‹ Variations sur la musique d'égliseChapitre 26 sur 48 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

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à cette époque, et son ouvrage contient un éloge signé d'un autre membre de cette chapelle : les uns et les autres sont pour nous peu connus, tels que Milot, Garnier, Richelet. Est-ce parmi ceux-là qu'il faut chercher ce musicien?

Le P. Batterel, ou du moins le P. Fardel, qu'il cite, semble cependant bien au courant des faits. Mais il est possible qu'ils aient exagéré, involontairement d'ailleurs, le rôle joué par la musique et les musiciens du roi dans la chapelle de l'Oratoire, car la chapelle royale avait, elle aussi, ce même nom, et ses grands aumôniers portaient alors le titre de « maîtres de la Chapelle «.ou « maîtres de l'Oratoire du Roy » (Dupeyrat, op. cit.). Ce titre, ou cette fonction, n'impliquait aucun soin donné à la musique, dont la direction appartenait aux « sousmaîtres » de musique et de plain-chant. Le texte du P. Fardel semble bien viser l'un de ces sous-maîtres: mais ceux-ci sont des personnages très connus, tels que du Caurroy, Formé, Picot*, qui ne furent jamais chanoines de Péronne, et ne firent point partie de la Congrégation de l'Oratoire. Tout au plus, parmi eux, trouve-t-on Thomas Gobert, qui, précédemment « maître » à Péronne, devenu chanoine de St-Quentin, composa, le premier, dit-on, des motets avec instruments -, dont la description correspond bien à celle donnée par les mémoires oratoriens : mais, vers i6i5, date à laquelle nous reporte ces récits, Gobert était encore enfant de chœur. Ce n'est point de lui qu'il s'agit. Qui donc est ce musicien mystérieux ?

Notre érudit confrère Michel Brenet, à qui j'ai communiqué ces points d'interrogation, me signale le prédécesseur de Picot, Etienne Le Roy, qui avait quitté la direction de la chapelle royale, avant iGi'i ; cette époque, et cette qualité, — moins toutefois celle de chanoine de Péronne — rentreraient bien dans le signalement donné par le P. Fardel. Mais Etienne Le Roy, déjà abbé de St-Martin dès iboS, et chanoine de la Ste-Chapelle depuis iGoo, y mourut en 1621^. Il serait curieux qu'entre temps il eût quitté sa prébende, pour passer à l'Oratoire, et l'ait reprise plus tard ? Et comment ses titres eussent-ils été oubliés des annalistes de l'Oratoire ? La question me semble donc demeurer entière*.

De plus, « le P. François Bourgoing, natif de Bourges, qu'il ne faut pas confondre avec le Père général, et qui était aussi musicien, fut reçu en la maison de Paris le 26 novembre 1(1 16 et fut chargé par notre deuxième assemblée générale, continue le P. Fardel, de faire de notre

1. Voir les notices consacrées à ces compositeurs par Micliel Brenet, les Musiciens de là Sainte- Chape lie, Paris, 1910.

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