‹ Variations des Réactions Psychomotrices en Fonction de l'Altitude De la Pression Barométrique et de la Tension Partielle de l'Oxygène dans l'Air InspiréChapitre 10 sur 23 · UC ES · texte numérisé non relu

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Dans les mesures des réactions visuelles et de choix, le sujet était placé en face de l’opérateur, les yeux fixés sur les lampes ; il ne pouvait toutefois pas voir les mouvements de la main de l’opérateur qui provoquait l’allumage, car nous avions placé un écran entre le bouton de commande et les lampes. Dans tous ces cas, l’opérateur avait placé en face de lui le chronomètre et notait les positions successives de Paiguille sur le cadran. Il pouvait ainsi contrôler les chiffres que marquait un camarade faisant office de secrétaire assis à ses côtés.

11 est évidemment possible de faire à propos de cet appareil et de cette technique un certain nombre de critiques. Les premières sont avant tout celles qu’ont faites MM. BEYNE et BÉHAGUE (:) sur le chronomètre du Professeur d’Arsonval, parmi celles-ci, beaucoup restent valables :

a) « Le chronoméetre de d'Arsonval r’enregistre « pas graphiquement les temps » ; nous avons expliqué à quelles difficultés se heurtaient l’idée d’emporter un appareil enregistreur.

b) « La lecture était d'autant plus sujette à cau- « tion qu'il arrivait bien souvent qu'après la réac- « tion psychomotrice, le sujet rétablissait le courant « en läâchant le manipulateur d'où nouvelle course « de l'aiguille et lecture rendue impossible. »

Nous n'avons pu, en effet, éliminer cet inconvé-

(1) J. BEYNE et P. BéÉHAGuE (Journal Médical Français, tome XV, n° 6, juin 1926).

nient mais en étant deux pour la lecture des positions successives de l’aiguille et en indiquant au sujet quelles précautions prendre dès le début des mesures, on peut le limiter dans de très grandes pro-

portions.

c) « La cause d'erreur la plus grande provenait du « bruit produit par l'aiguille qui, poussée par un « ressort, se plaquait sur l’électro-aimant ou s'en li « bérait de sorte que, dans la recherche des réac- « lions visuelles, le sujet ne voyait pas simplement « l'aiguille se mettre en marche, mais entendait en « même temps un bruit sec et l’on chronométrait de « véritables réactions auditives ou plutôt la longueur « de la réponse à un mélange d'excitations, ce qui « influe considérablement sur les temps de réac-

« tion. »

Notre appareil modifié par la Maison Boulitte présentait une innovation, celle d’avoir un déclenchement et un arrêt absolument silencieux.

d) Enfin, l’adjonction du dispositif établi par M. le Docteur GARRELON pour les réactions visuelles nous met à l’abri des critiques faites à l’ancien appareil.

Bien d’autres observations nous ont été faites ; se basant sur l’importance de la loi de Wundt sur linfluence de l'intensité de l’excitation on nous a fait remarquer que les excitations perçues devaient être inégales.

Qu'il s’agisse de son produit par le marteau ou de

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