St. MoREi.oT, Musica sacra
Je passerai sur les déguisements en chant grégorien qu'on a fait subir en France à VAdeste depuis le milieu du xix^ siècle ; j'aime mieux sa transcription singulière donnée par les livres de Paris du temps de Mgr deQuélen, temps auquel se rapporte le souvenir de l'abbé Martin de Noirlieu plus haut cité. Voici le début :
On ne saurait plus naïvement avouer que cette mélodie, bien que notée en plain-chant, appartient à la musique mesurée.
Il y a une vingtaine d'années, Mgr Al. Grospellier, alors professeur chez les Chanoines réguliers de Saint-Antoine, eut l'idée, frappé du caractère des paroles, de les appliquer à une mélodie du psaume « invitatoire » Venile exsitUemiis pour Noël, sorti de l'usage, et qu'il avait trouvée dans un antiphonaire plénier de sa congrégation, datant du xiv° siècle. A la vérité, la mélodie s'en retrouve en d'autres manuscrits, et elle peut être du xn^siècle. L'adaptation, heureuse *, eut beaucoup de succès ; elle a fait son chemin à côté de la vieille mélodie anglaise. L'une et l'autre ont d'ailleurs leur charme -.
Je résumerai ainsi les données de cette étude en ajoutant des références qui peuvent être utiles aux chercheurs, les autres étant inutiles, ou faisant double emploi :
d.) Adeste fidèles | 2. Deum de Deo, mètre irrégulier, 4 strophes,
cantique anglais, ms. de 1 74G ; mél. de John Reading (?). b) Adeste fidèles \ 2. En grege. Strophes additionnelles de l'abbé Borderies, c. 1791-1798 ; Dupanloup, Manuel des catéchismes ; Kent, in Month, C, vi, 404 ^ ; S.[tephen] M.[orelot], in Musica sacra (Toulouse), XX, SS-Sg ; The English hymnal, Oxford, 1906, n"" 23 et 6i| ; CowAN and Love, The Miisic of the Chiirch Hymnary ; Arkwpvight, in The Musical Antiquaj-y, apr. 1910, 188-189; Or^maïVe des Saints, Paris, 191 1, n»^ 79 et 87 ; The Westminster hymnal, 191 2, n"' 5 et 25 I ; The Musical Times, aug. 191 2, p. 5 18.