‹ Variations de la personnalitéChapitre 9 sur 26 · DEROULE KEN T. SPONTANE OU P · texte numérisé non relu

DEROULE KEN T. SPONTANE OU P

de son état. L'hématose paraît bien , cyanose, ni de stase dans lesjugulair polypnée que dyspnée. Températur maux. Rien au cœur. Pas d'albunaim et l'auscultation donnent tous les signe tion pulmonaire intense, localisée au

« Le 22, au matin, le nombre de augmenté. Ce qui frappe le plus, c'( thésie extrême de la paroi thoracique le malade ne supporte pas le moindn niveau. A l'auscultation, on a la sen nent de petites inspirations très fré superficielles. Pas de bruits adventice congestion pulmonaire du sommet d ou ne sont plus perçus. Le malade r d'un point de côté atroce.

« LesQiTà.\x même jour, la polypi malade est pâle, le front mouillé de traits tirés. Il ne répond plus aux q par signes; le regard est fixe et san:

température est normale. 11 ne par; quand on appuie sur son côté gauchi aucune excitation. Tout à coup il ce il se renverse en arrière ; son pouls battements cardiaques s'affaiblissent artificielle le ranime au bout de quel

se remet à respirer lentement et profondément les mouvements d'expansion thoracique s'aca peu à peu et diminuent en même temps d'ampi ils deviennent rapides et superficiels et s'arrêt nouveau,

« La même succession de phénomènes se rep pendant une heure environ. Chaque cycle r toire dure deux ou trois minutes. C'est un r qui n'a qu'une grossière analogie avec celui de C Stokes. La période d'apnée ne se limite pas ici rante ou cinquante secondes ; les mouvemeni spiration ne reprennent pas spontanément. A < fois le pouls s'affaiblit, et il semble à tous le; tants que, si l'on ne pratiquait l'hématose artil la respiration s'arrêterait définitivement.

« Deux injections d'éther raniment le n Pendant le reste de la nuit il se tient assis sur ; anhélant et anxieux.

« Le 2j janvier, on constate une légère arr tion ; même polypnée. La thoracalgie du côté : est redevenue aussi intense. L'exploration de sibilité générale et des sens spéciaux fait reco une hémianesthésie sensitivo-sensorielle comp côté gauche. On traverse la peau avec une fort gle sans qu'il s'écoule une goutte de sang. La ne semble pas ressentie. Même insensibilité ai

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ment et à la température. Arr che; la vision à droite est non matopsie. L'hémisurdité gaucl!

cette constatation reste sans v; tence d'une otite moyenne anc perforation du tympan et écoult par le conduit auditif externe. 1 langue, la narine du même col nuées de sensibilité, Anesthési»

« On applique deux forts al mianesthésie.

« Le 24 janvier, on constat aimants est restée sans résultat coup moins forte. La doule gauche a disparu. Mais la zo peresthésie subsiste. La pressi( arrache des cris au malade; I mine la crise d'hystéro-épileps

« Pas de prodromes à l'atta^ puis grands mouvements, con Crucifiement. Point de délire mière attaque. Sommeil, H; musculaire. Immédiatement a reprend sa polypnée et sa thor

« Le malade ne se souvient Urbain, d'avoir travaillé à la

d'états successifs de PERSONNALITE IO5

épaules quand on lui demande s'il a été paralysé, et semble croire qu'on se moque de lui. Il se souvient de Bonneval, et parle avec gratitude des médecins qui l'y ont soigné. On lui demande où il a fait son apprentissage de tailleur. Il ne sait que répondre. Sans doute sa mère lui aura appris à coudre quand il était petit.

« Le soir, on fait une piqûre de morphine au niveau de son point de côté. La douleur causée par l'aiguille détermine une attaque semblable à celle du matin.

« Au réveil, il ne se rappelle pas qu'on vient de lui faire une piqûre, 11 pleure et se plaint de son côté gauche. Pas d'autre zone hystérogéne.

« Le 26 janvier, on note la contracture hémiplégique droite. Elle cède momentanément à la percussion des tendons, mais reparaît presque aussitôt.

« Les jours suivants, on constate divers phénomènes. Le -malade s'hypnotise par le regard avec une grande facilité, et la contracture s'évanouit immédiatement pour reparaître avec la fin de la somniation.

« L'ouverture d'un teil , puis des deux yeux le met en hémicataiepsie d'abord, ensuite en catalepsie totale. L'occlusion des paupières ramène instantanément la résolution musculaire. Ces manœuvres sont toujours suivies d'une crise. On interrompt l'at-

DEROULEMENT SPONTANE C

le convulsive par la pression

; malade reste alors hypnotisé

: dès que cesse l'état hypnotiq Il faut qu'il ait sa crise cor

ilJer. On peut lui morceler S(

sant plusieurs fois pendant ■

Deut pas l'arrêter définitivem

le est toujours marquée par i

1 contracture de tout le côté t

veil. Les injections de morpl

: la crise au point même où

it pas la thoracalgie de réparai

Dans ses périodes de somnan"

e soumet facilement aux épn

[estion. On le fait écrire, coudre, etc. On lui lait

e les vins les plus divers dans un gobelet vide, et

ui persuade qu'il est ivre ; il chancelle et chante

refrains à boire d'une voix éraillée. On lui cherquerelle et il se précipite avec rage contre un

;rsaire imaginaire. On lui suggère qu'il va vomir;

itôt ses traits se tirent, son visage pâlit et se

lille de sueur froide, et il vomit abondamment.

lui suggère qu'il a une blennorrhagie, aussitôt il

id son vase de nuit et se met à uriner avec diffi-

;, alléguant qu'il souffre horriblement, et il se à maudire la femme qui lui a donné cette mala-

to8 DÉROULEMl

voilà, elle est mt rassure.

