‹ Varietes bibliographiquesChapitre 7 sur 36 · QUELQUES VERS DE P1BRAC · texte numérisé non relu

QUELQUES VERS DE P1BRAC

p. 418.) Mais l’éditeur s’est bien gardé de reproduire cette pièce. Nous la donnons d’après un petit volume fort rare, intitulé : Troisième Recueil de diverses poésies des plus excellens au theurs de ce temps, recueillies par Raphaël du Petit-Val, à Rouen, de l’imprimerie de Raphaël du Petit-Val, libraire et imprimeur ordinaire du roy, 1600, avec privilège de Sa Majesté; in- 12 de 94 pages. Elle ne porte pas de nom d’auteur et occupe les pages 48 à 50 ; le titre est différent de celui qu'a donné Lestoile et est ainsi conçu : L’Esprit de Lysis disant le dernier adieu à sa Flore, dialogue.

Disons ici que Claude de Trellon, le soldat (qu’il ne faut pas confondre avec son frère Gabriel, auteur du poëme intitulé : Six chants des Vertus , ouvrage françois du sieur de Trelon , conseiller du roy en sa cour de parlement de Thoulouze , dédié à Mgr le duc de Joyeuse , pair et admirai de France , etc.; à Paris, chez Guillaume Bichon, rue Saint-Jacques, à l’enseigne du Bichot, avec privilège du roy, 1587, in -12 de 16 feuillets liminaires et 112 feuillets, plus 2 feuillets non chiffrés), a également chanté la mort de Bussy. Sa pièce porte pour titre : Tombeau de feu M. de Bussy , et se trouve au second livre de la Muse guerrière, édition de Rouen, Loys Costé, 1597, in- 12, feuillet 86-87.

Nous terminerons ces quelques lignes en rappelant au lecteur que Pibrac naquit à Toulouse en 1529 et mourut à Paris le 27 mai 1584, à l’àge de cinquante-cinq ans. On peut consulter sur ce poète : Colletet, Vies des poètes françois; Niceron, t. XXXIV ; Goujet, Bibliothèque françoise, t. XII, p. 263-275 ; et Feugère, Caractères et portraits littéraires du xvi* siècle, 1859, 2 vol. in-8, t. II, p. 453-483.

Décembre 1860.

l’esprit DE LYS1S DISANT LE DERNIER ADIEU A SA FLORE. Dialogue.

FLORE

Sur le point que la nuict, pliant son noir manteau Pour faire place au jour rappelle ses lumières,

Et qu’un profond sommeil, arrousé de son eau, Charme de nos ennuis les humaines paupières,

J’entends auprès mon lict une dolente voix :

Elle estoit à la voix de mon Lysis pareille;

Je sens un bras plus froid que marbre mille fois Dont l’un en me poussant, l’autre en criant m’esveille.

Un jeune homme couvert de playes et de sang Se prosterne à mes pieds ; ma poitrine se glace,

Mon cœur saisy d’effroy pantelle dans mon flanc,

Et à ce triste objet je tombe sur la face.

Madame, ce dit-il, asseurez vostre peur;

Je suis vostre Lysis qui , premier que descendre

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