Ch. Richet (2), Rüdinger (3), Max Weber (3), il a été définitivement prouvé que les petit mammifères adultes possèdent, proportionnel lement à leur corps, plus d’encéphale que ceux appartenant au même groupe spécifique, mais qui ont le corps plus grand.
Restait à déterminer l’expression mathématique de cette progression de l'encéphale en fonction de la grandeur de
l'animal. C’est ici que commence l’œuvre de M. E. Dubois
(de la Haye).
1. Sur le rapport du poids de l’encéphale avec la grandeur du corps chez les mammifères, in Bull. Sociélé d'Antropologie de Paris, fascicule 4 (1: juillet 1897).