Ce qu'on a plus tard nommé « cursus
3. Par exemple, saint Augustin ne pouvait arriver à faire chanter à ses fidèles le verset Super ipsum autem FLOKEBiT sanctificatio mea, que le populaire prononçait: Super ipsitm autem floriet. {De doctr. christ., II, xiii, 20.)
fréquemment adressées auxbateliers etaux marins du port de Carthage, et que l'évêque, la plupart du temps, improvisait, voilà ce que sont, pour une bonne part, ses productions en ce genre.
L'ex-rhéteur ne prenait même pas toujours, s'il les préparait, la peine de les écrire : les pièces de ce genre nous sontordinairement parvenues sténographiées par quelqu'un des clercs de la famille épiscopale. Les manuscrits anciens des recueils augustiniens offrent ainsi, aux amateurs des notes tironiennes, toute une mine d'observations.
Donc, auditoire très populaire, improvisation « lâchée », discours transmis par la « sténo », voilà, sur la question « st3fle » et leur reproduction, comment il faut aborder l'étude de ces œuvres.
Mais, par le fait même de leur genre, du genre nécessité, et aimé, de l'auditoire, les enarrationes contiennent une foule de détails piquants et curieux. C'est là que le musicologue trouvera, à l'occasion, matière à glaner.
Car le psaume, c'est, à l'origine, une h}'mne hébraïque chantée, au son des instruments, dans le service du Temple de Jérusalem. Chaque fois que les psaumes font mention de musique, les écrivains ecclésiastiques n'ont pas manqué de la relever, et c'est ainsi que saint Augustin va nous offrir un passage intéressant et singulier.
C'est dans l'explication du psaume cl°, où diverses sortes d'instruments sont nommés :