‹ Variations sur la musique d'égliseChapitre 19 sur 48 · VI. — a) Magi sibi Stella — micante praevia · texte numérisé non relu

VI. — a) Magi sibi Stella — micante praevia

Pergunt itinera — alacres patriam — quae eos Ducebant — ad propriam — liquentes Herodis mandata b) Qui percussus corde — nimium prae ira,

Infantulos mandat — extemplo per cuncta — inquiri Bethléem — confinia — et mox privari eos vita. VII. ■ — a) Omnis nunc caterva — tinnulum jungat laudibus organi pneuma, h) Mystice offerens — munera Chrislo Régi regum pretiosa. Finale : Poscens ut per orbem régna — omnia protegat in saecla — sempiterna.

(*) On peut remarquer ces mots régna et nimium, qui rappellent évidemtnent régna et iuvenum du Gaude eia.

L' « Ad este fidèles

Ce cantique populaire, pour récent qu'il soit dans l'Église, et pour a-liturgique qu'il y reste, a cependant une histoire.

Bien certainement l'Angleterre est son pays d'origine ; aucun autre livre que les livres anglais ne contient ce chant, avant le xix' siècle, et même le xix' siècle assez avancé. Au contraire, les sources anglaises fournissent, sur ce point, des références notables et suffisantes. Ce sont : un manuscrit de Clongowes-Wood, en Irlande, de 1746, le plus ancien, et qui donne à la fois l'air et les paroles ; un autre, conservé à Stonyhurst Collège, daté de 1761 ; le The evening office of the Chuixh, de 1760 ; An essay on the Church Plain-chant, de 1782, dans lequel le chant est imprimé pour la première fois. A part peut-être la copie de Clongowes-Wood, ces livres ont été écrits pour le culte anglican. Il en résulte que VAdeste était, dès le second quart du xvni° siècle, habituellement usité en Angleterre.

La mélodie, que M. Jules Meunier, maître de chapelle de Sainte- Clotilde à Paris, a récemment traité d'intéressante façon, en forme de motet ', est habituellement attribuée à John Reading.

Toutefois, il y eut deux (et même plusieurs) John Reading - : deux au moins entre lesquels on puisse hésiter : J. Reading, mort en 1720, organiste de Chichester, et J. Reading, 1 677-1 764 (et non pas 1766, comme dit Fétis), dont la carrière musicale fut très remplie, avec une apogée qui peut aller de 172031742 environ. Cette attribution reste toujours la plus vraisemblable ^.

Mais on a aussi attribué l'air de VAdeste à Haendel lui-même. Au moins, existe-t-il des rapprochements entre des passages de VAdeste et un fragment de l'air Pensa ad Amare, dans son opéra Ottone, qui est de 1723 :

chie- de più

Page 1