« 14 février. lit pour sa contrj plète de la polypr gauche ; elle résu ses attaques, se g En même temps répétés et deman

« Inappétence gorgées de liquit ne maigrisse pas, passage du tube < lente, qui oblige ; été plus heureux endormi. Un jour clusion des paup globes oculaires, lette et des légum dans la crise, ce ç jourd'hui dix-sept

« 1^ février. sait il y a quelque; c'est-à-dire qu'en hypnotisé et récit gage et l'on mett

110 DEROULEMENT SPONT

perçoit que la contracture c mais qu'en revanche le côl tu ré.

« 20 février. — A la visi vré ses mouvements et sa st est hémianesthésié et conti est également contracturée,

mais voit trouble, et ne distingue aucune couleur, La thoracalgie gauche a disparu; il reste là une zone hystérogène dont la pression provoque la crise. Dans la recherche de l'aphasie provoquée, c'est maintenant et de nouveau, l'œil droit dont l'ouverture détermine l'arrêt de la parole,

«21 février. — Les quatre membres sont contractures. — Le transfert obtenu par la pilocarpine a donc fait place à une contracture généralisée. Deux injections de pilocarpine restent sans autre effet que de provoquer la diaphorèse et la salivation.

« 22 février. — Même contracture des quatre membres. Anesthésie généralisée. Jusqu'ici, on avait inutilement cherché à arrêter les attaques, soit par la pression du testicule, soit par la pression des fosses iliaques ou de la zone d'hyperesthésie, soit par tout autre moyen. On constate aujourd'hui que la pression d'un tendon (tendon d'Achille, tendon, rotulien) arrête brusquement la crise et réveille le malade.

■ Limitation de la contracture à édemment.

- V... garde toujours le lit avec ôté droit. Les crises sont toujours présent, à la fin de ses attaques, es phases d'excitation maniaque, dant des heures.

e plus spécial, ce sont les rnodifimental. 11 a, en effet, de véritables érique, avec hallucinations de la [c. Il se croit enchaîné au lit par la 2t de l'interne du service. Il s'emes menace de mort, parle de se elquefois plusieurs heures à crier, î. On le brûle, on l'enchaîne. Il ;r pour faire justice de ses persécommunication avec des personde d'un fil électrique. (C'est un ^u'il tient à la main.) Ce fil doit cuteurs de l'approcher; s'ils toujQTont foudroyés. Son langage est el et un peu enfantin; il se per-

pièces d'or du côté hémianesthé- /perémie locale avec sensation de mgeaisons, et retour de la sensi-

112 DEROULEMENT SI

bilité au point précis d< trique d'anesthésie sur 1

« ly avril. — Hier ; eu une crise légère. A 1; droit a disparu. » Ces cité plus haut, qu'aprè meillé tranquillement h lant demande des habil vatUer et se croit au 26 sa contracture. On lui di cette période dont il r marché et que le calend peut s'expliquer cette 1;

« /" mai. — V... a attaques par jour, sans s'occupe à coudre et si

« j mai. — Le malai une montre. Pendant :

Saint-Urbain, mais à Cl idées erotiques, spasmt que du bassin en avant tion et n'a pas d'éjaculî dans une crise précédeni coït imaginaire, l'éjacul

« lojmn. — Dans 1 eu une série de crises. /

JCCES51FS DE PERSON

enue. Le malade est r ins l'état où il était l'avril. 11 se croyait ai lellement, comme aU disparu, et V... e;

six derniers mois de 1 phénomène nouveau it doux pendant la pt

liscipliné, taquin, vole Les crises sont toujo facture ne reparaît ] nesthésie conserve soi ile. V... garde quelqu médecins, par crainte

Î5. — Après une séa oqué suivi d'une crise des effets d'habîllemi er, comme lors de si

étant de nouveau to jisin pendant les mois des observations nou

nce de la suggestion.

sin ', nous pouvons changer générale et de la sensibilité .

sujet, l'état de sa motilité; noi fier sa personnalité, lui suj docteur, général, etc. Cette fac nière d'être du sujet peut e changements d'état observés i

« Une idée triste lui amèni vipère, et consécutivement u laquelle il est paralysé des di transporté à Saint-Urbain à 1'^ sachant ni lire ni écrire.

« Une idée gaie amène 1' festins, et le voilà après un Rochefort, hémiplégique et \ ayant le verbe haut et insolenl

« La vue de l'aimant lui pn se trouve transporté à l'hos plégique et hémianesthésiqu( ractère doux et docile. (Il t c'est à Bicctre que pour la p aimant.)

« Si on suggère au malade de se transporter soit à Saint-U

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