‹ Variation des centres nerveux en fonction de la tailleChapitre 8 sur 32 · CHAPITRE T · texte numérisé non relu

CHAPITRE T

Il est une question préjudicielle à laquelle nous voulons répondre par provision dès le début de ce travail. Le chien qui, par les variations considérables de sa taille, se. prête éminemment à nos recherches, constitue-t-il une espèce zoologique indiscutable? IE suffi, d'ouvrir les traités spéciaux (1) pour se convaincre du contraire. Il n’en est pas moins vrai que, toute discussion phylogénique mise à part, on peut très légitimement considérer le grou- pe des chiens comme formant une espèce physiologique. Quant à nous, nous l’envisagerons comme une espèce en variation désordonnée, mais pouvant être assimilée, dans son ensemble, à un tout homogène. Nous ne tiendrons donc, et pour cause, aucun compte des races; et s’il restait quelques scrupules à cet égard, les chiffres que nous avons obtenus, qui forment série continue, ne tarderont pas, croyons-nous, à les dissiper. Nous pourrions, d’ailleurs,

nous autoriser de-Pexemple de M. le Professeur Richet

1. Consulter l’article Chien dans le Diction.de Phys.de Richet; et surtout Darwin: De lavarialion des animaux et des plantes à l'état

domestique, Chap. I.

Re pes

qui a conclu de même dans ses belles études sur le poids du cerveau, du foie etde la rate chez le chien. Quant aux différences intellectuelles, elles ne suivent évidemment pas la taille d’une façon systématique, et, dans des séries comportant un nombre suffisant d'observations, leur som-

me algébrique doit être nulle.

Cela posé, entrons dans le vif de notre sujet.

En comparant deux à deux diverses espèces de mammifères se ressemblant beaucoup par l'organisation, mais de poids très éloignés, Eug. Dubais a obtenu pour +. lexposant de relation, une valeur très voisine de 0,555.

Les calculs ont été appliqués aux couples suivants :

Simia satvrus et Hylobates syndactylus:.., æ— 0.5493

Simia satyrus et Hylobates leuciscus..... JET 0.5854 Oryx beisa et Cephalophus maxwelli..... AN 0.5769 Felis concolor et Felis domestica....... : Sen OST Felis leo et Felis domestica............ RSS Rte 0.5446 Mus decumanus et Mus musculus........,....... 0.5564 Sciurus bicolor et Sciurus vulgaris. .:.,.........;- 0:5412

Il y a 1, manifestement, l'indication d’une loi que l’on pourrait énoncer de la façon suivante : Pour deux espèces de mammifères de même forme et de même structure, mais de grandeur très différente, les encéphales sont entre eux comme le poids du corps à Ia puissance 0.535

ou 5/9.

M. Lapicque a fait le même calcul pour l’espèce chien

ER) Pie

en utilisant la statistique de M. Ch. Richet (1) dans Jaquelle se trouvent réunies les déterminations dues à Colin et à Manouvrier.

Afin d'éliminer les écarts individuels, M. Lepicque a opéré sur des groupes assez étendus en tenant compte seulement du poids moyen du corps et du poids moyen de l’encéphale dans chaque série. En établissant le rapport logarithmique pour des chiens de poids moyens de 40,

-28, 12 et 7 kilog. ; on trouve des valeurs de x peu éloignées de 0.25 ou 1/4. Si l’on calcule alors le rapport E: P ! dans toute la série divisée en dix groupes, on ar-

rive aux valeurs indiquées dans le tableau suivant:

Nombre de Poids moyen Poids moyen Rapport sujets. des chiens. de l’encéphaie. E : P1/4 ET 38 Kkgr. 107 gr. F0 27 28 : 95 ta 21 22 94 748 18 19 86.5 7.4 27 15 89 het 2 T 10 75 7.4 24 7 7e 7.8 11 Er) 64 7.6 6 3 60 on 4 1.6 01 8.1

Ces valeurs sont suffisamment rapprochées (2) pour que

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