‹ Variations sur la musique d'égliseChapitre 24 sur 48 · V.-1US est iii · texte numérisé non relu

V.-1US est iii

me-di

ram.

Des pièces, issues du cliant populaire, comme le Tola pulchra es, Maria et cette complainte, voilà la mine que vont exploiter, au commencement du xvn' siècle, les premiers chantres de l'Oratoire de France, et cela explique la diffusion rapide et la faveur croissante dont ces airs nouveaux profiteront.

Il y aTquelques années, j'avais donné dans la Tribune de Saiiit-Gervais^ une description bibliographique du livre « princeps » des chants oratoriens, et précédemment, dans mon Cours de chant grégorien, une transcription de quelques-uns d'entre eux-. Or, une publication historique que j'ignorais alors est venue en dire, d'une manière plus précise, les origines ; il faut les retracer, telles que les font connaître les Mémoires domestiques de l'Oratoire^ : c'est une page capitale pour l'histoire du chant à cette époque :

« Quand de la maison du Petit-Bourbon, qui fait aujourd'hui partie du Val-de-Gràces, nous eûmes passé à celle de la rue S'. Honoré, les gens de la Cour, qui se tenait alors au Louvre, où Louis XIII faisait sa résidence ordinaire, fréquentèrent fort notre église. Elledevintmême, en quelque façon, leur paroisse, depuis que le roi eut déclaré, par lettres patentes, qu'il la destinait à être sa chapelle royale, et nous, ses chapelains du Louvre.

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