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HISTORIQUE

D Cest Virchow le premier qui observa la leucocytose diges- Si “ tive. Hofmeister, Pohl, ayant expérimenté sur des chiens, con- , . clurent à la constance de l’hyperleucocytose digestive et attribuèrent à l’excitation des organes lymphatiques du tube digestif qui, en sonGplant leurs éléments, les laissent ensuite passer 38 3 dans le sang; ils donnèrent pour preuve de cette théorie que PE: __ l’examen de Fa paroi intestinale et du tissu adénoïde de l'intes- LEE tin, chez des sujets alimentés, montre une augmentation des leucocytes, contrairement à ce qu’on observe chez des sujets 54 à jeun. M. Richet démontra que c’est surtout l’albumine qui détermine la réaction leucocytaire. Moro attribua ce phénomène à l’assimilation d’une albumine étrangère.

De limportante bibliographie qui traite des variations leucocytaires d’origine alimentaire, nous ne retiendrons que les ‘æ travaux des auteurs qui se sont intéressés particulièrement à la = question qui nous occupe, c’est-à-dire la leucocytose digestive - chez l’enfant, ou ceux qui traitent du mécanisme intime des variations leucocytaires.

. « Konrad Gregor, Moro, les premiers, se sont intéressés à cette question; les résultats de leurs recherches sont imprécis, : 20 souvent inexacts. Peu de t:mps après eux, Japha a repris cette - étude chez les nourrissons normaux et chez ceux atteints de troubles digestifs; ses conclusions, peu rigoureuses, comportent de graves lacunes. Moro avait avancé que l’enfant au sein ne présentait aucune réaction leucocytaire digestive. Finkelstein, dans un travail de contrôle, a montré que lenfant au sein réagit comme lenfant au biberon; peu de temps après, son élève

Rosenstern, étudiant particulièrement la phrase d’hyperleuco- …. cytose, en a recherché les causes. Plus récemment, Wernstedt

RUE Se a montré que, particulièrement chez le nourrisson, les varausss leucocytaires sont grandement influencées par l’état Faso ou de calme du sujet au moment de l'examen sanguin et qu il y a lieu de tenir compte de ce fait dans toute étude de ce genre. Enfin, dans le dernier travail, dû à Mitchell, cet auteur a constaté que l’ingestion de lait est toujours suivie de var tions leucocytaires, mais, n'ayant point examiné les phénomènes sans doute d’assez près, il est parvenu à des conclusions encore vagues, où la succession normale des phrases diverses qui caractérisent la leucocytose digestive du nourrisson n’est ni décrite, ni envisagée, C’est ainsi que l’auteur a seulement remarqué qu’il existe fréquemment de l’hyperleucocytose, mais qu’elle peut manquer et que, dans la plupart des cas, on note de la leucopénie. »

Ces dernières années, la question de la leucocytose digestive chez l'enfant a fait l’objet de recherches importantes.

MM. Dorlencourt, Banu et Paychère ont étudié les variations leucocytaires survenant immédiatement à la suite du repas, chez des nourrissons normaux, exclusivement nourris de lait, lait de femme ou lait de vache. Ce repas consiste en une ration de lait constituant la ration normale pour un enfant ayant l’âge et le poids du sujet considéré. Si, chez un tel sujet, on effectue, de quart d'heure en quart d’heure, après l’ingestion du biberon ou après la tétée, des numérations leucocytaies, et, qu’en même temps, on établisse la formule leucocytaire, on remarque toute une série de variations qui présentent un certain nombre de caractères particuliers. Ces variations débutent aussitôt après l’ingestion : dès la fin du repas, on constate une diminution du nombre des leucocytes par rapport au nombre trouvé à la numération faite avant le repas. Cette diminution s’accentue ensuite pour atteindre son maximum, le plus souvent entre 20 et 45 minutes après la fin de la tétée. Cette variation initiale constitue la phase leucopénique du phénomène de la leucocytose digestive. Dès que le nombre des leucocytes a atteint son chiffre le plus faible, on observe, sans transition, une phase de relèvement plus ou moins accusé; le taux leucocytaire est ramené au chiffre initial, ou même le dépasse sensiblement. A partir de ce moment, des variations plus ou moins nettement définies dans leur sens et dans leur intensité, s’obser-

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