Les Musiciens de la Sainlc-Cliapcllc, p. i65, note
4. Je dois ici rendre gr;ice aux érudits qui ont bien voulu m'aider dans ces recherches infructueuses, M. Michel Brenet qui s'est particulièrement occupé des musiciens de la Chapelle du Roi ; .M. l'abbé Honnardet, des archives de l'Oratoire ; M. (ieorges Durand, archiviste de la .Somme, et M. l'abbé Cocrelle, nxaître Je chapelle de la cathédrale d'Amiens, qui ont fouillé à ce sujet les archives de l'ancienne collégiale de Péronne.
chant un livre réduit en notes de musique où, voulant enchérir sur le premier compositeur, il nous donna de sa façon le 3^ psaume de Vêpres: Beatus vir..., etc., et quelques autres chants comme ceux de l'office des morts et celui des litanies de l'enfance. » [Mémoires cités, p. f^.)
Le P. Bourgoing, entré dans la Compagnie en 1 6 1 6, l'année même où l'Oratoire fut transféré de son établissement provisoire du faubourg Saint- Jacques à la rue Sàint-Honoré ', dit, dans la préface du livre en question :
« Eam vero mentem iniecit mihi solicitudo mea de cantionibus Oratorii, quas vt ab oblivione & silentio vindicarem, fecit Eminentissimi Cardinalis Bervllu pietas, cujus ego j ussu, aè/n'/zc octodecim annis in cède nostrâ Parisiensi assidue Choro inj>igilavi. »
Si, en i634, dateà laquelle parut le travail de Bourgoing, celui-ci « donnait ses soins assidûment au Chœur » de l'Oratoire, « depuis dix-huit ans », c'est évidemment qu'il en avait la direction dès i6i6, date de son entrée dans la maison de Paris. Alors, il faudrait supposer ou que rOratorien ex-musicien de la chapelle du Roi, dont parle le P. Batterel d'après le P. Fardel, ne dirigeait pas la chapelle des Pères, mais seulement y avait quelque influence, ou bien qu'il la dirigeait avant i6i6: et alors les chants en question n'auraient pas pris naissance à la maison de la rue Saint-Honoré, mais à celle de la rue Saint-Jacques - ?
Quoi qu'il en soit, l'ensemble du répertoire, sauf certains chants restés manuscrits et publiés plus tard, trouva place dans le volume suivant, édité chez Pierre Ballard, en 1634: