RÉSUMÉ DES RÉSULTATS
En résumé, les feuilles sur lesquelles ont porté les analyses indiquent une diminution générale des hydrates de carbone solubles ou insolubles à la fin de la végétation.
1° Les feuilles de Fagus silvatica, d'Ampelopsis hederacea, de Belula alba, après avoir atteint un poids sec maximum vers Août- Septembre, perdent ensuite de leur poids see jusqu’au moment de leur chute et cette diminution se continue même après la chute de ces
organes.
2° Les feuilles de Faqus, de Belula, présentent leur teneur maximum en sucres réducteurs dans les feuilles jaunes ; les feuilles d'Ampelopsis présentent ce même maximum à l’époque qui précède immédiatement le rougissement des feuilles et qui est l’homologue du stade de jaunissement des feuilles ordinaires. Dans les deux cas, les sucres disparaissent ensuite rapidement.
3° Les sucres non réducteurs ne paraissent pas suivre une loi aussi générale ; ils présentent leur maximum dans les feuilles vertes chez le Fagus et le Betula. Quant à l'Ampelopsis, la teneur en sucres non réductèurs est maxima à l’époque qui précède immédiatement le rougissement. Ces sucres disparaissent ensuite graduellement dans les feuilles plus âgées.
4 Les glucosides suivent exactement la même loi que les sucres non réducteurs ; la teneur maxima en ces principes immédiats est réalisée dans les feuilles vertes, sauf pour l'Ampelopsis où le maximum à lieu dans la période qui précède immédiatement le rougissement.
5° Les résultats obtenus en ce qui concerne les dextrines ne permettent pas d'établir une loi générale des variations de ces substances. Tandis qu'elles présentent leur maximum dans les feuilles jaunes chez le Fagus, elles atteignent leur maximum dans les feuilles vertes de Betula et d'Ampelopsis. Elles diminuent ensuite et peuvent même disparaitre dans les feuilles plus âgées.
6° L'amidon, quand il existe, est toujours au maximum dans les feuilles vertes. Il diminue ensuite graduellement. Les feuilles jaunes de Betula n'en présentent déjà plus que des traces. Les feuilles 4 mortes » de Fagus en contiennent des quantités qui sont loin d’être négligeables et ce polysaccharide persiste jusqu’au dessèchement complet de la feuille, (feuilles conservées jusqu'en Décembre).
7° Les amyloïdes se comportent différemment dans les feuilles de Betula et d'Ampelopsis. Is sont au maximum dans les feuilles jaunes de Betula ; le maximum est réalisé dans les feuilles vertes d’Ampelopsis. Si l’on rapproche ce fait de la présence de l’amidon dans les feuilles de Betula et l'absence de ce polysaccharide dans les feuilles d'Ampelopsis, on peut admettre que chez ce dernier les amyloïdes
représentent les matières de réserve figurées dans le Petula par l'amidon.
8° Les celluloses diminuent constamment dans les feuilles d'Ampelopsis, depuis le stade vert. C'est l'inverse dans les feuilles de Betula ; ces principes hydrocarbonés paraissent atteindre leur maximum dans les feuilles tombées.
9° Le départ des principes hydrocarbonés se continue dans les feuilles détachées des arbres par suite de la respiration de ces organes, et cela jusqu'au dessèchement complet de la feuille.
10° Les feuilles abritées sont toujours plus riches en hydrates de carbone que les feuilles correspondantes exposées aux précipitations atmosphériques. Ces dernières peuvent entrainer des hydrates de carbone solubles comme le montre la présence des sucres dans l’eau de rosée.